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vendredi 16 octobre 2026 à 04:03

Section PCF du Bassin minier

"Le Mouvement mutualiste ne doit pas être sacrifié"



Communiqué :

« Derrière une prétendue opération de « simplification » et « d’économie », le gouvernement agit en toute autorité pour mettre fin à la délégation de gestion de l’assurance maladie confiée à la MGEN pour les personnels de l’Education nationale. Son objectif est clair : toujours plus affaiblir la
solidarité et faire le lit des assurances privées.

Derrière cette décision imposée sans débat ni concertation se joue un affaiblissement historique de la protection sociale pour les 3,5 millions de personnes concernées – actifs, retraités et enfants – et un éloignement du projet fondateur de la Sécurité sociale, arraché de hautes luttes.

Le danger est là ! Cette fragilisation intervient alors que la protection sociale est déjà soumise à une concurrence brutale des assurances privées et de nouveaux acteurs commerciaux. Le développement d’acteurs comme Alan, qui a remporté plusieurs appels d’offres dans la complémentaire et qui vient de nouer un partenariat avec Allianz, doit nous alerter. Car une fois les mutuelles affaiblies sur l’assurance maladie obligatoire, qui empêchera demain de leur retirer progressivement la gestion de la complémentaire ? Qui empêchera les grands groupes privés et les start-up de la protection sociale de prendre leur place ? C’est le scénario que nous refusons : affaiblir le mutualisme aujourd’hui pour mieux livrer demain la protection sociale au marché.

Le gouvernement parle d’environ 100 millions d’euros d’économies par an. Mais il affirme dans le même temps que les 1 000 salarié.es de la MGEN concernés ne perdraient pas leur emploi. Les deux discours sont totalement contradictoires et l’argument mensonger car si l’Assurance maladie
reprend l’activité à moyens constants, il n’y aura pas d’économie ! L’objectif est donc bien de supprimer encore des postes et de livrer la MGEN aux appétits féroces de assurances privés.

Et les premières victimes seraient bien les assuré.es. Les cotisations pourront davantage dépendre de l’âge et du risque quand les prestations pourront être tirées vers le bas. Les relations humaines avec les assurés disparaîtront derrière des plateformes numériques. La protection sociale deviendrait un produit que l’on achète selon ses moyens et ses risques. C’est une trahison toujours plus manifeste du principe fondateur de la Sécurité sociale : cotiser selon ses moyens, recevoir selon ses besoins

 

Le PCF défend une autre voie : celle d’une Sécurité sociale du XXIe siècle avec l’objectif d’aller vers le 100 % Sécurité sociale, c’est-à-dire une protection de haut niveau fondée sur la solidarité.

Notre projet est de renforcer la Sécurité sociale tout en permettant au mouvement mutualiste donc à la MGEN de retrouver une véritable mission : conquérir de nouveaux droits, développer la prévention, agir pour une véritable santé au travail dans l’Education nationale, et développer des
établissements de santé et l’accès aux soins.

Nous voulons plus de solidarité, pas plus de marché. Plus de Sécurité sociale, pas moins. Plus de droits, pas une protection sociale à deux vitesses. Le gouvernement doit retirer son projet. Les 1 000 salariés de la MGEN ne doivent être ni licenciés, ni déplacés au gré d’une réorganisation décidée
d’en haut. Les 3,5 millions de personnes protégées ne doivent pas subir une dégradation de leurs services. Et le mouvement mutualiste ne doit pas être sacrifié sur l’autel des économies budgétaires. »

 

 

pcf-conf-170926



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