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mercredi 4 mai 2011 à 21:49

Avenir des hôpitaux Creusot-Montceau

Communiqué de Didier Mathus




Communiqué de Didier Mathus


De nombreuses expressions se font jour concernant les travaux de la mission de l’Inspection Générale des Affaires Sociales dirigée par M. METAIS et les différentes hypothèses de nouvelles répartitions des activités entre les hôpitaux de Montceau et du Creusot.


J’ai pour ma part déploré l’approche purement comptable de cette mission ministérielle et les méthodes utilisées consistant à éliminer les élus représentant la population de toute instance de décision.


Quoi qu’il en soit, cette mission a engagé une consultation des médecins hospitaliers et des représentants du personnel. Je pense que nous devons laisser à ceux qui sont en première ligne dans le système hospitalier le temps du débat et de la concertation.


Mais, le moment venu, après avoir échangé avec les médecins, les personnels hospitaliers et les représentants de l’Etat, qu’il s’agisse de la mission METAIS ou de l’Agence régionale de santé qui prendra la décision finale, nous nous exprimerons avec les municipalités du bassin minier, que j’ai déjà réunies le 18 avril.


Les enjeux de santé publique à travers l’organisation hospitalière sont en effet trop importants pour être livrés en pâture aux expressions hâtives sur des sites Internet !

Didier MATHUS
Député-Maire de Montceau








3 commentaires sur “Avenir des hôpitaux Creusot-Montceau”

  1. Vila-nova dit :

    Ce communiqué est assez lamentable. Le rôle d’un homme politique est aussi d’avoir des opinions, de les exprimer et de prendre des décisions. Qu’en est il Monsieur Mathus?
    « être livrés en pature aux expressions hâtives sur des sites Internet ». Quelle façon de dénigrer ses concitoyens, quel dénis de démocratie…les gens s’expriment principalement parce que ceux qui sont censés les représenter ne le font pas en leur nom…
    Inexistant et inéficace, Mr Mathus semble empétré dans ses contraditions…ce communiqué ne fait que souligner son malaise face à une situation qui manifestement le dépasse.

  2. sillabruno dit :

