« Nos usagers ont besoin de nous, sachons obtenir leur adhésion dans notre combat… » vous dites à la fin du tract.
Je pense que vous aussi avez besoin des usagers et pas seulement pour adhérer à votre combat, mais pour, tous ensemble, faire face à l’adversaire commun : les différents Schémas Régionaux d’Organisation Sanitaire, la « nouvelle gouvernance » et la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST), dite loi Bachelot du 22 juillet 2009, qui organisent de façon méthodique la réduction de l’offre de soins accessible à tout citoyen quelles que soient ses ressources et imposent aux personnels hospitaliers des condition de travail intenables. La Coalition Solidarité Santé nous donne la possibilité de ce « TOUS ENSEMBLE »
Bruno Silla, le 18 mars 2011
Apparemment « Beranger » profite du malaise social pour étaler ses griefs contre notre service.
Resituons le contexte :
-Dans tous les hôpitaux de France, on hospitalise pas tous les enfants souffrant de diarrhée. Ceci pour le bien être des enfants qui sont mieux à guérir chez eux qu’à souffrir en plus de la maladie, de l’éloignement des parents parfois et du changement de leur cadre familier.
– Il faut donc faire le tri entre les cas de deshydratation grave nécessitant une hospitalisation d’emblée et ceux qui peuvent être soignés à la maison, la réhysdratation orale étant généralement efficace. Le seul moyen pour faire ce tri est de se servir du poids.
-Une deshydratation est à prendre en compte à 5% et elle est grave à 10% de perte de poids. Nous hospitalisons donc à 7%, ce qui laisse une bonne marge avant que les choses soient sérieuses.
– Ces règles de surveillance sont donc bien expliquées aux parents, et nous leur demandons de peser les enfants chaque jour, ce qui peut être fait dans le service par nos infirmières. Et nous sommes prêts à hospitaliser l’enfant en cas de besoin.
-Lorsqu’un enfant est hospitalisé pour être réhydraté, l’objectif est généralement atteint en 12-24H et l’enfant peut retourner au domicile avec à nouveau des consignes de surveillance.
Malheureusement, « Beranger » n’a pas su comprendre et suivre ces consignes, là où les autres parents le font sans problème. Un citoyen bienveillant et loyal et qui ne « coupe pas la branche sur laquelle il est assis », ne dénigre pas les services publics de sa communauté. il serait tranquillement venu reconsulter, son enfant aurait été repesé et la situation aurait été réévaluée. Mais voilà, il est tellement plus facile d’aller ailleurs dire du mal de chez soi. Les remerciements et faux compliments de la fin de l’intervention de ce « Béranger » ne peuvent effacer la lâcheté et la bêtise de cette réaction.
Quand nous voyons ce genre de commentaires sur un site public, nous nous posons une question que hélas nos politiques semblent aussi se poser : Méritons nous notre hôpital ?
Qu’il puisse y avoir des erreurs médicales, je le conçois, la médecine n’est pas une science exacte, et les médecins sont des hommes comme les autres avec leurs limites. Mais dans le cas de « Béranger », il n’y en avait pas. Je ne connais pas le cas de l’enfant de « Bertrand », mais suis tout prêt à en discuter.
Après s’il faut philosopher, la vérité est rarement simple et absolue, et ce qui aux yeux de certains est la vérité peut bien ne pas l’être pour d’autres. Il vaudrait mieux employer l’expression « dire votre point de vue » et laisser les gens se faire leur idée.
Je ne remets en aucun cas en question la liberté d’expression, mais exerce simplement mon droit de répondre à une attaque infondée, qui salit notre équipe.
Nous faisons notre possible pour bien soigner les enfants, jour et nuit et WE, et lire ce genre de remarques, formulées de façon anonyme, me navre.
3 commentaires sur “Groupe hopitalier Le Creusot – Montceau : « 22 de tension ! »”
« Nos usagers ont besoin de nous, sachons obtenir leur adhésion dans notre combat… » vous dites à la fin du tract.
Je pense que vous aussi avez besoin des usagers et pas seulement pour adhérer à votre combat, mais pour, tous ensemble, faire face à l’adversaire commun : les différents Schémas Régionaux d’Organisation Sanitaire, la « nouvelle gouvernance » et la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST), dite loi Bachelot du 22 juillet 2009, qui organisent de façon méthodique la réduction de l’offre de soins accessible à tout citoyen quelles que soient ses ressources et imposent aux personnels hospitaliers des condition de travail intenables. La Coalition Solidarité Santé nous donne la possibilité de ce « TOUS ENSEMBLE »
Bruno Silla, le 18 mars 2011
Apparemment « Beranger » profite du malaise social pour étaler ses griefs contre notre service.
Resituons le contexte :
-Dans tous les hôpitaux de France, on hospitalise pas tous les enfants souffrant de diarrhée. Ceci pour le bien être des enfants qui sont mieux à guérir chez eux qu’à souffrir en plus de la maladie, de l’éloignement des parents parfois et du changement de leur cadre familier.
– Il faut donc faire le tri entre les cas de deshydratation grave nécessitant une hospitalisation d’emblée et ceux qui peuvent être soignés à la maison, la réhysdratation orale étant généralement efficace. Le seul moyen pour faire ce tri est de se servir du poids.
-Une deshydratation est à prendre en compte à 5% et elle est grave à 10% de perte de poids. Nous hospitalisons donc à 7%, ce qui laisse une bonne marge avant que les choses soient sérieuses.
– Ces règles de surveillance sont donc bien expliquées aux parents, et nous leur demandons de peser les enfants chaque jour, ce qui peut être fait dans le service par nos infirmières. Et nous sommes prêts à hospitaliser l’enfant en cas de besoin.
-Lorsqu’un enfant est hospitalisé pour être réhydraté, l’objectif est généralement atteint en 12-24H et l’enfant peut retourner au domicile avec à nouveau des consignes de surveillance.
Malheureusement, « Beranger » n’a pas su comprendre et suivre ces consignes, là où les autres parents le font sans problème. Un citoyen bienveillant et loyal et qui ne « coupe pas la branche sur laquelle il est assis », ne dénigre pas les services publics de sa communauté. il serait tranquillement venu reconsulter, son enfant aurait été repesé et la situation aurait été réévaluée. Mais voilà, il est tellement plus facile d’aller ailleurs dire du mal de chez soi. Les remerciements et faux compliments de la fin de l’intervention de ce « Béranger » ne peuvent effacer la lâcheté et la bêtise de cette réaction.
Quand nous voyons ce genre de commentaires sur un site public, nous nous posons une question que hélas nos politiques semblent aussi se poser : Méritons nous notre hôpital ?
Qu’il puisse y avoir des erreurs médicales, je le conçois, la médecine n’est pas une science exacte, et les médecins sont des hommes comme les autres avec leurs limites. Mais dans le cas de « Béranger », il n’y en avait pas. Je ne connais pas le cas de l’enfant de « Bertrand », mais suis tout prêt à en discuter.
Après s’il faut philosopher, la vérité est rarement simple et absolue, et ce qui aux yeux de certains est la vérité peut bien ne pas l’être pour d’autres. Il vaudrait mieux employer l’expression « dire votre point de vue » et laisser les gens se faire leur idée.
Je ne remets en aucun cas en question la liberté d’expression, mais exerce simplement mon droit de répondre à une attaque infondée, qui salit notre équipe.
Nous faisons notre possible pour bien soigner les enfants, jour et nuit et WE, et lire ce genre de remarques, formulées de façon anonyme, me navre.