Traité budgétaire européen
L’UNSA favorable à sa ratification
« Le parlement français va très prochainement discuter de la ratification ou non par la France du traité budgétaire européen.
L’UNSA partage l’analyse de la Confédération Européenne des Syndicats concernant ce texte, axé sur l’austérité et faisant l’impasse sur la relance et le social. Fruit d’un compromis, il ne peut cependant être apprécié isolément.
Plusieurs textes ou mesures, intervenus pour certains après son adoption par le Conseil Européen du 2 mars, viennent en effet contrebalancer en partie sa logique. Le Mécanisme Européen de Stabilité, le pacte pour la croissance et l’emploi incluant les Project Bonds et la taxe sur les transactions financières, la supervision bancaire, puis la récente décision de la Banque Centrale Européenne pour lutter contre la spéculation visant les Etats endettés marquent une inflexion positive dans l’orientation des politiques européennes.
Stimuler la croissance, développer la solidarité au sein de l’Union Européenne et de la zone Euro participent en effet de la construction d’une Europe plus intégrée. Pour l’UNSA, c’est en s’engageant résolument dans cette direction politique que l’on trouvera les réponses à une crise d’une ampleur exceptionnelle.
Dans ce contexte, la non ratification du traité ajouterait la crise politique à la crise économique et sociale, au risque de déclencher un effondrement de l’Europe catastrophique. C’est pourquoi l’UNSA se prononce pour la ratification du traité. Avec la Confédération Européenne des Syndicats, elle continuera à revendiquer un contrat social pour l’Europe, visant la croissance durable et l’emploi. »


Un commentaire sur “Traité budgétaire européen”
La Confédération Européenne des Syndicat (CES) est contre le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire !
« La CES déplore ce processus non démocratique et ses conséquences non démocratiques au niveau national. Les dirigeants européens ont tort de croire qu’un nouveau traité restaurera la croissance et résoudra la crise de la dette souveraine sans le renforcement de la démocratie au niveau européen – avec notamment une participation totale des partenaires sociaux aux niveaux européen et national – ni sans nouveaux engagements spécifiques sur les euro-obligations et la taxe sur les transactions financières. Les nouvelles règles en matière de gouvernance économique ne devraient pas être dissimulées derrière des questions techniques par les dirigeants européens. La CES s’oppose à ce nouveau traité. » (extrait de la Déclaration de la CES 25 janvier 2012)
« Nous sommes opposé au traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire » (extrait de la Résolution de la CES 5 et 6 juin 2012)
Silla Bruno, le 23.9.12