Politique
Le NPA veut "s'opposer à la gauche de droite"
« Sans illusions sur les velleités de changement de François Hollande et de ses disciples, le temps nous a très vite donné raison en révélant au grand jour le revirement déjà usé après 1981, 1988, 1997 d’une « gauche » sous le joug et au service d’un capitalisme décompléxé.
Lors de la campagne des présidentielles Hollande nous jurait qu’il allait renverser les tables de l’autel européen et qu’il mettrait à genou Angela Merkel ainsi que la finance européenne.
Rien de tout cela ne s’est produit et au contraire le président fraîchement élu a imposé à sa majorité et au peuple français un traité rédigé par un cercle d’économistes germaniques, marqué par le sceau austéritaire.
On nous promettait le changement immédiat, nous observons la prolongation affligeante de l’orientation politique initiée auparavant par l’équipée sarkozyste. Un grand nombre de décisions prises depuis le départ par ce gouvernement droitier reçoivent un satisfecit à peine voilé des principaux ténors de l’ancienne majorité. Mais où va-t-on ? Allons-nous laisser encore une fois un gouvernement social-libéral mystifier, leurrer, le peuple de gauche sous le seul prétexte qu’il se réclamait d’une appartenance historique à la lutte des classes le temps d’une parenthèse électorale. Non le parti socialiste n’est plus à « G..auche » depuis belle lurette et nous ne pouvons plus nous raccrocher à un hypothétique retournement. Il est insupportable pour la plupart d’entre nous de constater le déni encore présent chez certains dans l’acceptation de cette évidence. Il n’y a plus de compromis possible.
Forts de ce constat partagé par de nombreuses et de nombreux citoyen(ne)s de la gauche qui lutte, nous devons franchement marquer nos différences, développer nos critiques, revendiquer notre opposition. Puisque la gauche de gouvernement poursuit une politique de droite, sans complexe l’ensemble des forces qui se réclament encore de la lutte des classes, de la défense des plus faibles, doivent s’affranchir enfin, se couper de cette nébuleuse social-capitaliste.
Nous demandons à nos camarades du Front de Gauche de construire avec nous et d’autres forces une opposition résolue et offensive à cette majorité gouvernementale qui reprend à son compte les contours du travail entamé par le gouvernement précédent dans le démantèlement des solidarités sociales, des services publics, de la cohésion nationale. La posture du « ni dans l’opposition, ni dans la majorité » n’est pas tenable.
Le 19 novembre, une grève générale sera organisée ce même jour en Espagne, en Grèce et au Portugal. C’est par la rue, les rassemblements populaires que nous pourrons stopper la machine infernale du capitalisme. Pour l’instant, l’écho de cette perspective d’action d’envergure ne semble pas être parvenu jusqu’aux organisations syndicales et vers la plupart des partis de gauche français qui ne communiquent pas sur cette journée de mobilisation.
Le temps presse. Les peuples espagnols, portugais, grecs s’enfoncent durablement dans la pauvreté. Une frange de plus en plus importante de nos concitoyens sombre aussi dans la relégation sociale, l’indigence. La riposte se situe à l’échelle continentale puisque nos destins sont entre les mains des institutions de Bruxelles. Cette Europe n’est pas la notre, nous devons imposer celle qui servira l’intérêt des plus démunis, instaurera une vraie justice sociale, salariale.
Si nous ne réagissons pas rapidement, pire qu’en 1995 ou qu’en 2002, nous ferons le lit d’une droite réactionnaire, nationaliste, d’un Front National « légitimé » par une crise économique dans laquelle nous serons empétrés. La « révolution par les urnes », suggérée par Mélenchon et ses proches est une chimère, un fantasme sans ambition précise. Ce n’est pas une fin en soi, mais simplement l’expression d’une défiance du mouvement social, de l’émancipation populaire. Rien n’a été et ne sera arraché aux institutions qui commandent nos destinées sans la pression des peuples. Nos camarades grecs, espagnols et portugais ne réclament pas de nouvelles élections mais la disparition de ces « monstres » technocratiques qui les ont plongés dans une douloureuse descente aux enfers, la fameuse troïka : FMI, BCE, Union européenne.
Face à l’urgence nous ne pouvons plus attendre. Organisations associatives, syndicales, politiques qui ne peuvent se résoudre au catastrophisme et à l’austérité, unissons nos efforts, rassemblons-nous dans le pays puis avec l’ensemble des travailleurs européens pour imposer une autre logique, un autre système politique et économique reposant sur un vrai partage des richesses, le rejet du productivisme et des profits, le respect de notre environnement et des ressources de la Terre.
L’enjeu est de taille et peut-être même vital pour le devenir des générations futures…«
Jean-Guy Trintignac NPA 71


2 commentaires sur “Politique”
la gauche de la gauche veut s’opposer à l’autre gauche de la gauche c’est à dire à la gauche plus a droite que la gauche normale , donc le NPA qui est gauche de la gauche dela gauche va combattre la gauche qui est a droite dela gauche..
bon appétit…
bjr ,
allez!!une petite « manif » et tout va s’arranger ou alors une petite greve!!!!!