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vendredi 10 février 2012 à 01:51

« Le tableau NOIR de Sarkozy »

Par Nicole Eschmann, vice-présidente EELV du Conseil Régional



« Au CAEN (Conseil Académique de l’Education Nationale) du 1er février,  l’ensemble des représentants des enseignants, des parents d’élèves et des collectivités ont observé une minute de silence pour la défunte Education Nationale publique, laïque et gratuite. Au CDEN (Conseil Départemental de l’Education Nationale) de ce vendredi 10 février, les propositions de carte scolaire 2012 restent inacceptables : encore 338 suppressions de postes prévues en Bourgogne.


Cinq ans de « réformes » cyniques au pas de charge avec un seul objectif : tenir la promesse de la campagne présidentielle de 2007 de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (80000 suppressions de postes). Peu importent l’éducation de nos enfants, les réalités du territoire, la préparation de l’avenir, les difficultés des élèves, des enseignants  et des établissements … l’idéologie prime sur tout et le pays tout entier en paye le prix !


Cinq ans de réformes bâclées, non concertées, jamais évaluées par le ministère. Les organismes indépendants sonnent l’alarme, de l’OCDE, au dernier rapport de la cour des Comptes du 9 février : suppressions de postes et de classes, professeurs non remplacés, mastérisation bâclée, formation des professeurs supprimée, débutants envoyés sans préparation dans les établissements difficiles… Le constat est sans appel !


Plus que jamais, notre école reproduit les inégalités : contournement de la carte scolaire, baisse des moyens d’un côté, développement du privé et des cours particuliers de l’autre… L’école de la République ne fait même plus semblant d’assurer l’égalité des chances. La France, 5ème puissance mondiale, connaît un échec scolaire massif qui se traduit par la sortie du système éducatif de 150 000 jeunes sans diplôme chaque année. Au lieu d’aider les parents dans l’éducation de  leurs enfants, on ne cesse de les pointer du doigt en les décrétant « démissionnaires », voire même en voulant les sanctionner.


C’est au Ministre et au Président de la République de rendre des comptes à la nation sur cette débâcle éducative dont chacun a saisi la gravité : la concertation, le débat, les réclamations ne permettent plus de redresser la situation. Comment s’étonner alors que des parents d’élèves occupent des écoles, montent sur les toits, « séquestrent » des enseignants, arrêtent des trains, coupent la circulation, et que des élus courageux s’engagent dans des grèves de la faim ? A tous ces citoyens qui n’acceptent plus l’inacceptable, nous disons que la droite mérite le renvoi !


Il n’existe pas d’avenir sans jeunesse, et pas d’avenir sans éducation pour tous. Car les élèves d’aujourd’hui sont ceux qui feront la France de demain. L’école doit prendre en compte les besoins des enfants, des parents et des enseignants. Les solutions écologistes dès maintenant : arrêter les suppressions de postes, redéployer les moyens là où ils sont nécessaires, refondre la formation initiale et continue des professeurs supprimée par la droite. Aider financièrement les familles en revalorisant l’allocation de rentrée. Créer 400000 places en crèches et un véritable service de la petite enfance. Réformer le mode d’affectation des enseignants pour éviter l’attribution des postes les plus difficiles aux moins expérimentés. Organiser des Etats Généraux pour définir un nouveau projet pour l’école, avec les syndicats, les associations et les collectifs de toutes tendances.


Redonnons à tous le goût de l’école. Aux enfants qui ont peur de l’échec individuel, donnons l’envie d’oser et de réussir collectivement. Aux parents fragilisés par l’austérité budgétaire, donnons les moyens d’une rentrée scolaire réussie. Aux professeurs dont les conditions de travail et de formation ont été sacrifiées, redonnons la fierté du métier d’enseignant et une plus grande autonomie pédagogique. C’est du terrain et de la concertation que viendront les solutions« .


Nicole Eschmann

Vice-présidente du Conseil Régional en charge des lycées






4 commentaires sur “« Le tableau NOIR de Sarkozy »”

  1. lebonsens dit :

    Bonjour,

    Et patati et patata, toujours le même refrain !

    Et si vous nous parliez TRAVAIL, ce mot que la GAUCHE a supprimé du dictionnaire…..

    Un tiers des enseignants ne sont pas devant les élèves, où sont ils ?

    Au travail ?

  2. gegodt@yahoo.fr dit :

    Madame ESCHMAN,que de critiques mais jamais de solutions chiffrées et comment faire ??, mais la parole est plus facile que les actes !!!!!, il ne faut plus être de si mauvaise humeur, la critique sème la discorde et l’ont finit dans un gouffre sans fin, depuis quelque temps je trouve madame que votre critique est la même manque d’idées peut être!!!!.

  3. gegodt@yahoo.fr dit :

    je vois bien la gauche ne veut aucun reproche dommage pas de vérité d’autres réflexions ailleurs.

  4. VERCINGETORIX dit :

    la politique de sarko,c’est que nos enfants soient de plus en plus demeurès,comme cela il feront passer n’importe qu’elle loi,en défaveur du peuple bien sur sans que personne n’y comprenne,par manque d’instruction.Et comme cela le peuple retournera comme au moyen age,sans éducation,sans culture.