« A ceux qui font les yeux doux à Chevènement »
Communiqué du NPA de Saône-et-Loire
« Chevènement renonce à la présidentielle, Mélenchon et Hollande lui font les yeux doux.
Quelques rappels pour soigner les amnésies et proposer de lever quelques équivoques patriotiques et républicaines.
« Chevènement, un ministre de Jospin !
Côté ministère de l’Intérieur, l’inflexibilité semble d’ailleurs régner. Interrogé hier à sa sortie du Conseil des ministres, Jean-Pierre Chevènement défendait à nouveau la décision du gouvernement Jospin de ne pas abroger les lois Pasqua-Debré. Malgré les promesses électorales et la pétition qui circule depuis mardi dans les milieux intellectuels ». (Libération 11 septembre 1997)
« Il y a trente ans [article écrit en 1998], Raymond Marcellin, ministre de l’Intérieur, expliquait à la France profonde que mai 1968 avait été un complot fomenté depuis l’étranger. En avril 1998, Jean-Pierre Chevènement utilise la même rhétorique pour tenter de démontrer que ceux qui s’opposent à l’expulsion des immigrés sans papiers sont manipulés par des « trotskistes anglais ». Dans les deux cas, ces propos précédaient la valse des CRS maniant de lourdes matraques. Certes, avec un gouvernement de gauche, il aurait été possible d’envisager une modification des comportements policiers. Qu’en est-il ? Sous l’uniforme, le policier reste ce qu’il est : une courroie de transmission de sa hiérarchie, et celle-ci n’a pas changé depuis juin 1997. Peu importe qu’il soit issu de la classe ouvrière ou de la bourgeoisie, la matraque du policier est toujours aussi leste et la volonté brutale identique. Qu’il s’agisse des sans-papiers, des SDF ou des chômeurs, la hargne des gardiens de la paix est toujours la même ».
« En 1993, la loi Pasqua réécrit l’article 186 du Code de la Sécurité sociale : il faut avoir des papiers pour avoir accès aux prestations sociales. Du jour au lendemain, la législation rejoint la pratique administrative et les mentalités. En à peine cinq ans, le triptyque Pasqua-Debré-Chevènement a interdit l’accès des sans-papiers aux minima sociaux. Jospin n’avait donc nullement l’intention d’abroger les lois Pasqua-Debré. Et Chevènement n’y touchera pas ».
Hier, après l’annonce du retrait de chevènement de la course à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon et François Hollande ont déclaré respectivement : « Ce serait un honneur de l’avoir avec nous » (JL M.); « Il a toute sa place dans le rassemblement qui se crée autour de ma candidature » (F. H.).
Marine Le Pen et Dominique Galouzeau de Villepin leur ont emboîté le pas, sollicitant Chevènement afin de lui soutirer quelques promesses de parrainages obtenues par son équipe de campagne... »
Jean-Guy Trintignac
NPA 71


