« Hollande dans les pas de Sarkozy »
Pour Nathalie Arthaud de Lutte Ouvrière
« Appelé à s’expliquer sur sa politique, Hollande s’est longuement exprimé. Eh bien, le patronat a de quoi être comblé.
Le patronat voulait une « réforme du marché du travail » pour faciliter les licenciements et améliorer la compétitivité, il l’aura ! Le patronat voulait baisser le coût du travail, Hollande s’y colle avec une réforme du financement de la protection sociale. Elle consistera à augmenter la CSG et faire ainsi payer à tous les travailleurs une partie des cotisations patronales. Exit « la TVA sociale » de Sarkozy voici la « CSG sociale » de Hollande !
Tout l’art de Hollande consiste à faire passer sa politique favorable au patronat pour une politique de gauche. L’exercice de style frise le ridicule quand il est question des procédures de licenciements. Le gouvernement souhaite en effet rendre les procédures de licenciements plus sûres pour les salariés mais aussi plus sûres pour les entreprises ! Si l’entreprise est sûre de pouvoir licencier, il n’y a qu’une chose de sûre pour le salarié : il sera dehors. Et concrètement que propose Hollande contre les licenciements chez PSA ? Que les syndicats et la direction de PSA s’entendent et négocient ! Comme s’ils pouvaient tomber d’accord !
La politique de Hollande est une mystification.
Il dit vouloir combattre le chômage mais il ne veut pas combattre les licencieurs, il ne veut pas s’opposer aux fermetures d’entreprises et aux licenciements.
Il parle de justice sociale mais il programme un plan d’austérité drastique avec 10 milliards de dépenses publiques en moins, cela signifiera des services publics dégradés et des emplois supprimés. Quant aux 10 milliards d’impôts supplémentaires payés par les ménages, c’est illusoire de croire que cela ne pèsera pas sur le pouvoir d’achat des classes populaires.
Hollande veut ménager la chèvre et le chou, les travailleurs et le patronat mais il ne peut pas y avoir de politique « gagnante gagnante ». Il n’y a pas de politique qui concilie et les intérêts du patronat et les intérêts des travailleurs. Dans cette crise il faut que quelqu’un paye. Si on n’est pas prêt à faire payer à la bourgeoisie et les plus fortunés, c’est sur les classes populaires que cela retombera.
Pour sauver les emplois, pour arrêter l’hémorragie du chômage il faut prendre sur les profits de la bourgeoisie. Pour relever les salaires, il faut prendre sur les fortunes accumulées par les actionnaires. Pour construire les logements nécessaires, sortir les hôpitaux de la misère, donner les moyens à l’éducation nationale, aux transports de fonctionner il faut mettre un terme au racket des banquiers ! »
Nathalie Arthaud
Lutte Ouvrière


2 commentaires sur “« Hollande dans les pas de Sarkozy »”
Bonjour,
C’est un cas de « casus belli » !!!
Il faut déclarer la guerre………à qui ???
Rappelez nous le « vrai travail » de Nathalie Arthaud dans son entreprise et qui la paie.
Rappelez nous, pour qui vous avez voté comme votre camarade MELENCHON…….
bjr,
nous sommes au 21éme siecle pas au 19 ème si en lieu et place des incantations traditionnelles vous nous disiez par exemple quel est le montant des sommes necessaires pour réaliser ce que vous vous préconisez et que vous mettiez en face ce qu’ont recu tous les actionnaires apres impots ce serai de l’information qui nous aiderait a y voir clair