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dimanche 26 février 2012 à 00:15

Présidentielle 2012

Charge anti-Sarokozy du NPA 71



« La campagne de Sarkozy sera celle de la mémoire qui flanche. Dix ans déjà qu’on le supporte, d’abord comme ministre de l’intérieur puis comme Président.

Il est à l’évidence l’homme du passé. Mais il prétend faire du neuf et tenir le langage de la «vérité» aux français.

Mais de quelle vérité parle-t-on lorsqu’on a dirigé le pays pendant tant d’années, et qu’on fait mine de découvrir les problèmes deux mois avant l’élection ? Lorsqu’on a passé tant d’années à servir ses amis du Fouquet’s.

Sarkozy a défendu contre vents et marées son bouclier fiscal, pendant que la population subissait de plein fouet les effets de la crise et que l’Etat additionnait les déficits, avec en bout de course une dette insupportable qui n’existe que parce-que lui et son gouvernement ont diminué les recettes de l’Etat pour préserver le portefeuille des riches.

Le président «contre» les élites, attablé avec des travailleurs dans la cantine d’une usine Alstom c’est vraiment affligeant, lamentable, cynique !

A quand un Sarkozy en bleu de chauffe, à la chaîne, chez Renault ou PSA ?

UNE DÉRIVE ET UN DANGER MORTEL POUR TOUTES LES CLASSES POPULAIRES

Sarkozy prétend qu’il a «changé». Mais pour faire feu de tout bois et tenter de prendre des voix à l’extrême droite, son discours vient de passer un cran supérieur. Lui qui a refusé de soumettre à un référendum d’initiative populaire la question posée par deux millions de citoyenNEs : pour ou contre la privatisation de la poste ? Lui qui envoie les forces de l’ordre aux quatre coins du pays dès que se manifeste un noyau de résistance. Lui qui est passé en force pour détruire nos acquis sociaux.

Il voudrait désormais consulter le peuple par référendum… pour mieux diviser les immigrés et les français, les chômeurs et les actifs…

C’est toujours la même ficelle : pour protéger les vrais responsables de la crise, il désigne des boucs émissaires. C’est de la démagogie et de la manipulation.

NOUS AVONS LES MOYENS DE RÉAGIR

Les ouvriers d’Arcélor-Mittal qui occupent leur usine à Florange ont raison : il ne suffit pas d’attendre les élections pour que ça change. Il faut construire dès aujourd’hui le rapport de force. Trop d’usines comme Citroën Aulnay sont menacées de fermeture. Trop d’emplois sont détruits un peu partout. Il faut confisquer au patronat son pouvoir «de vie ou de mort» sur les emplois, interdire les licenciements, commencer tout de suite à faire converger les luttes, les résistances, créer un autre rapport de force, le privé avec le public (hôpitaux, éducation, justice…).

La journée du 29 février appelée par les syndicats de France et de toute l’Europe, afin de refuser les politiques d’austérité imposées par les gouvernements de droite ou de gauche, doit être l’occasion d’être à nouveau tous ensemble dans la rue.

PHILIPPE POUTOU, OUVRIER, CANDIDAT ANTICAPITALISTE

Si le NPA présente aujourd’hui la candidature de Philippe Poutou (ouvrier à l’usine Ford de Bordeaux) à ces élections, c’est d’abord pour dégager Sarkozy, mais sans pour autant donner un chèque en blanc à Hollande. Par le passé, les gouvernements de la «gauche plurielle» nous ont profondément déçus, se pliant aux exigences libérales du patronat, des marchés et des institutions capitalistes internationales. Nous ne nous faisons aucune illusion sur la capacité du PS et de Hollande pour régler en profondeur cette crise qui pèse lourdement sur l’ensemble des salariés. C’est là ce qui nous différencie de nos camarades du Front de Gauche qui pensent encore pouvoir faire évoluer les dirigeants du Parti socialiste.

Le sens de la candidature de Philippe Poutou, c’est faire entendre une autre voix clairement anticapitaliste, écologiste et féministe contre la crise, pour faire payer les véritables responsables et recentrer l’action politique en direction des besoins sociaux réclamés par la majorité de la population. Il faut pouvoir l’exprimer dans la rue et dans les urnes. LE PLUS A GAUCHE POSSIBLE !

Enfin, la candidature de Philippe Poutou c’est aussi celle qui vient d’en bas, des citoyenNEs qui vivent concrètement les difficultés du quotidien (chômage, précarité, pauvreté…). Ce n’est pas celle des professionnels de la politique qui se bousculent derrière les grilles des usines, l’espace d’une campagne électorale…..et qui profitent depuis des décennies d’un système et de statuts confortables qui les ont épargnés, face aux durs efforts qu’a dû consentir la très grande majorité des salariés. »

Jean-guy Trintignac NPA 71






Un commentaire sur “Présidentielle 2012”

  1. lebonsens dit :

    Bonjour,

    « A quand un Sarkozy en bleu de chauffe, à la chaîne, chez Renault ou PSA ?

    A quand les PERMANENTS SYNDICALISTES en bleu de chauffe, à la chaîne, chez Renault ou PSA ?