Avenir des hôpitaux Le Creusot – Montceau-les-Mines
La CGT de l'Hôtel-Dieu du Creusot appelle à la grève et à un rassemblement ce vendredi 7 octobre 2011
La CGT de l’Hôtel-Dieu du Creusot appelle à la grève
et à un rassemblement ce vendredi 7 octobre 2011
Nouvel épisode dans le dossier de l’avenir des hôpitaux sur le territoire communautaire avec un appel à la grève et à un rassemblement, ce vendredi 7 octobre 2011, à 14 h dans le hall de l’Hôtel Dieu, appel lancé par le syndicat CGT de l’établissement.
Dans un tract, intitulé « On nous cache tout, on nous dit rien« , le syndicat explique les raisons qui l’ont amené à lancer cet appel :
« Il y a 11 ans, on nous demandait de faire au mieux pour réussir la réunification entre l’HOTEL-DIEU et la clinique HARFLEUR. L’ensemble du personnel, croyant fermement en sa mission, mission de service public, a mis toute sa passion, et toute son énergie dans la réussite de cette fusion.
Il y a 2 ans, on nous demandait de faire au mieux pour réussir la réunification entre l’HOTEL-DIEU et l’hôpital de MONTCEAU. L’ensemble du personnel, croyant toujours autant en sa mission au service de la population, de toute la population, a déployé une énergie extraordinaire afin de réussir cette fusion.
Plus d’un d’entre nous a failli baisser les bras, entre les différentes annonces de dépôt de bilan, d’éventuelles reprises, toutes ces annonces succédant les unes aux autres. Mais nous sommes toujours restés fidèles à notre profession qui est de soigner et de prendre soin.
A ce jour, on nous annonce l’éventuelle reprise de notre hôpital par la Croix Rouge Française, ceci sans bloc opératoire, sans chirurgie, sans urgences et donc sans maternité et pédiatrie.
Entre les écrits du SROS (Schéma Régional de l’Organisation Sanitaire ), les annonces de Madame CAVALIER (directrice de l’ARS ) « de réduire la voilure » et qui « s’étonne qu’une cellule d’accompagnement ne soit pas installée sur l’Hôtel-Dieu, mais aussi la désinformation véhiculée par l’ensemble des décideurs et responsables de tout ordre, tout cela a généré une telle tension de stress, amenant les salariés à réagir de façon spontanée, car ils se posent légitimement la question de leur avenir. Ne soyons pas surpris de la révolte des équipes, elle est justifiée. Cette liberté d’expression est à respecter.
Les acteurs responsables de cette insécurité broient, sans état d’âme, l’ensemble du personnel hospitalier qui pourtant, n’a cessé de fournir des efforts pour maintenir des soins de qualité avec des conditions de travail qui se dégradent de jour en jour. Beaucoup de départs de personnel ces derniers mois dont les postes ne seront pas remplacés (surcroît de travail pour ceux qui restent)
Le plan social est déjà bien avancé…
Avec l’intersyndicale et la Coalition Solidarité Santé (CSS ), la CGT Hôtel-Dieu œuvre pour assurer la pérennité de l’offre de soins sur l’hôpital, pour améliorer et conserver tous les services et tout le personnel, pour aller à la création d’un nouvel Etablissement Public de Santé sur les 2 sites, avec une direction unique, compatible avec les statuts actuels des personnels des 2 sites.
La CGT continue de croire que seule l’action collective crée un rapport de force susceptible de renverser la politique de destruction de la santé.
C’est avec l’ensemble des salariés que nous pouvons décider des démarches à suivre
Nous appelons à un rassemblement, sous forme de grève, le vendredi 7 octobre 2011 dans le hall de l’établissement à partir de 14 heures« .



Un commentaire sur “Avenir des hôpitaux Le Creusot – Montceau-les-Mines”
La version travail du SROS (Schéma Régional d’Organisation des Soins) du 31.8.11 prévoit au chapitre Chirurgie à la page 11 un seul plateau de chirurgie sur la CUCM. Au chapitre Imagerie à la page 16 le SROS prévoit un plateau technique étendu à Montceau-les-Mines mais pas au Creusot. C’est inacceptable !
Au contraire l’Etat doit assurer aux Centres Hospitaliers du Creusot et de Montceau le maintien et l’amélioration de tous les services et leur potentiel humain pour assurer la continuité de l’offre de soins exigée pour les besoins de la population. Ceci comprend la chirurgie et les urgences 24/24 sur les 2 sites, sans rien enlever à l’utilité des autres services. Répondant ainsi aux besoins de proximité et de sécurité sanitaire par opposition à des déplacements beaucoup trop longs et risqués pour les malades et leurs familles.
Silla Bruno, le 5.10.11