    La récente délibération du Conseil d’Administration de la fondation Hôtel-Dieu a, à juste titre et contrairement aux souhaits de M. Mathus, provoqué des nombreuses réactions qui laissent en arrière plan M. Métais. Jacques Métais, en tant que conseiller général des établissements de santé, est le représentant et l’exécutant local du gouvernement, via l’agence régionale de santé qui l’a installé dans ses fonctions le 18 janvier 2011. Comme administrateur provisoire du Groupement de Coopération Sanitaire, dénommé « Groupe hospitalier Le Creusot/Montceau-les-Mines », il a la charge, avant tout, d’engager des restructurations de l’offre de soins, sur les deux sites, afin d’arriver rapidement à l’équilibre budgétaire et financier. Après l’échec du premier plan de retour à l’équilibre, M. Métais, poursuit la même démarche déclenchée par les signataires du protocole d’accord du 22 mai 2009 entre les hôpitaux de la communauté urbaine Le Creusot/Montceau-les-Mines (M. Billardon et M. Mathus) et l’agence régionale de l’hospitalisation. La situation actuelle est d’autant plus dommageable pour les patients et les personnels hospitaliers, que la fusion-réduction des capacités des deux Centres Hospitaliers a été engagée sans aucune garantie formelle d’atteindre les buts du GCS: équilibre financier et capacité d’autofinancement, d’une part, et d’autre part la construction d’un hôpital unique et neuf. La perspective qui se dessine, et qui découle de la mise en oeuvre du SROS, est confirmée par la lettre des deux Présidents des Commissions Médicales: « le risque est grand de voir notre Groupe Hospitalier se transformer en une annexe d’un autre site hospitalier. Une telle perspective, si elle devait se réaliser, laisserait entrevoir la disparition de pans entiers d’activités médicales et chirurgicales, mettant en jeu cette proximité des soins qui vous est chère, ouvrant ainsi la voie à une désertification médicale sans précédent, avec toutes ses conséquences : délais de prise en charge en urgence et en consultation dangereusement allongés, inégalité d’accès aux soins, perte de chance, réduction de l’emploi et ses conséquences pour le dynamisme économique et social du bassin » (lettre ouverte Motceau-news 8.6.10). N’oublions pas que le Nouvel Hôpital du Chalonnais ouvrira ses portes en automne de cette année ! La stratégie de M. Métais, dans ce contexte, est claire : préparer les conditions matérielles et humaines pour le transfert de l’ensemble de la chirurgie à Chalon-sur-Saône (Nouvel Hôpital du Chalonnais, Clinique Sainte-Marie et le COMC de Dracy-le-Fort. La tactique de M. Métais est aussi claire : diviser pour regner ! Mais d’où vient M. Métais ? Il est intéressant, à mon avis, de connaître mieux ce haut fonctionnaire afin de mieux comprendre notre situation et son devenir. Diplômé de droit et de l’Ecole nationale de la santé publique (ENSP), Jacques Métais a occupé des postes de directeur dans différents hôpitaux: à l’hôpital de Loudun (Vienne) de 1976 à 1982, à celui de Lagny (Seine-et-Marne) de 1982 à 1989 puis à celui de Pontoise (Val d’Oise) de 1989 à 1996. Ensuite il a piloté successivement trois agences régionales de l’hospitalisation (ARH): Poitou Charente (janvier 1997-2003), Rhône Alpes (mars 2003 juillet 2006) et Ile-de-France (juillet 2006-mars 2010). Il a d’ailleurs été plusieurs années président de la conférence des directeurs d’ARH. Avec la création des agences régionales de santé (ARS) au 1er avril 2010 il a été remplacé par Claude Evin à la tête de l’ARS d’Ile-de-France (environ 450 établissements de santé, dont 37 dépendant de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris). Avant son départ Jacques Métais affirmait que la taille des ARS les menaçait de bureaucratie. A 63 ans ce haut fonctionnaire de la Fonction Publique Hospitalière a été donc nommé conseiller général des établissements de santé. Son passage à l’ARH d’Ile-de-France a été marqué par la mise en œuvre de nombreuses opérations de fusions, de reconversions d’établissements de santé et de créations de Groupements de Coopération Sanitaire dans le cadre des projets médicaux de territoire. Il est intéressant de se focaliser sur la situation du Centre Hospitalier Intercommunal de Poissy – Saint-Germain-en-Laye (CHIPS). En effet M. Métais a été auditionné longuement par la Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (MECSS) de l’Assemblée nationale, en tant que directeur de l’Agence régionale de l’hospitalisation d’Ile-de-France, en novembre 2009 sur ce sujet. La MECSS avait choisi d’étudier le cas particulier du CHIPS car c’était celui qui présentait les déficits cumulés les plus élevés en Ile-de-France, afin d’alimenter sa réflexion et de formuler, par la suite, des préconisations à vocation générale. M. Métais rappelait que ces deux établissements (distants de 7 Km mais très différents) avait décidé de fusionner en 1997 sans avoir défini au préalable un projet médical précis et qu’il est très vite apparu à l’agence régionale de l’hospitalisation que la seule façon de réussir la fusion était de construire un nouvel hôpital sur un autre site (à Chambourcy). Après multiples hésitations le ministère de la santé a accepté en 2007 que le projet soit financé dans le cadre du plan Hôpital 2012 et qu’il constitue la plus importante réalisation de sa deuxième tranche. Le déficit budgétaire du CHIPS, qui devait être ramené de 32 à 19 millions d’euros en 2009, avoisinerait en réalité 23 millions. Il devrait ensuite passer à 10 millions d’euros en 2010 et à 1,5 million en 2011, avant un retour à l’équilibre en 2012. Selon le rapporteur de la MECSS l’une des raisons évoquées pour expliquer la dégradation et le dysfonctionnement en termes de gestion du CHIPS a été la décision de fusionner les deux établissements. Selon un autre auditionné il existait une forte opposition de culture entre les deux sites. Qu’est devenu le CHIPS? Retour à la case départ pour le CHIPS, en effet fin janvier 2011 Claude Evin, le président de l’agence régionale de santé, a enterré le projet d’implantation d’un nouvel hôpital à Chambourcy. Il a évoqué la situation financière (de nouveau très dégradée) de l’actuel établissement de 1200 lits pour justifier sa décision. Claude Evin s’est appuyé sur le rapport des deux conseillers généraux de santé, mandatés sur place pendant plusieurs mois pour étudier la faisabilité du projet de Chambourcy. « La réalisation du nouveau centre n’est pas supportable financièrement par l’établissement », indique l’ARS. Alors que le coût de réalisation du futur équipement est estimé à 400 M€ pour environ 800 lits, le CHIPS qui est déjà fortement endetté aurait recours à l’emprunt pour mener à bien le dossier. De fait Claude Evin a décidé de stopper toutes les procédures engagées depuis 2008. « L’établissement doit redéfinir un nouveau projet qui réponde aux besoins », précise l’ARS.
    A suivre…
    Bruno Silla, le 5 mai 2011

  3. cmsv dit :

    Saluons les propos de Didier MATHUS dans cette tourmente, qu’ils soient entendus par les décideurs et qu’ils freinent les destructeurs, mais surtout qu’ils apaisent le climat.
    Reconnaissons également la qualité des informations de Bruno SILLA pour l’éclairage apporté sur le haut fonctionnaire Jacques METAIS, brillant parcours avec des réalisations concrètes.
    Enfin une présentation loin de bon nombre de ragots habituels ou d’abus de pouvoir, aucune polémique, seulement des faits.
    Que toute l’intelligence des acteurs impliqués dans la restructuration Montceau/Le Creusot soit mise en oeuvre sans pénaliser la population locale qui souffre déjà suffisamment.