Front de Gauche du Bassin minier
Réunion-débat avec Jacky Dubois candidat sur la 5ème circonscription aux législatives et de sa suppléante Marie Rigault
« Ce samedi 21 janvier, le Comité local du Front de Gauche du Bassin Minier organisait une réunion « Prenez la Parole » à la salle Coluche à Blanzy en présence de Jacky Dubois candidat sur la 5ème circonscription aux législatives et de sa suppléante Marie Rigault.
Lucette Perraut, adjointe communiste à la Mairie de Blanzy, accueillait la quarantaine de participants à cette réunion.
Une minute de silence fut observée suite à la tragédie ayant eu lieu sur la commune qui causa le décès des trois membres d’une même famille.
Après une présentation du Front de Gauche au niveau national, avec ses sept composantes (le Parti de Gauche, le Parti Communiste Français, la FASE, le club République et Socialisme, le Parti Communiste Ouvrier de France et Femmes Egalité), du Comité local composé du Parti Communiste Français, du Parti de Gauche et de citoyens non inscrits à un parti. Après une présentation des candidats aux législatives et une introduction au débat portant sur la dette, la parole fut donnée aux personnes présentes.
Sur la dette, la salle fut unanime pour dire que la dette du Pays n’était pas celle du peuple comme on l’entend à longueur de journée. La responsabilité de celle-ci est à chercher du côté du pouvoir financier. Non les Français ne vivent pas au dessus de leurs moyens. Quelques uns ont beaucoup de moyens pour vivre et beaucoup n’ont pas les moyens de vivre. Les causes de la dette sont multiples. Le débat a largement fait apparaître que la dette publique n’était pas un mal en soi du fait que les investissements publics (routes, écoles, hôpitaux, crèches ….) étaient un capital réel pour les futures générations capable de répondre aux besoins de nos enfants.
Les conséquences sur la dette publique, notamment nationale, ont fortement été mises en avant. La dette publique est la conséquence des décisions du Gouvernement à travers la baisse des recettes. Cette baisse est due à la mise en place du bouclier fiscal, la baisse des taxations des hauts revenus, etc. Mais aussi elle provient indirectement du poids que font également peser sur les recettes fiscales la baisse du pouvoir d’achat, la faiblesse des salaires et pensions ainsi que le nombre élevé des demandeurs d’emploi.
Les solutions pour en sortir ne peuvent être les mesures d’austérité prônées par le Gouvernement, le MEDEF et le PS. Il faut relancer l’industrialisation, augmenter le pouvoir d’achat pour relancer la consommation donc la production, redonner le pouvoir aux banques centrales afin qu’elles puissent prêter directement aux pays et aux entreprises à des taux faibles, voir à taux zéro, instaurer une taxe sur les revenus financiers.
Le problème du « coût du travail » pour certains intervenants est un faux problème. Le travail est une richesse. Arrêtons de nous comparer à l’Allemagne. L’ouvrier français est l’un des plus productif en Europe. D’autres intervenants ont posé le problème de l’emploi des jeunes et des seniors qui sont les plus touchés. Les aides publiques faites aux entreprises depuis des années n’ont pas donné les résultats escomptés. De l’avis de beaucoup, il faut interdire les licenciements boursiers, donner la priorité aux CDI, relancer l’industrialisation, arrêter la casse des services publics. Dans un premier temps, il faut mettre en place un contrôle des aides accordées aux entreprises par les ouvriers de celles-ci.
La casse des services publics par ce Gouvernement pour les faire passer au privé est inacceptable. Nous ne serons plus des usagers, mais des clients pour l’école, l’hôpital, la poste, les transports , l’énergie … Nous devrons payer toujours plus pour engraisser les actionnaires.
Même les collectivités locales auront du mal à résister à cet état de fait par manque de moyens pour construire et faire fonctionner crèches, écoles, cantines, maison de retraite etc. L’Etat ayant transféré un certain nombre de charges sans que le financement suive.
Pourtant garder et même développer les services publics pourrait relancer l’activité économique. Pour financer ces propositions, il faut une répartition plus juste des richesses.
Quelques propositions ont été formulées en complément du programme du Front de Gauche « l’humain d’abord » que les candidats présents ont assuré prendre en compte pour les faire remonter au niveau national.
Pour ce qui est du Front National: c’est une inquiétude partagée par bon nombre de personnes, au delà de la xénophobie, il faut le combattre sur son programme et sa démagogie. C’est un parti de droite qui ne remet pas en cause le système capitaliste. Il ne remet pas en cause la casse des acquis sociaux. Il ne parle pas de l’augmentation des salaires. Sa seule solution est le repli sur soi en sortant de l’euro donc de l’Europe, en prenant pour bouc émissaire l’étranger. Le Front de Gauche, au contraire, prône plus de solidarité entre les peuples tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Hexagone.
Un des participants à mis l’accent sur le fait que si nous voulons proposer une alternative au capitalisme, il faut que le Front de Gauche fasse un bon score à la présidentielle et aux législatives, sachant qu’après ces élections il faudra continuer à donner la parole à nos concitoyennes et concitoyens pour espérer changer notre société et mettre, non plus l’argent au cœur du système, mais l’humain.
Après 2 heures de débat intense il a été convenu de poursuivre les rencontres dans les quartiers, les entreprises, les lieux de vie pour aller si possible jusqu’à des initiatives décidées collectivement.
Prochaines rencontres le 14 février à Montchanin et le 14 mars à Torcy.
Meeting de Jean-Luc Mélenchon, candidat commun du Front de Gauche à la présidentielle, mardi 7 février à Lyon.
Avec le Front de Gauche, prenez le pouvoir. »




