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jeudi 5 mars 2026 à 04:45

Montceau-les-Mines – Elections municipales

La colère des locataires contre les bailleurs  OPAC et Habellis



 

 

Les membres de la liste « Montceau en commun » ont programmé une réunion au centre social « Le Trait d’Union ce mercredi 4 mars à 18h 00 avec les habitants des quartiers qui déplorent le manque de dialogue et sentent la colère monter face à l’inertie des bailleurs sociaux.

La tête de liste Catherine Ravier a expliqué le pourquoi de cette réunion.

« Lors de nos actions sur le terrain, dans différents quartiers de la ville, nous avons rencontré  des habitants qui avaient des gros problèmes de logement.

Nous avons fait un travail sur ce sujet. Nous avons rencontré « Michel » avec qui nous avons échangé et qui nous a confié d’importantes difficultés avec les bailleurs sociaux.

 

Nous sommes la liste « Montceau en commun », avec l’ambition de se réapproprier les communs, et c’est donc un problème qui nous est cher.

Le logement digne est un sujet phare.

 

Les locataires s’expriment…

Les difficultés et les problèmes sont récurrents sur différents quartiers : le Plessis, le Bois du Verne, Bellevue, Bois Garnier, …

→ les poubelles enterrées jamais nettoyées ni désinfectées, trappes coincées, souvent pleines, les gens posent les sacs à côté

→ le chauffage : pas de chauffage ou insuffisant

→ des moisissures, de l’humidité, des appels d’air dans les appartements

→ présence de bestioles indésirables (blattes, …)

→ le nettoyage des parties communes. Il n’y a plus de concierge.

→ le manque de dialogue avec le bureau de l’OPAC. L’ancien directeur Mr Couturier était à l’écoute contrairement au nouveau.

→ plus le droit de mettre les encombrants

→ problème de toxicomanie et de rapport avec le voisinage

→ places de parking insuffisantes – véhicules ventouses

→ élagage des arbres de la rue Forêtale : la présence des corbeaux est un vrai fléau.

 

« Un dossier a été transmis à la direction à Mâcon et à la mairie. Pas de réponse.

Plusieurs pétitions envoyées à la CCM sans réponse », expliquent les habitants.

 

« On a vu des choses impossibles lors de nos visites dans les quartiers », raconte Catherine Ravier. « Les bailleurs doivent vous écouter, prendre des mesures adaptées, faire les réparations qui s’imposent et vous fournir un logement décent.

Le constat est clair : la médiation ne marche pas ».

 

Les locataires sont en colère et plusieurs envisagent fortement d’entreprendre une démarche de gel des loyers tant qu’ils n’ont pas de réponse et que rien n’est fait.

Le sentiment de délaissement domine et l’impression d’être abandonné prend le pas. Plus la situation s’éternise plus il sera difficile de renouer le dialogue sereinement.

 

 

« Il faut demander aux personnes de Mâcon de venir vous rencontrer pour une réunion de travail comme il a été fait sur le quartier de la Sablière en son temps pour un problème de chauffage en mettant en avant le respect des citoyens, des droits élémentaires, en ayant des réponses aux questions posées ».

 

« Si nous sommes élus, on mettra des comités de quartier avec un référent qui fera remonter les doléances à la mairie qui traitera le dossier et mettra en relation les services compétents », explique Farida Benrabia.

« C’est notre vision », poursuit Catherine Ravier. « On prend l’engagement de venir vous voir dans les quartiers comme nous le faisons actuellement, pendant la campagne. Le droit au logement est un droit humain, un droit essentiel. Il y a vraiment un gros boulot à faire. »

 

« Il faut un changement de méthodes », rajoute Stéphane Brun. « Il faut changer le cadre. Si on veut du changement, il faut un vrai changement. Osons le changement. Comment ceux qui ont été aux affaires, à la ville, à la CCM, feraient-ils demain ce qu’ils n’ont pas fait pendant toutes ces années ? »

 

 

« Dans tous vos exemples, on constate que l’on est démuni seul », explique Gérard Burtin. « Cela nous amène à réfléchir, quand on sera aux affaires, à mettre en place des médiateurs. Face à ces sujets, il faut s’organiser, sous une forme associative ou un collectif. Seul on n’est pas entendu. Il faut collectiviser pour avoir suffisamment de poids et créer un rapport de forces favorable ».

 

La réunion s’est terminée sur l’idée de se revoir pour entamer les démarches d’une action collective pour rencontrer les responsables des bailleurs sociaux pour un temps d’échange et de travail pour faire avancer les dossiers et garantir à chacun le droit à un logement digne.

 

À suivre…

 

J.L Pradines

 

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