Section PCF du Bassin minier
« Coalition des volontaires »
Communiqué :
« A l’issue de la rencontre organisée par le président de la République à l’Elysée après la réunion tenue à Paris le 6 janvier de la « coalition des volontaires », Stéphane Peu, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale, Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K au Sénat et Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, dénoncent « une fuite en avant dangereuse qui fragilise toute perspective de cessez-le-feu et de paix durable ». Déjà largement dévoilée et commentée dans la presse depuis mardi la déclaration d’intention signée entre l’Ukraine, la France et le Royaume-Uni prévoit, après l’éventuelle signature d’un cessez-le-feu, le déploiement de « plusieurs milliers d’hommes » des troupes françaises et britanniques sur le sol ukrainien, avec le soutien des États-Unis qui assureraient la surveillance du cessez-le-feu. L’annonce d’un possible déploiement de troupes françaises et britanniques en Ukraine, constituerait une escalade dangereuse qui mettrait en situation de confrontation directe les trois puissances nucléaires du continent.
Des pays européens comme l’Allemagne, la Roumanie et l’Italie ont ainsi exprimé leur refus de participer à ce déploiement armé. Le président de la République comme le Chef d’état major des Armées ont confirmé que les forces de la coalition et les États Unis réagiront en cas de violation du cessez le feu ou d’agression de la Russie. C’est une manière déguisée de faire entrer l’Ukraine dans l’OTAN et d’activer son article 5. C’est une marche de plus vers l’escalade guerrière, vers l’élargissement du conflit à l’ensemble des pays européens. Nous appelons à ce que la France inscrive sa démarche dans le cadre des institutions internationales.
C’est la raison pour laquelle nous avons demandé qu’une force d’interposition sous mandat de l’ONU soit mise en place en cas de cessez le feu. Nous ne faisons confiance ni au Président Poutine, ni au président Trump. Nous demandons que la France avec une coalition de pays de l’Union européenne, élargie aux pays dits du sud global appelant également à la fin du conflit, poussent à des négociations de paix et dialoguent avec les deux parties. Ne laissons pas les États Unis discuter seuls avec la Russie. Il appartient à la France, seul pays de l’Union européenne à disposer d’un siège au Conseil de Sécurité des Nations-Unies de faire valoir cet impératif.
A l’heure de l’agression contre le Venezuela et des menaces contre le Groenland, la sécurité des peuples européens implique plus que jamais d’agir en toute indépendance des Etats-Unis d’Amérique et de l’OTAN et d’engager les discussions avec tous les pays d’Europe en vue de la construction d’un espace de sécurité collective et de paix de l’Atlantique à l’Oural. »
Permanences tous les mardis de 10h à 11h30 – 10 rue d’Autun à Montceau-les-Mines


