Législatives 2012
NPA : "partager les richesses, soutenir les PME, interdire les licenciements"
« En dépit du ralentissement de la croissance, la France continue à s’enrichir. Entre 2000 et 2010, le revenu global des ménages après impôts et prestations sociales s’est accru de 260 milliards d’euros en termes réels (inflation déduite). Mais cette richesse a été largement captée par une minorité.
Au cours de ces dix années, les 10 % les plus pauvres ont reçu 2,8 % de l’ensemble de la richesse nationale, alors que les 10 % les plus riches ont disposé de 33 % de celle-ci.
La hausse des prix appauvrit encore les plus pauvres et rend la vie plus difficile pour celles et ceux qui n’ont que leurs salaires pour vivre.
Les ménages les plus pauvres doivent consacrer une part de plus en plus importante, jusqu’aux trois quarts, de leur budget à des dépenses dites contraintes, c’est-à-dire celles que l’on ne peut pas réduire : le logement, les déplacements pour aller travailler, l’alimentation. Ce sont précisément les dépenses qui ont le plus augmenté au cours de ces dernières années et qui promettent d’augmenter encore.
La richesse produite par notre travail profite aux actionnaires
Des mesures d’urgence pour gagner plus !
Alors pour gagner plus, pour pouvoir vivre correctement, il n’y a pas d’autres solutions que de consacrer aux salaires une part plus importante de la richesse produite. Et pour cela, il faut prendre sur les profits. Tous ceux qui prétendent nous faire gagner plus, sans s’attaquer aux profits, mentent et ne changeront rien à nos problèmes de fins de mois. Il faut d’urgence :
. Rattraper les pertes de pouvoir d’achat accumulées depuis des années en augmentant de 300 € net les salaires, les retraites et les minima sociaux;
. Garantir les moyens de vivre correctement pour tous avec au minimum 1500 € net par mois.
. Augmenter les cotisations sociales des grandes entreprises, et en finir avec les exonérations, pour augmenter la protection sociale, les retraites, l’assurance-chômage…
Une majorité de PME pourront supporter ces augmentations des salaires, mais c’est une chose dont il faudra discuter au cas par cas. Bien souvent les PME sont en fait des filiales de très grosses boites. Pour les toutes petites entreprises qui ne pourraient pas l’assumer, nous discutons de la mise en place d’une branche de la sécurité sociale financée par les entreprises du CAC 40 et d’autres multinationales qui les financeraient à 100% pour permettre a tous les salariés de conserver leur contrat de travail. Mais tout cela suppose déjà que l’on mette a plat l’ensemble des comptes des entreprises
Les capitalistes font payer leur crise aux salariés.
De d’Avril 2011 à mars 2012 le patronat a liquidé 400000 emplois. Grâce à ce massacre social, banquiers et industriels restaurent leurs profits, reprennent leurs vieilles habitudes : les bonus refleurissent, les Bourses voient à nouveau circuler des milliers de milliards qui cherchent toujours le meilleur placement du jour.
Pourtant avoir un emploi, un salaire est indispensable répondre à nos besoins et à ceux de nos enfants, garantir notre santé, notre logement, notre retraite. Il n’est pas acceptable que la satisfaction de ce besoin élémentaire soit soumise aux fluctuations de la Bourse et aux profits de quelques milliardaires.
Imposer le droit à l’emploi…
Nous devons faire du droit à l’emploi une question politique, un choix de société. Nous devons imposer le droit de chacun à un emploi stable et bien rémunéré, à un revenu régulier, quelle que soit sa situation, tout au long de sa vie, sinon aucun des autres droits politiques et sociaux n’a de réelle valeur.
Pour imposer le droit à l’emploi, il faut interdire les licenciements, mais pas boîte par boîte, dos au mur. Non, les interdire totalement en enlevant aux patrons ce droit d’un autre âge, celui d’avoir pouvoir de vie ou de mort sociale. Obtenir une réelle réduction du temps de travail par la répartition du travail entre toutes les mains, la suppression du chômage et des emplois précaires, et enfin la maîtrise de ce que l’on produit, utile socialement et pour la sauvegarde de l’environnement.
