7 août 1936…
... première ascension du Mont Blanc !
Et oui, c’est grâce à Heordote.net que nous l’avons appris, excellent site dont vous retrouverez l’adresse ci-dessous !
L’occasion, pour nous de fair un amical clin d’oeil au fidèle Electron Libre qui bnous gratigie, régulièrement, de commentaires et même reportages photos remarquables !
Pour en revenir à l’histoire du jour, c’est donc le 7 août 1786, que le médecin Michel Paccard (29 ans), passionné de botanique, entreprend avec Jacques Balmat (24 ans), son accompagnateur, la première ascension du Mont Blanc (le point culminant des Alpes – 4809 mètres – appartient à ce moment-là au royaume de Piémont-Sardaigne comme l’ensemble de la Savoie).
Les deux hommes mettront deux jours à réaliser l’ascension, inventant sans le savoir une discipline promise à un prodigieux succès : l’alpinisme. Leur statue trône en bonne place sur la principale place de Chamonix.
Nul n’avait encore songé à escalader le Mont Blanc, qualifié de montagne maudite par les Savoyards, jusqu’à ce qu’un jeune étudiant genevois, Horace Bénédict de Saussure, découvre en 1760 le village de Chamonix, à ses pieds, et se laisse séduire par les sommets. À 46 ans, devenu un savant et un notable, il offre une prime aux premiers hommes qui vaincraient le Mont Blanc. Lui-même attendra un an avant de réaliser le rêve de sa vie, avec 18 guides dont Balmat, chargés d’instruments scientifiques.
http://www.herodote.net/almanach-jour-0807.php

Photo empruntée à Anthony Lambert dont vous retrouverez les magnifiques photos sur sa galerie Flickr :
www.flickr.com/photos/99064317@N06/


4 commentaires sur “7 août 1936…”
https://www.flickr.com/photos/99064317@N06/
La bonne adresse de ma page Flickr…
Grand merci pour ce sympathique « clin d’oeil » , chers amis Bourguignons !
Je suis à la fois ravi et flatté de l’intérêt que vous portez à mon « berceau » !
En vérité , l’idée d’explorer et de gravir le Géant des Alpes germa bien avant la proposition de récompense du naturaliste Genevois « H.B.de Saussure ».
En 1740 , une petite « colonie » Anglaise s’installa à Genève . Composée de jeunes gens de « bonnes familles » venus parfaire leurs études et apprendre le Français , elle fut parfaitement intégrée au sein de la Bourgeoisie Genevoise . Les jeunes helvètes furent même rapidement conquis par l’excentricité de leurs nouveaux camarades qui leur faisaient entrevoir une façon nouvelle d’appréhender l’existence !
A l’exception toutefois de l’idée saugrenue de se rendre aux « Glacières de Chamouny » !
A l’époque , aucun être humain doué de raison et possédant la moindre once de lucidité n’aurait osé s’aventurer dans ces contrées réputées « maudites » , peuplées d’horribles « créatures » vivant dans cet univers hérissé de glace !
De plus , le bruit courrait que la vallée qui serpentait au pied de ce lieu infernal , était habitée par des « crétins rustres et sanguinaires » toujours prompts à vous sauter sur le « râble » et à dépouiller le moindre « pèlerin »venu !
C’est ainsi que le 19 Juin 1741 , bravant les interdits , deux Anglais du nom de « William Windham » dit « le boxeur » ( en raison de ses qualités athlétiques et de son fort tempérament) et de « Richard Pocoke » dit « l’explorateur » ( il était égyptologue) prirent la tête d’une petite troupe et s’élancèrent à la découverte de « l’enfer » !
Je passe sur les péripéties qui ont émaillé leur voyage et j’en arrive à l’essentiel :
Ils y découvrirent un peuple de paysans , de chasseurs et de cristalliers qui , bien que peu habitué aux « visites » d’étrangers se révéla tout à fait accueillant et serviable ! Ils furent également subjugués par la beauté du lieu !
Le 23 Juin 1741 , ils atteignirent le « Montenvers » , d’où ils découvrirent le « Glacier des Bois » qu’ils baptisèrent « Mer de Glace » en raison des « vagues » de séracs qui formaient sa surface !
