CODEF (Comité de Défense des 2 CH Creusot-Montceau)
Réunion publique, le mardi 23 octobre 2012, pour faire le point sur les dernières informations
Le CODEF vous invite à une réunion ouverte au public et aux personnels de santé qui se tiendra le mardi 23 octobre, Salle municipale du Magny (ancienne école), à 18 heures.
Une réunion dont la discussion portera sur les dernières informations recueillies par le collectif :
« Au Creusot :
Les licenciements prévus par l’application du plan dit « de redressement et de continuation » de l’Hôtel-Dieu ont été différés exceptionnellement au 17 septembre en raison des congés. C’est donc maintenant que leurs effets négatifs sont ressentis par les personnels toujours en poste et par les usagers. Un service entier de chirurgie de 26 lits a fermé et d’autres lits ont été supprimés à la maternité. Les personnels galèrent et recherchent une solution individuelle à leur situation personnelle. Somme toute on est donc bien loin de découvrir les effets d’un sauvetage promis, ce serait plutôt les prémices annonciatrices d’un naufrage chirurgical et obstétrical.
A Montceau :
Selon nos informations il s’agirait ( à partir d’un projet en gestation cogité par un cabinet ) de tendre à réduire le nombre de personnel du CH tant en chirurgie qu’en médecine pour tenter, vainement de notre point de vue, de retrouver un équilibre financier pour survivre. Le service toujours dénommé « service de soins intensifs » ( alors qu’il n’est plus autorisé à pratiquer la réanimation) s’inscrit dans ce droit fil là. IL est passé à la mi-septembre de 2 infirmières de nuit et 2 de jour qui travaillent 12 heures 3 jours d’affilée puis 3 jours de repos et à nouveau 3 jours de 12 heures. Son effectif de 13 aurait du même coup été réduit à 8 infirmières.
Patients oubliés, personnels maltraités, remise en cause de la Convention Collective 51 des hôpitaux privés participant au service public sans but lucratif ( tels ceux de la chirurgie à Montceau et de l’ensemble de l’Hôtel-Dieu au Creusot et d’ailleurs ) tendent à démontrer qu’espérer des solutions locales miraculeuses , comme on tente de nous le faire croire, c’est se leurrer parce que les problèmes ne proviennent pas de mauvaises gestions des 2 CH mais des choix politiques nationaux mis en œuvre avec l’application de la loi Bachelot qui a pour mission l’asphyxie budgétairement de l’ensemble de notre service public de santé au profit des actionnaires des cliniques privées lucratives et des dépassements d’honoraires médicaux. Et si l’implantation de l’IRM à Montceau, (le lieu devrait être choisi le 19 octobre prochain par une commission) ne garantirait en rien l’avenir de la chirurgie du CH. Mais il y a fort à parier qu’elle sera présentée comme une panacée qui serait susceptible de le sauver pour masquer un processus d’avancée vers d’autres objectifs qui lui sont néfastes
Il apparaît donc des plus urgents d’éclairer les personnels et les populations sur les véritables causes nationales des problèmes qui affectent leurs activités dans nos deux centres hospitaliers. Il s’agit d’élever le niveau de prise de conscience et d’élaborer des propositions de véritables solutions qui vont sur le fond et non sur la forme qu’il prend localement pour tendre à solidariser personnels et population afin de les mobiliser car bon nombre de choix individuels humains ne feront que déboucher sur de graves désillusions à plus ou moins longue échéance.
Pour chercher à comprendre il est nécessaire de prendre en considération les objectifs du traité européen de stabilité qui vise à ne pas dépasser 0,5 % de déficits publics en les réduisant avec comme première étape économiser 10 milliards d’euros par des purges sociales chez les collectivités locales, les entreprises publiques et à la Sécurité Sociale pour laquelle il prévoit ( avec le projet de loi de finance de celle-ci qui sera soumis au vote des parlementaires après débat vers la fin du mois d’octobre pour devenir loi) de ramener le déficit hospitalier public de 13,5 milliards à 5,2 milliards d’euros. C’est pourquoi l’augmentation du budget hospitalier n’est prévue par ce projet que de 2,6 % alors que pour faire face aux augmentations des dépenses de santé la Fédération Hospitalière de France demandait une augmentation de 3,5 %.
Quant au régime minier il a été condamné fin 2013 par décret du précédent gouvernement, entraînant la fin de la totalité de ses œuvres de proximité bénéfiques à l’ensemble de la population de tous les régimes de santé. C’est pour le défendre que les retraités mineurs sont actuellement mobilisés en intervenant auprès des Parlementaires socialistes de chaque bassin minier pour leur rappeler leurs promesses électorales. Initiative qui se conclura par une manifestation à l’Assemblée Nationale lors du débat avant le vote des députés pour que la loi de finance votée insère dans son texte la pérennité du régime minier. »



2 commentaires sur “CODEF (Comité de Défense des 2 CH Creusot-Montceau)”
quand on voit comment sont traités les ouvriers de florange par un proche du pouvoir , il y a du soucis a se faire :
Pour Jouyet, l’usine ArcelorMittal de Florange est un « canard boiteux »
Le futur président de la Banque publique d’investissement a déclaré ce vendredi que l’établissement « aurait vocation à maintenir l’activité et non pas à aider les canards boîteux », en référence à la fermeture prochaine des hauts-fourneaux de Florange.
est ce que le personnel des hopitaux est considéré aussi comme :
canard boiteux ?
Eclairer…mobiliser l’opinion…oui-da:Mais des actions à grand spectacle et qui coûtent peu, du genre refus de se voir décerner la médaille du travail en réunion publique (on peut la recevoir sous pli confidentiel), ou que tel ou tel administrateur du big bazar hospitalier économise sa présence ce jour là en guise de boycott..qu’en pensez vous ?
« Tout est perdu, sauf l’honneur »
Par ailleurs,J’ai sous les yeux un document sur le Projet Régional de Santé 2012-2016 (dont la Saône et Loire) concernant les « soins palliatifs ».Comme toujours c’est d’une écriture impeccable. Cependant, une personne bénévole dans ce secteur, et qui me touche de près, m’assure que le personnel médical accueille poliment ce type d’intervention pourtant en faveur de personnes en grand danger de perdre la vie.
La technique aurait t’elle chassé l’humain de nos unités de soins déja dépeuplées de leur personnel titulaire ?