Avenir des hôpitaux : 1 800 personnes à Montceau ont répondu à l’appel de la Coalition Solidarité Santé
Pour rappeler que la santé est un bien public non monnayable !
Pour rappeler que la santé est un bien public non monnayable !
Comme vous avez pu le lire ici, ce sont plus de 1 800 manifestants (600 selon la police) que les organisateurs du rassemblement pour la défense des centres hospitaliers de Montceau et du Creusot ont comptabilisé, ce samedi matin, dans les rues de Montceau -les Mines.
Forts du soutien de 31 municipalités et de 7 conseillers généraux, les responsables de la Coalition Solidarité Santé, regroupant 43 organisations, rebondissant sur cette participation ont martelé qu’ils n’étaient pas disposés à baisser les bras et vont demander une entrevue en urgence avec la directrice de l’Agence Régionale de Santé.
Pour lui dire quoi ? Lui rappeler que la « coalition n’est pas disposée à accepter une restriction d’activité des centres hospitaliers qui appauvrirait la couverture de santé publique sur le territoire communautaire » mais aussi que « les centres hospitaliers du Creusot ou de Montceau ne pourraient pas « absorber » le surcroît d’activité qui proviendrait d’une fermeture totale ou partielle de services dans l’un ou l’autre établissement ».
La volonté d’obtenir un engagement clair de l’Etat pour le financement d’une offre publique de soins de qualité est un argument qui a été bien entendu par la foule des personnes présentes invitées à rester mobilisées : « les menaces pesant sur nos hôpitaux sont plus que jamais présentes » a asséné Sylvie Sniezek, la porte parole.
Bien décidée à aller aussi loin que possible avec la population, les usagers et le personnel, la coalition entend continuer de dénoncer les menaces pesant sur l’Hôtel-Dieu du Creusot (liquidation), la diminution des effectifs (estimée à 100 postes), l’étranglement financier du service public de santé (alors que la Générale de Santé, propriétaire de 180 cliniques privées, a distribué 420 millions d’euros à ses actionnaires… Et l’abrogation de la loi Bachelot fait également partie des revendications.
Pour les organisateurs de cette manifestation « en attendant la construction de l’hôpital neuf, exigent le maintien de tous les lits, de tous les services, de toues les emplois et la résorption des déficits par l’Etat« .
Et Michel Prieur, juste avant la dispersion de la foule, de répéter : « comme pour les retraites, la politique familiale et l’indemnisation du chômage, la réforme du financement de la Sécurité Sociale est au coeur du débat ». Un débat qui va se poursuivre et pas plus tard que mardi prochain, 28 juin, jour où la coalition doit se réunir.
Dans quelques instants, retrouvez notre vidéo.




