Sur l’instant , Windham et Pocoke , emportés par l’émotion que leur procurait un tel spectacle , étaient loin d’imaginer qu’ils venaient tout simplement d’inventer le « tourisme montagnard » !
De nos jours , le petit train à crémaillère achemine chaque année plus de 700 000 visiteurs qui découvrent un panorama un peu différent de celui admiré par les deux anglais , puisque depuis cette époque , le glacier a perdu plus de 200 mètres d’épaisseur et près de 6 kilomètres de longueur !
Aux alentours de 1760 , malgré le récit passionné que firent Windham et Pocoke de leur « expédition » et bien que leur retour prouva qu’ils ne furent pas « étripés » par les « indigènes » réputés inhospitaliers , la bonne société Genevoise continuait à penser dans sa logique de « montagnes maudites » !
Tous …sauf un … « Horace-Bénédict de Saussure » qui passait des heures à observer le massif à la longue vue depuis Genève , avec l’idée obsessionnelle de fouler un jour le sommet !
Le 30 juin 1786 , « Jacques Balmat » , robuste chasseur et cristallier de la vallée , alléché par la forte récompense promise par le savant Genevois , était sur le retour d’une énième tentative quand il croisa une caravane formée par cinq de ses « confrères » bien décidés à rafler la mise ! Malgré la fatigue , il décida de rebrousser chemin et de se joindre à eux !
Arrivés dans les séracs de la partie supérieure du Glacer des Bossons , à hauteur d’un lieu appelé « les Grands Mulets », la petite troupe fit une halte . L’approche de la nuit décida les camarades de Balmat à redescendre dans la vallée . ( il faut savoir qu’à l’époque , personne n’avait encore osé passer une nuit en altitude . La croyance prédisait une mort certaine à qui serait le témoin des manifestations nocturnes des esprits maléfiques habitant les glacières !
Pour des raisons qui ne sont aujourd’hui encore pas très bien établies , Balmat resta seul et passa la nuit dans le froid piquant de la haute altitude . Au petit matin , transi mais bien vivant , il rejoignit la vallée en sifflotant , persuadé que la prochaine tentative serait la bonne !
Sans en avoir pleinement conscience , Balmat venait d’inventer « l’alpinisme » !
Très intéressé par « l’exploit » de Balmat , le jeune médecin chamoniard « Michel Gabriel Paccard » lui proposa une association : ils seraient l’un et l’autre témoins de l’ascension et le cristallier empocherait l’intégralité de la récompense !
C’est ainsi que le Mont-Blanc les accueilli sur son sommet le 8 Août 1786 à 18 h 23 !
La voie était ouverte !
Pour la première fois , des hommes étaient venus rompre les quarante-cinq millions d’années de solitude du Géant des Alpes !!
La joie de cet événement sans précédent fut malheureusement de courte durée puisqu’à leur retour dans la vallée , on les informa du décès de la petite « Judith » , nourrisson de quelques semaines , dernière née du foyer Balmat .
Paccard se reprocha de ne pas avoir été présent pour tenter de sauver l’enfant .
Balmat , beaucoup plus « philosophe » , couru à Genève pour rendre compte à De Saussure , afin d’empocher la prime .
Jacques Balmat fit la deuxième ascension avec deux guides de la vallée , le 5 Juillet 1787 .
Le 3 Août 1787 , H.B. De Saussure signa la troisième ascension du sommet .
Outre l’imposante batterie d’instruments scientifiques composant l’essentiel de ses bagages hissés sur les pentes par 17 guides et porteurs sous la conduite de Balmat dit « le Mont Blanc » (titre honorifique accordé au vainqueur par le roi de Sardaigne) , le naturaliste Genevois accompagné par son valet de chambre , avait également fait transporter son lit et son fauteuil !!
Il fallut attendre le 14 Juillet 1808 pour que le Mont-Blanc accueille une femme sur son sommet !
Ce fut « Marie Paradis » , une jeune servante d’auberge , originaire de la vallée . Bien que l’événement fut relaté par « Alexandre Dumas (père)» lui-même , il n’eut pas grand retentissement .
