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mardi 17 février 2026 à 20:36

Montceau-les-Mines : Elections Municipales 2026

Réaction de Marie-Claude Jarrot au communiqué de Madame Louis et de ses colistiers en date du 14 février 2026



 

 

Communiqué :

« Derrière les effets de manche, les formules anxiogènes et les raccourcis commodes du communiqué diffusé par Madame Louis et ses colistiers, il y a surtout une tentative de travestir la réalité et d’instiller le doute là où les faits, eux, demeurent parfaitement clairs.

Je veux donc y répondre point par point.

1 Sur la situation financière évoquée

En 2024, le résultat est bien de -850 000€ en raison d’un niveau de dépenses supérieur à celui des recettes. Et quel niveau de dépenses ! 11 351 000€ d’investissement uniquement sur 2024. Une année record pour Montceau-les-Mines. Alors oui, un résultat exceptionnellement négatif car il faut d’abord dépenser et investir pour ensuite percevoir les subventions versées par nos partenaires. Mais des investissements nécessaires pour la Ville et les Montcelliens, et toujours sans la moindre augmentation des impôts depuis 2014. 

Le bilan 2014 – 2026 est très simple : le résultat global cumulé entre 2013 et 2026 a augmenté de 1 954 772€ (malgré le résultat négatif de 2024). Aucune augmentation des taux d’impôt alors que 52 285 862€ sont investis.

 

Bien qu’une prospective prudente et pessimiste ait été annoncée lors du DOB 2025 dans un contexte incertain vis-à-vis de la Loi de finances et du Budget de l’État, le résultat de l’exercice 2025 s’établit à environ +620 000€ avec 6 304 000€. d’investissement.

 

Quant au résultat 2026, les perspectives sont bien meilleures grâce aux nouveaux contrats de fourniture d’énergie, la maitrise des dépenses et les nouvelles notifications de subvention.

 

Et pour preuve, la Ville n’a pas eu besoin de renouveler sa ligne de trésorerie de 3M€ (remboursée intégralement depuis décembre 2025).

2 Sur l’absence de conseils municipaux avant les élections municipales.

J’ai fait le choix et je l’assume pleinement d’organiser, le 6 novembre dernier, un conseil municipal particulièrement dense et structurant, avec près de 50 délibérations et des enjeux importants pour l’avenir de la commune.

Ce temps fort a permis d’adopter, nous l’avons prévu et organisé en ce sens, l’ensemble des décisions nécessaires en matière d’investissements, d’ajustements budgétaires, de soutien aux associations et de préparation de l’année 2026.

Ce choix n’avait rien d’anodin. Il visait aussi à permettre que le temps électoral puisse ensuite se dérouler dans les conditions les plus claires et les plus apaisées possibles à l’approche des échéances de mars 2026.

En concentrant en amont les grandes décisions et les dossiers structurants, j’ai souhaité éviter toute confusion entre le temps de la gestion municipale et celui du débat démocratique.

C’est une conception responsable de l’action publique : traiter les sujets de fond lorsqu’il le faut, avec sérieux et transparence, puis laisser place à la confrontation des projets, sans instrumentaliser les instances municipales ni brouiller les repères des habitants.

Être maire, ce n’est pas faire du bruit pour donner l’illusion du mouvement. C’est garantir la stabilité institutionnelle, la continuité de l’action publique et la solidité des choix engagés. Cela suppose parfois de privilégier la préparation à la précipitation, et le fond à l’agitation.

3 Sur la prétendue division de l’équipe municipale mise en avant par les colistiers de Madame Louis, on pourrait presque en sourire…

En effet, le communiqué de Madame Louis et ses colistiers laisse supposer que l’absence de conseil municipal en 2026 serait liée à une supposée division au sein de l’équipe municipale.

Là encore, les faits racontent une tout autre histoire.

Madame Roux Amrane n’a pas démissionné. Elle est toujours officiellement Maire adjointe en charge des Ressources humaines et continue à percevoir l’indemnité correspondante.

