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mardi 19 mars 2024 à 04:51

Politique : Territoires de progrès Bourgogne Franche-Comté

De Belfort à Nevers, en passant par Le Creusot, la réindustrialisation est une réalité !



Communiqué :

« Depuis des dizaines d’années la désindustrialisation de l’Europe, et tout particulièrement de la France semblait inéluctable, et pour certains la France aurait une économie basée sur les services.

Le déclin de l’industrie étant une fatalité l’emploi salarié dans l’industrie est passée de 26 % en 1980 à 13,3 % en 2017. La destruction de l’emploi industriel s’est longtemps poursuivie. Entre 1989 et 2017 la France a perdu 30 % des salariés du secteur ; la Bourgogne Franche-Comté a suivi ce déclin mais est demeurée la première région industrielle française pour la part de l’emploi industriel avec plus de 17 %.

 

Après 2017 la tendance s’inverse. Un miracle !

Non ! Une action volontariste de l’État et de l’Europe!

Le plan de relance français a bénéficié du soutien du plan de relance européen qui s’est élevé à 750 milliards d’euros. Ainsi, en France 40 % du plan de relance français a été financé par l’Union européenne.

Sans cette solidarité européenne, le redémarrage de notre économie n’aurait pas pu se réaliser si rapidement.

 

Notre région a bénéficié pleinement des plans de relance post covid et du plan d’investissement France 2030 (54 milliards d’euros).

Quelques exemples :

– France relance, dès 2021, a portée des aides importantes aux entreprises situées sur le site territoire d’industrie  » Nevers Val de Loire « 

– 10 % des projets de Bourgogne Franche-Comté France 2030 sont engagés sur l’agglomération de Belfort, notamment dans le domaine de l’hydrogène

– Au Creusot dans le cadre du plan de décarbonation, Industeel investit 54 millions pour réaliser des coulées verticales et Framatome s’engage à hauteur de 100 millions d’euros pour sa forge 

– A Chalon-sur-Saône, la zone « Saoneor » a été labellisée par l’État « Site industriel clé en main « . Ainsi, les procédures administratives sont raccourcies : les études concernant l’urbanisme, l’archéologie préventive et l’environnement ont été effectuées préalablement sur ces terrains. 

 

Le nucléaire tient une place majeure dans notre région. Territoires de Progrès est tout particulièrement fier de l’action de la présidente de son conseil national : Agnès Pannier Runacher, alors ministre de la transition écologique, a réussi à faire adopter par le Conseil européen, puis par le Parlement européen, l’intégration du nucléaire dans la liste des énergies vertes à soutenir.

 

Sur la communauté urbaine Le Creusot Monceau, la start-up Jimmy qui annonce son arrivée pour fabriquer et assembler des micro réacteurs nucléaires, investit 100 millions d’euros ; l’État est sollicité à hauteur de 32 millions permettant ainsi la création de 300 emplois.

Cette politique nationale et européenne se fait au bénéfice de nombreuses villes moyennes où il existe déjà un tissu industriel.

Ce volontarisme de l’État doit s’accompagner d’un engagement des collectivités territoriales dans les secteurs de la formation professionnelle, mais surtout du logement.  

Les salaires dans l’industrie sont souvent plus élevés grâce au niveau de technicité et à la compensation des contraintes.

 Ce pouvoir d’achat doit bénéficier à l’économie locale et notamment aux commerces et aux services.

 

Pour limiter la distance domicile/travail, il convient que les collectivités locales prennent des initiatives pour avoir une véritable politique de l’habitat en ce qui concerne l’accueil de ces nouveaux salariés qui sont souvent obligés de rechercher leur logement dans des communes plus éloignées. 

Une telle politique aurait, outre sur l’écologie, des résultats positifs sur l’évolution de la démographie de ces villes.

Dans ce secteur qui est de la responsabilité des collectivités locales, l’État n’est pas resté inactif non plus et a lancé un appel à projet pour accélérer les opérations d’aménagement ( » territoire engagé pour le logement « ), notamment pour les territoires accueillants des projets industriels d’envergure. 

 OUI, la Bourgogne Franche-Comté est une terre de tradition industrielle qui bénéficie de cette politique volontariste de l’Etat et de l’Europe. »

 

 

 Jean-Jacques Bougault 

Délégué régional Territoires de progrès 

Bourgogne Franche-Comté

 

 






3 commentaires sur “Politique : Territoires de progrès Bourgogne Franche-Comté”

  1. loupblanc dit :

    Beaucoup d’auto satisfaction , il me semblerait . Et à quel prix.
    Et puis il s’agirait de projection sur une période pour certains projets .
    A condition de trouver les compétences , les logements , les services santé, les services en tout genre , etc…….
    Nombre de chômeurs à fin janvier 2024 dans le 71 : Catégories A-B-C soit 40600 personnes dont 20600 en catégorie A. Une simple remarque.
    Moins douloureux qu’un taux de chômage de 6.7 % fin 2023 , avec une formule complexe à un moment T ( selon la source ).
    Population Saône et Loire : 551000 habitants, toujours en baisse.
    Soyons positif .

  2. marius dit :

    Et à MOntceau , quel projet ??? RIEN comme d’habitude.

  3. LibEgFra dit :

    De l’auto satisfaction dîtes-vous , la réalité est pourtant bien là .
    Comme vous le dîtes si bien pour les projets , il faut aussi des salariés et pensez-vous que ce soit nos gouvernants les responsables du fait que certains ne veulent pas aller travailler alors que tous les mois il y a en France plus de 300 000 emplois non honorés ? Pour ce qui est des logements , si vous parlez de la région moncellienne , les projets en cours sont déjà relativement nombreux . Les services de santé dîtes-vous ? La supression du numérus claussus en 2018 mettra près de 10 ans avant de donner des résultats concernant les médecins et pour les spécialistes il faudra ajouter entre 2 et 3 ans. Pour les infirmiers ou infirmières , les discours de certains syndicats qui dévalorisent systématiquement la profession ne font pas progresser le problème.