Trente ans plus tard , le 4 Septembre 1838 , c’est « Henriette d’Angeville » surnommée la « fiancée du Mont-blanc » qui foula à son tour le sommet . Elle est considérée comme étant la première à avoir effectué l’ascension sans aucune aide physique . A l’inverse de la brave Marie qui fut « embarquée » dans l’aventure malgré sa volonté et qui fut portée sur la presque totalité du parcours !
Un nombre considérable d’ouvrages traitent (avec plus ou moins d’exactitude et de bonheur) de cette formidable épopée !
A vos lecteurs désireux d’en apprendre un peu plus sur les grands événements qui ont marqué la conquête de ce sommet mythique , je conseille pour commencer en douceur , le livre de mon ami « Yves Ballu » intitulé tout simplement « Le Mont Blanc » et paru aux éditions « Arthaud » .
Petit aparté hors sujet :
Il y a quelques jours , de passage à « Saint-Fargeot » , dans le nord de votre belle Bourgogne , j’ai consacré une journée à la visite du chantier expérimental de « Guédelon » !
Ce projet de construction d’un château-fort du XIIIe siècle , avec les outils et les méthodes de l’époque en utilisant les ressources environnantes , a débuté en 1997 et devrait être achevé (selon les prévisions les plus optimistes) aux alentours de 2027 !
Au-delà des aspects techniques de la « chose » , cette immersion dans le passé , n’est pas sans rappeler les écrits de votre « Pape » « Henri Vincenot » , quand il nous plonge dans l’univers des bâtisseurs du moyen-âge !
Très intéressé par le côté scientifique de l’entreprise , et fortement impressionné par l’enthousiasme inaltérable des initiateurs et des opérateurs de ce projet , je ne peux que conseiller à vos lecteurs , de consacrer quelques heures à la visite de ce chantier médiéval particulièrement instructif , qui serait par ailleurs un bon sujet de reportage à la portée de l’excellent monsieur « Jean-Michel Lendel » qui signe de passionnants articles sur la richesse patrimoniale de votre région , et dans lesquels le Bourguignon « intermittent » que je suis , y trouve une mine d’informations précieuses à une meilleure connaissance de votre territoire !
Avec mes remerciements , soyez assurés , chers rédacteurs , de toute ma plus cordiale sympathie !
les vraies hauteurs du mont blanc :
ALTITUDE DU MONT BLANC :
Depuis 1863, l’altitude officielle du plus haut sommet des Alpes était de 4 807 mètres (altitude ellipsoïdale géopotentielle), la dernière campagne de mesures l’a estimé ? 4810,90 m.
La valeur moyenne actuelle de 4810 mètres est admise par l’ensemble des institutions concernées et a été validée par les services de l’IGN .
En Avril dernier , une équipe de Géomètres-Experts d’un gros cabinet Lyonnais , en concurrence féroce avec celle d’un non moins important cabinet Grenoblois a « produit » la mesure de 4811, 73 mètres !
Ce qui , scientifiquement parlant , n’a strictement aucun autre intérêt que celui d’assoir la réputation respective et d’assurer la mise en lumière médiatique de ces cabinets d’experts !
Il peut en quelques heures , tomber sur son sommet , jusqu’à 5 mètres de neige , les vents violents dépassant parfois les 220 km/h peuvent au contraire , érodé son sommet de 2 à 3 mètres en une seule nuit !
Nous serons donc d’accord pour admettre que les valeurs « millimétriques » établies par ces experts à grand renfort de moyens financiers outranciers , n’ont pas grande valeur formelle !
De plus , le Mont-Blanc n’ayant pas de « concurrents » directs dans les Alpes et étant largement supplanté par le Mont « Elbrouz » (5642 m) qui est sans conteste le toit de l’Europe , il n’y a donc pas grande utilité à connaitre son altitude au millimètre près !
L’émotion que sa vue me procure au quotidien ( avec bien sûr , la complicité d’une météo bienveillante , ce qui n’est pas le cas depuis des dizaines de jours) suffit largement à mon bonheur !
Bien amicalement !