Vœux 2020 à l’hôpital de Montceau-les-Mines
Des inquiétudes et des avancées
Ce vendredi après-midi, l’EHPAD des Lys a accueilli la traditionnelle cérémonie de vœux au personnel et la remise des médailles du travail ainsi que la mise à l’honneur des retraités.
Cette cérémonie a eu lieu en présence du directeur délégué de l’établissement, de la directrice du groupement hospitalier de territoire, des représentants des usagers du système de sané, des Maires de Sanvignes, St Vallier, d’élus du bassin minier et de Marie-Claude Jarrot, Présidente du Conseil de surveillance de l’établissement.
Alexandre Leroux, directeur délégué de l’hôpital de Montceau-les-Mines, a d’abord laissé la parole aux partenaires sociaux souhaitant apporter leurs éclairages sur les récents échanges avec la direction au cours de plusieurs séminaires. Ils ont lu une lettre ouverte dans laquelle ils ont indiqué que toutes les organisations syndicales se questionnaient sur « l’avancement du projet de l’établissement. » Ils ont exprimé leur impression « de freins. » Un état de fait qui selon eux conduit à se retrouver face à un manque de projets « qui vont dans le sens du Copermo et vers des fermetures de lits ». A l’issue et en conclusion de leur lettre ouverte, ils ont exigé une transparence totale et ont exprimé leur refus de voir l’établissement montcellien sacrifié dans le Groupement hospitalier de Territoire (GHT).
Alexandre Leroux, s’il n’a pas repris les questionnements des syndicats afin d’y répondre, a tout de même apporté des éclairages sur la situation de l’établissement. Il a d’abord rappelé avoir présenté une vision, une vision partagée avec la direction du GHT. « Elle donne du sens, du sens à répondre à nos patients, aux besoins des montcelliens et pour stabiliser économiquement notre hôpital, du sens social, à développer l’activité médicale sur un hôpital de référence avec les maladies chroniques, avec le bloc technique, le SMUR ». Il a aussi rappelé le chemin parcouru sur le SSR addictologie qui ouvrira ses portes le 3 février prochain.
Et de poursuivre : « Nous avons créé une belle histoire. Il reste des choses à faire : les urgences à rénover, un lien avec la ville, un plateau technique rénové. J’ai besoin de vous. J’ai demandé votre aide et vous avez tous répondu présents. Vos sourires m’aident dans cette progression et font grandir notre hôpital. Je suis fier de vous, de notre hôpital, d’être à vos côtés, fier d’être montcellien. Merci ».
Une directrice du GHT qui confirme les engagements
Christine Ungerer la directrice du GHT a quant à elle confirmé les chantiers présentés par Alexandre Leroux. « J’aimerais rassurer quant à la stratégie que l’on a. » a-t-elle ajouté. Avant de poursuivre : « On a tous une ambition forte pour cet établissement, de garder les spécificités (urgences, SMUR), avoir une bonne organisation de nos spécialités avec la médecine polyvalente, garder aussi notre plateau technique. J’aimerais souligner que l’on poursuit le développement du SSR. On va ouvrir le SSR addictologie, le seul du territoire et de Saône-et-Loire. Nous avons en cours de projet un service de réadaptation ambulatoire pour la gériatrie et la cardiologie. »
Christine Ungerer a indiqué que le projet présenté au printemps comprendra un service de soins de longue durée avec des ouvertures de lits. Elle a rappelé la politique d’investissements menée depuis deux ans. « On poursuit ce travail de mise à niveau sur le plan hôtelier » a-t-elle précisé. Le personnel quant à lui profitera aussi de la mise à niveau du petit matériel pour avoir une amélioration notable de ses conditions de travail. Cela devrait prendre plusieurs années, a annoncé la directrice du GHT.
L’un des enjeux de 2020 pour l’établissement montcellien est de retrouver la confiance de la médecine de ville et pourquoi pas travailler avec la télémédecine.
Des moyens jugés insuffisants par Bernard Coste, président du CA Saint-Exupéry
Bernard Coste était pour sa part plutôt de l’avis des syndicats, relevant l’année difficile qui vient de se dérouler pour l’hôpital avec des services « à la ramasse et des personnels de santé qu’on a du mal à recruter. L’année 2020 ne démarre pas tellement bien. Actuellement l’hôpital public est sur la corde raide. Les moyens financiers alloués par l’État ne sont pas à la hauteur. Je souhaiterais avoir un service cardiologie avec 24 lits et non pas 12 lits » a-t-il déclaré avant de souhaiter ses vœux pour la nouvelle année.
Marie-Claude Jarrot, tout en suivant l’avis de Bernard Coste, a souhaité à l’ensemble du personnel que l’année soit plus fluide, une « année de répit et de réorganisations. » Et de poursuivre : « Cette année, il faut qu’on joue collectif pour que ce répit puisse profiter au parcours de soin apaisé. La population est attachée à son hôpital et vous apprécie. Il faut un parcours de soin bien identifiable pour les patients. On veut de la cardiologie, de la pneumo. On conserve l’oncologie. On fait des actes dans le bloc qui nous est autorisé. Et on va demander d’autres autorisations. On va demander une affichage clair et précis, ce qui permettra un parcours de soin apaisé. »
Les représentants de la CME (Commission Médicale de l’établissement) ont indiqué de leur côté : « On essaiera de ne plus fermer de lits. La promesse c’est de faire au mieux. »
La cérémonie des vœux s’est ensuite poursuivie par la remise des médailles du travail avant d’honorer les retraités présents.
L’après-midi s’est achevé autour d’un pot convivial, malgré des effectifs du personnel en baisse pour la cérémonie.
EM
































