Monsieur Duparay est devenu député. Cette responsabilité nationale impliquant un choix entre plusieurs engagements, il a fait celui du mandat départemental.

Monsieur Souvigny reste conseiller municipal pour poursuivre ses missions au sein de la Communauté urbaine. Là encore, la situation est cohérente et parfaitement compréhensible.

Ces éléments factuels montrent une réalité bien différente de celle qui est parfois présentée : il n’y a ni départs dissimulés, ni désorganisation, simplement des parcours, des choix et des responsabilités exercées dans la clarté.

De l’autre côté de l’échiquier, que penser de la confusion qui va du parti socialiste à LFI entre 2020 et 2025 peut interroger.

Rappelons les faits.

  • En 2020 en effet, la gauche s’était présentée unie derrière Monsieur Selvez.
  • Dès le 29 novembre 2020, Madame Touillon, Monsieur Commeau et Monsieur Bonnand ont choisi de constituer un groupe distinct. Un deuxième groupe d’opposition est ainsi né.
  • Un troisième groupe se forme le 14 février 2025 constitué de Madame Louis et Madame Boguet.

Entre 2020 et 2025, ce sont donc trois groupes successifs qui se sont constitués au sein du conseil municipal, révélant des lignes politiques divergentes et des recompositions permanentes.

La situation actuelle en est le prolongement naturel, avec la perspective de plusieurs listes distinctes issues de ces mêmes sensibilités.

Ces divisions ne sont pas une interprétation : elles sont une réalité politique observable, installée dans la durée.

Comme si cela ne suffisait pas, je veux rappeler deux ou trois choses qui sont têtues.

  • Entre 2020 et 2025, Monsieur Brun a été absent de 17 conseils municipaux. Sur ces absences, 8 l’ont été sans donner pouvoir.
  • Pour les 9 autres, la représentation s’est répartie entre plusieurs membres de l’opposition :
    • 2 pouvoirs à Madame Touillon,
    • 2 à Monsieur Commeau,
    • 2 à Monsieur Selvez,
    • 2 à Madame Louis et
    • 1 à Madame Boguet.

De son côté, Monsieur Bonnand a été absent de 10 conseils municipaux sur la même période, donnant pouvoir

  • à 8 reprises à Madame Touillon et
  • à 2 reprises à Monsieur Commeau.

Au-delà de ces chiffres vertigineux, c’est surtout la façon dont les représentations ont été organisées qui interroge puisque les pouvoirs ont circulé d’un élu à l’autre, sans véritable logique politique apparente, au gré des présences et des absences, dessinant davantage un fonctionnement opportuniste qu’une organisation structurée.

Cette succession d’absences et de pouvoirs distribués tous azimuts donnant l’image d’une opposition fragmentée, où chacun semble évoluer selon son propre calendrier et ses propres équilibres, plutôt que dans le cadre d’un travail collectif solide et constant.

4 Sur l’ancien cinéma des Plessis, je m’exprimerai prochainement lors d’une conférence de presse, en ma qualité de maire.

5 Conclusion

Je note que certains préfèrent commenter, interpréter et dramatiser. Nous, nous avons choisi d’agir, de rénover, de transformer et de préparer l’avenir.

Au fond, ce communiqué en dit plus sur ses auteurs et leur errance que sur la situation réelle de Montceau-les-Mines.

Car une équipe qui gère, qui investit et qui construit n’a pas besoin d’élever la voix pour exister. Les résultats parlent pour elle.

Et face à cela, il reste une opposition qui critique beaucoup, s’éparpille sans arrêt et démontre surtout, par ses excès, ses contradictions.

Marie-Claude Jarrot

Tête de liste « Montceau, Passionnément ! » »

 

Communiqué du 14 février 20266

Montceau-les-Mines : six mois sans Conseil municipal, une démocratie mise entre parenthèses



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