« La campagne des apparences »
Par Philippe Baumel, Président de l’UDESR
« Les Français, nous dit-on, s’intéressent peu à la campagne en cours. Cela n’a rien d’étonnant car à trois semaines du premier tour, elle glisse toujours sur la surface des choses, chaque thème à peine évoqué donnant lieu a des petites phrases sans le moindre débat en profondeur. Le Président sortant porte une large part de responsabilité dans cette situation car il n’a cessé depuis des années de virevolter d’un sujet à l’autre, prenant le contre-pied de son propre bilan parfois, voulant faire perdurer dans la campagne une méthode non pas de travail, mais de communication accréditant la devise du mandat qui pourrait être » les apparences plus que la réalité ».
En quelques semaines, de la séquence émotion sur sa famille perdue, sur le père courage qui tente de sauver sa merveilleuse histoire d’amour sur le yacht de son copain de toujours Vincent Bolloré, au chantage au « si vous ne me réélisez pas j arrête tout », en passant par la polémique toxique sur la viande Hallal, sans oublier le recours à son ami prince du Quatar (pourtant hébergeur des islamistes les plus durs) pour, soi-disant, nous sauver de l’abjection que constituerait la diffusion des tueries de Toulouse, accompagnées de nouvelles mesures anti-immigration, simples annonces gadgets car pas soumises au parlement, tout porte à penser que Nicolas Sarkozy aura une fois de plus tenté de fabriquer une fiction très loin des problèmes des Français et des réponses a apporter dans cette période de crise, sur l’emploi, l’éducation, la santé, les institutions ou la construction européenne.
Au bout du compte, au-delà de réformes injustes ou insuffisantes, il restera du quinquennat écoulé un catalogue de vaguelettes médiatiques, un story telling de surface visant à accréditer l’idée que tout est dans le présent, dans une forme d immédiateté jetée comme un voile opaque sur les échecs qui se succèdent et sur un avenir de plus en plus incertain.
Le Président candidat continue de jouer des médias comme il l’a fait durant cinq ans, sans s’apercevoir que les Français sont fatigués de ses mensonges et de ses zigzags, et qu’ils attendent que des choix réels soient faits, avec une constance et une vision de la société loin du mime de l’action publique incarné par Nicolas Sarkozy. »
Philippe Baumel, Président de l’UDESR



2 commentaires sur “« La campagne des apparences »”
Penser le changement, plutôt que changer le pansement !
Oui effectivement comme le regrette Philippe Baumel, nous ne pouvons que regretter l’absence de débat de fonds sur les grandes questions qui sont au coeur des attentes des électeurs. Le pouvoir d’achat, l’emploi, l’Europe Sociale et solidaire, … tous thèmes que Jean-Luc MELENCHON et le FRONT DE GAUCHE mettent au coeur de la campagne présidentielle et pour lesquels les 2 favoris de sondages sont tout à fait d’accord pour éviter le débat tout du moins avant le premier tour.
Mais faut-il rappeler qu’une élection est à deux tours, et qu’au premier tour on choisit le programme qui correspond le mieux à nos attentes. Or à l’heure actuelle toutes les enquêtes montrent qu’il n’y a pas d’emballement en faveur du programme du candidat socialiste mais contre le candidat-président sortant. La campagne du candidat socialiste ne crée pas l’enthousiasme ni l’adhésion.
Oui aujourd’hui le peuple de France est en train de prendre conscience que changer de président c’est une chose, changer de politique en est une autre.
C’est pourquoi avec le FRONT DE GAUCHE nous proposons de PENSER LE CHANGEMENT, plutôt que de CHANGER LE PANSEMENT.
tout le programme sur http://www.placeaupeuple2012.fr
Ca,c’est sûr que le programme du candidat socialiste n’est pas enthousiasmant,mais de toutes façons,tout le monde sait très bien ,qu’une fois passé le premier tour,que fera le front de gauche? Et bien,il montera dans le pédalo…