Nos aînés, par les grèves et les mobilisations ont imposé le droit à la Sécurité sociale, aux congés payés, à la retraite….toutes choses qui semblaient du domaine du rêve il y a un siècle.
Aujourd’hui, nous pouvons, par les mêmes moyens, imposer le droit à l’emploi !
Interdire les licenciements…
– Dans les entreprises qui font des profits, tout le monde voit bien le scandale que représente l’annonce d’un plan de licenciements associé à l’annonce de dividendes substantiels pour les actionnaires.
Une réponse s’impose : prendre sur ces profits pour maintenir les emplois.
– Si l’entreprise se déclare en faillite, il faut vérifier, chercher plus loin, ce qui nécessite l’ouverture des livres de compte et la levée du secret bancaire et commercial de toutes les établissements dont elle dépend. Il suffit de regarder dans l’automobile : des entreprises se retrouvent en faillite, mais ne sont en fait que des sous traitants de grands donneurs d’ordres comme Renault ou PSA.
Il est donc possible d’y interdire les licenciements, en remontant à chaque fois que nécessaire aux donneurs d’ordres pour faire payer les grands groupes capitalistes. Au delà, ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise.
– Si une entreprise s’avère réellement en faillite, les licenciements n’en sont pas pour autant légitimes.
Il faut dans ces cas là maintenir les salaires par le biais d’un fonds de garantie financé par une cotisation supportée par le patronat dans son ensemble. L’interdiction des licenciements est une remise en cause du pouvoir patronal. Il s’agit d’ôter au patronat le droit de sceller le sort de milliers de familles pour la réalisation de ses profits.
… c’est possible !!
Interdiction des licenciements sous peine de réquisition, sans rachat ni indemnités pour les actionnaires
Fin des subventions publiques aux entreprises privées et réinvestissement des ces fonds dans l’emploi public
Les licenciements pour inaptitude, incompatibilité d’humeur, perte de confiance…et autres fautes dont les patrons sont à la fois juge et partie, doivent être déclarés nuls et les salariés doivent être réintégrés.
L’Etat est devenu aujourd’hui, non seulement, le premier employeur de précaires mais aussi le premier licencieur du pays,
Nous réclamons le maintien et le rétablissement des services publics là où ils ont été supprimés, l’arrêt des suppressions de postes et des licenciements mais aussi une titularisation de tous les précaires du secteur public. Imposons-le !!
Pour cela, il faut voter pour la vraie gauche. Une gauche indépendante du PS, qui refuse l’austérité, de faire payer la crise aux salariés, le produire toujours plus qui suggère le toujours plus de profits.
Indignez-vous !
Votez pour les candidats du NPA Anne NIEDDU et Jean-François JEZEQUEL »



5 commentaires sur “Législatives 2012”
TOUJOURS LES MEMES BARATINS DE LA NPA , ET DIRE QUE CERTAINS PEUVENT CROIRE A CELA !!!
Interdictions, réquisitions, pénalisation du secteur privé, licenciements interdits même en cas de faillite, plus de public (rien que du pulic ?) : quelle vision enthousiasmante de la société.
A quand les kolkhozes dans nos campagnes et l’ouverture de goulags ?
la réussite selon la gauche…..il suffit d attendre tranquillement chez soi que les aides sociales tombent…par contre si vous avez de l ambition et que vous souhaitez gagner de l argent mieux vaut partir a l étranger…vous verrez la vie y sera plus facile et vous pourrez profiter de la france car c est elle qui viendra acheter vos produits….c est vrai que l ambition a gauche c est fatiguant ..a part dans la politique….
Les sangliers sont lâchés. Je répète : les sangliers sont lâchés.
Bonsoir,
MESSAGE URGENT :
ICI LA FRANCE
« les vieilles lunes sont de retour, je répète, »les vieilles lunes sont de retour »
« Le rouge est mis, je répète, le rouge est mis »