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vendredi 2 décembre 2011 à 15:07

Coalition Solidarité Santé (Communauté urbaine)

"La valse des regrets d'un conseil communautaire à l'autre !" déplore la CSS




« La valse des regrets d’un conseil communautaire à l’autre ! »  déplore la CSS


Réunie ce jeudi 1er décembre 2011, la Coalition Solidarité santé a traité entre autres questions, de l’information issue de de la dernière réunion du Conseil Communautaire qui aura été riche en déclarations… La CSS, au travers du communiqué ci-dessous souhaite rappeler quelques faits marquants de la dernière période.


« Des menaces pèsent sur l’Hôtel-Dieu du Creusot », disent aujourd’hui les mêmes. On créditera la CSS du fait qu’elle alerte et se bat depuis des mois et des mois sur ces menaces.


« D’aucuns semblent continuer de regretter l’offre de la Croix Rouge Française qui, rappelons-le :


– faisait disparaître le bloc opératoire et tous les services de chirurgie du Creusot


– faisait disparaître les urgences du Creusot


– faisait disparaître la maternité du Creusot


– faisait disparaître la pédiatrie du Creusot


– envoyait 255 salariés « temps pleins » dans la nature soit environ 300 personnes


– dépossédait les Creusotins de leur patrimoine


– ruinait l’avenir de l’hôpital de Montceau.



 

Avez-vous  lu et entendu les chirurgiens et médecins de l’Hôtel Dieu ?


Savez-vous pourquoi la Croix Rouge a jeté l’éponge ?


La « sommation » de dernière minute faite à la Croix Rouge Française (de rapatrier sur le Creusot tout ce dont elle ne s’occupe jamais) ne pouvait que provoquer le départ instantané de celle-ci et bloquer de fait son projet initial devenu indéfendable puisque rejeté, y compris par les personnels de santé. Pas très élégant, à partir de là, de revêtir « le costume de monsieur Propre » sans même avoir pris le soin de publier les soi-disant bienfaits du projet de la Croix Rouge Française.


La CSS est disposée à regarder de près le projet qui permettra :


– d’organiser une entité hospitalière communautaire sur 2 sites offrant ainsi un véritable service public de santé.


– de permettre aux personnels de l’Hôtel-Dieu  de conserver, s’ils le souhaitent, leur statut


– d’éviter la liquidation judiciaire de l’Hôtel Dieu


– de conserver l’entité Fondation Hôtel-Dieu


– de ne pas bouleverser à nouveau les activités actuelles.


La CSS n’est pas disposée à accompagner les fermetures de lits dont la seule traduction comptable devrait se lire sur la liste des postes supprimés. Les professionnels de santé seraient sacrifiés au profit de la sacro-sainte variable d’ajustement.


Cette mécanique impitoyable se moule dans le cadre dévastateur de la loi Bachelot HPST voulue et votée par la majorité présidentielle.


L’ARS de Bourgogne, fait unique dans l’histoire de la 5ème République, a la quasi-totalité des missions de santé publique et d’affaires sociales pour toute la région. N’ayant de compte à rendre qu’au Ministre de la Santé, elle est chargée de les mettre en place, ici comme partout en France.


C’est pourquoi :


– la mobilisation pour obtenir le maintien de tous les emplois sur les 2 sites de la nouvelle entité,


– la mobilisation pour obtenir de l’Etat les financements nécessaires au maintien et à l’amélioration dans le temps de l’offre de soins, sont à construire dans l’unité des syndicats, des citoyens et des élus locaux


sont à construire dans l’unité des syndicats, des citoyens et des élus locaux.


La valse des regrets d’un Conseil communautaire à l’autre, fut-il extraordinaire, ne  fera pas oublier les errements d’hier« .








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