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jeudi 18 juin 2020 à 12:08

« Appels à résister des 17 et 18 juin 1940 » (Politique)

Les communistes appelle celui de Charles TILLON au nom du PCF et du Général de Gaulle qui ont...





Communiqué :

 

 

« Les appels des 17 et 18 juin 1940 étaient des appels à ne pas se résigner et à résister

 

Il y a 80 ans, le 17 juin 1940, Charles Tillon, dirigeant national du PCF, futur chef d’état-major des FTP, lançait un appel à la résistance du peuple français, depuis la ville de Gradignan.

 

Le lendemain, à Londres, le Général de Gaulle lançait son appel à le rejoindre dans le refus de la capitulation vichyste.

 

Prolongeant l’engagement des communistes français dans le Front populaire, Charles Tillon dénonçait alors une classe possédante qui venait d’abandonner le pays à l’occupant hitlérien. « Ils ont tout trahi », écrivait-il. « Après avoir livré les armées du Nord et de l’Est, après avoir livré Paris, ses usines, ses ouvriers, ils jugent pouvoir, avec le concours de Hitler, livrer le pays entier au fascisme. »

 

Cet appel à ne pas se résigner et à résister allait, quelques années plus tard, inspirer la création et le programme du Conseil national de la Résistance. 
 

 

« Peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins, aviateurs encore sous les armes, unissez-vous dans l’action », écrivait Charles Tillon.
 

 

En ce jour anniversaire, le Parti communiste français tient à saluer cet appel, comme celui du 18 juin et surtout l’union de tous les mouvements de Résistance. Les communistes ont livré ce combat, dans les années sombres, souvent au péril de leurs vies, pour l’indépendance de la France, pour la justice sociale, pour une République dont les principes se sont en tout temps opposés aux discours de haine et aux falsifications de l’extrême droite.
 

 

Nous rendons aujourd’hui hommage à ce combat, qui nous anime toujours aujourd’hui. Nous continuerons toujours de combattre les idées d’extrême droite qui salissent encore aujourd’hui notre République et divisent nos concitoyens. 
 

 

Le programme  des « Jours heureux », proclamé en 1944 par le gouvernement du général de Gaulle auquel participaient des ministres communistes, répondait aux espoirs de tous les français, dans leur grande diversité. »

 

 

 






3 commentaires sur “« Appels à résister des 17 et 18 juin 1940 » (Politique)”

  1. Pravda dit :

    Ce communiqué qui semble émaner officiellement du PCF, ne manque pas de culot !!

    Une fois de plus, on généralise, on attaque « la classe dirigeante » (c’est quoi la classe dirigeante ?? les « riches » ? les patrons ? les politiques ???…).
    Mais le plus fort c’est de prendre comme exemple des communistes qui justement ont refusé la ligne du Parti. Je l’ai déjà écrit, le PCF était aux ordres de Staline et lorsque le pacte germano soviétique a été signé en 1939, le parti communiste s’est engagé à ne pas gêner l’Allemagne. Certains se sont contentés de cela, d’autres ont franchement collaboré (un trop célèbre d’entre eux travailla volontairement chez Messerschmidt, on sait quels genres d’avions ils produisaient et quels horribles souvenirs ils ont laissé aux Polonais, Belges, Hollandais, Français et avant eux, en 1936, aux courageux Républicains d’Espagne). D’autres ont saboté l’armement, justement.

    J’avais aussi évoqué le cas de Georges Guingouin, « premier Résistant de France », Compagnon de la Libération. Ce dernier expliquait il y a une vingtaine d’années, dans un reportage en deux parties de France 3, qu’il avait failli être exécuté chez lui par un commando envoyé par le Parti.

    Loin de la propagande, des mensonges et des approximations dogmatiques, il y a les FAITS, cela s’appelle l’Histoire.
    En clair:
    – le Parti demandait qu’on laisse les Allemands tranquille (ça a d’ailleurs été écrit noir sur blanc dans au moins un numéro de l’Huma…c’est vérifiable à la Bibliothèque Nationale de France) dans le cadre du pacte de non agression. Le journal a été d’abord interdit puis ré-autorisé.
    – certains communistes ont bravé l’interdiction du Parti, et les autorités allemandes, pour commettre des attentats.

    Je méprise les premiers, je salue avec admiration et respect les seconds.

    Alors les insultes globales, généralisées, STOP !!! Oui il y a eu des patrons, des politiques, des « riches » qui se sont conduits comme des salauds, mais des ouvriers aussi, des employés aussi, etc…

    En 1941, Hitler rompt militairement le pacte de non agression en attaquant l’URSS (opération Barbarossa) où il subira une cuisante défaite. Le froid, l’extraordinaire courage des civils et militaires russes auront raison de sa stratégie délirante. A ce moment, le PCF entre officiellement dans la Résistance: il le fera courageusement, il en paiera (comme d’autres) un lourd tribut.

    Quand on a une histoire aussi chaotique on se garde d’insulter tout le monde, sans aucun discernement. Et vous avez bien raison de rendre hommage au Général de Gaulle qui a choisi, sans doute de ne pas trop s’attarder sur la période 39/41 pour ne retenir que celle de 41/45.

    J’aimais bien les groupes FTP ou FFI, dans lesquels le mineur côtoyait le cheminot ou le petit artisan, voire le patron (ce n’est pas un gros mot, camarades !!). A cette époque-là, tout le monde aimait sa Patrie, qui n’était pas un gros mot et on pouvait brandir le drapeau français – et même mourir en le tenant à la main – sans se faire traiter de facho.

    La France a changé, beaucoup changé. Demandons nous par qui et surtout pour quelle finalité…

  2. gilbert71 dit :

    le 18 juin c’est De Gaule seul

  3. स्वतंत्रता dit :

    Merci le PCF, merci Pravda pour ces longues lignes forts bien résumées qui me permettent ; moi qui n’ai jamais eu d’aussi bonnes « explications », parce que « chez nous » on ne parlait pas de cela.
    Néanmoins je n’ai pas ressenti dans l’article du PCF « d’attaques », elles sont peut être sous-entendues, si on sait lire entre les lignes, je n’y voyais que le récit d’une certaine époque, retenant pour ma part : « des appels à ne pas se résigner et à résister » . Ce qui me fait un peu penser à ce que nous vivons plus ou moins aujourd’hui.
    Et en tout cas, Pravda, c’est avec plaisir que j’ai lu votre com/réponse, car si bien rédigé, orthographe, grammaire, vocabulaire…. Tout.
    Ceci dit ; Hélas ; effectivement :
    « La France a changé, beaucoup changé. Demandons nous par qui et surtout pour quelle finalité… »
    Mais le monde entier a changé, beaucoup trop et trop vite. Et pourtant, il nous faut bien continuer de vivre dans le chaos au fil des générations qui se suivent et ne se ressemblent pas ; avec l’évolution des nouvelles technologies, réseaux sociaux, etc…. avec l’espoir qu’un jour toutes les erreurs passées ne se perpétuent plus pour assurer à nos descendants des jours meilleurs, plus sereins, sans avoir à se battre en permanence. Pas gagné ! Permis de rêver !