C’est arrivé un 11 octobre… (Voir la vidéo)
1963 : la disparition de Jean Cocteau !
Hier, nous vous avons parlé d’Edith Piaf, et aujourd’hui : de Cocteau ! Le rapport ? Tout simplement parce que la disparition de la première a occulté le décès du second ! Hasard de l’histoire : les deux ont joué ensemble : Edith Piaf et Jean Cocteau dans la pièce « Le Bel Indifférent » (LIDO/SIPA)
Mais revenons-en au jujet du moment : Wikipédia (l’encyclopédie libre) nous dit que Jean Cocteau, né le 5 juillet 1889 à Maisons-Laffitte et mort le 11 octobre 1963 dans sa maison de Milly-la-Forêt, est un poète, graphiste, dessinateur, dramaturge et cinéaste français. Il est élu à l’Académie française en 1955.
Et de poursuivre : « Comptant parmi les artistes qui ont marqué le xxe siècle, il a côtoyé la plupart de ceux qui ont animé la vie artistique de son époque. Il a été l’imprésario de son temps, le lanceur de modes, le bon génie d’innombrables artistes et posa sa touche inspirée sur tout ce qu’il créa avec une grâce particulière, une originalité de tous les instants et une intuition rare. En dépit de ses œuvres littéraires et de ses talents artistiques, Jean Cocteau insista toujours sur le fait qu’il était avant tout un poète et que tout travail est poétique.. »
Biographie
« Clément Eugène Jean Maurice Cocteau est né le 5 juillet 1889, dans la maison de son grand-père maternel, place Sully à Maisons-Laffitte1 dans une famille bourgeoise de Paris. Son père, Georges Alfred Cocteau, né le 8 juillet 1842 à Melun, avocat et peintre amateur, et sa mère, Marie Junia Émilie Eugénie Lecomte, née le 21 septembre 1855 à Maisons-Laffitte, se sont mariés le 7 juillet 1875 dans le 9e arrondissement de Paris3. Son grand-père paternel, Athanase Cocteau (1798-1865) était notaire et maire de Melun, son grand-père maternel, Eugène Lecomte (1828-1906), agent de change et collectionneur d’art, son oncle maternel, Raymond Lecomte, diplomate.
Son père qui vivait de ses rentes se suicide le 5 avril 1898 à Paris, Jean Cocteau portera longtemps cette blessure. Il a une grande sœur, Marthe (1877-1958) et un grand frère, Paul (1881-1961). Il découvre le théâtre et le cinéma à six ans.
Dès l’âge de quinze ans, Cocteau quitte le cocon familial. Élève au lycée Condorcet avec notamment comme camarade le vénéneux Pierre Dargelos qui exerce sur lui une véritable fascination, il manifeste peu d’intérêt pour les études, est renvoyé du lycée pour indiscipline en 1904 et rate son baccalauréat deux fois.
En 1908, le tragédien Édouard de Max organise au théâtre Femina une matinée poétique avec le premier récital des poésies du jeune Cocteau… »
Raymond Radiguet
« En 1918, Max Jacob lui présente le jeune poète Raymond Radiguet. Il exercera sur la courte carrière de ce dernier une influence prépondérante : Jean Cocteau aussitôt devine — « À quoi ? Je me le demande », écrira-t-il plus tard dans La Difficulté d’être — un talent caché. Enthousiasmé par les poèmes que Radiguet lui lit, Cocteau le conseille, l’encourage et le fait travailler ; il l’aide ensuite à publier ses vers dans les revues d’avant-garde, notamment dans Sic et dans Littérature.
Les deux hommes entreprennent beaucoup de voyages ensemble. Toujours en admiration devant le talent littéraire de Radiguet, Cocteau promeut les travaux de son ami dans son cercle artistique, et s’arrange pour faire publier par Grasset Le Diable au corps (une histoire en grande partie autobiographique sur le rapport adultère entre une femme dont le mari est au front et un homme plus jeune), exerçant son influence pour recueillir le prix littéraire du « Nouveau Monde » pour le roman…. »
Cocteau et les Bourgoint
« C’est à l’hôtel Welcome à Villefranche-sur-Mer où il réside que Jean Cocteau lie connaissance avec la famille Bourgoint ; ils se sont connus à travers un ami commun, Christian Bérard, un peintre qui réalisa les décors des pièces de théâtre de Cocteau. Les Bourgoint avaient trois enfants, les jumeaux Maxime et Jeanne, et le cadet Jean.
Jeanne et Jean Bourgoint revirent Cocteau en 1925. Jean Cocteau rencontre à Meudon, le 15 juin 1925 chez les Maritain, Charles Henrion. Ce disciple de Charles de Foucauld, vêtu d’un burnous blanc orné du Sacré-Cœur rouge, fait une grande impression sur Cocteau, qui se convertit. Le 19 octobre, Jean Cocteau communie, entouré de Jean Bourgoint et de Maurice Sachs. Ils se fréquentent jusqu’en 1929, date à laquelle Jeanne se suicide, laissant son frère démuni. La vie de Jeanne et de Jean Bourgoint impressionne tant Cocteau qu’il se met presque aussitôt à écrire leur histoire qui deviendra Les Enfants terribles. »
Maturité
« Dans les années 1930, Cocteau aurait eu une liaison avec la princesse Nathalie Paley, fille morganatique d’un grand duc de Russie, elle-même modiste, actrice ou modèle et ancienne épouse du couturier Lucien Lelong. Elle aurait été enceinte, mais la grossesse n’aurait pu être menée à son terme, ce qui plongea Cocteau et la jeune femme dans un profond désarroi. Cocteau évoque la fausse couche de Nathalie dans Le passé défini, et dit que cet avortement serait la conséquence d’une scène violente avec Marie-Laure de Noailles : « Elle est responsable de l’avortement de Nathalie ». Cependant, Cocteau ayant initié la princesse à l’opium, il se peut qu’il y ait eu des répercussions dues à cette drogue sur la grossesse…. »
Œuvres
La Bibliothèque historique de la ville de Paris possède un fonds Jean Cocteau composé de manuscrits, correspondances ou encore photographies acquises en trois temps : l’achat d’une partie des manuscrits entre 1990 et 2002, l’achat de la bibliothèque de Cocteau à partir de 1995 et la donation Pierre Bergé en 2006. Pierre Bergé est l’ayant droit moral des œuvres de l’écrivain et président de la fondation Cocteau.
Œuvres littéraires
Poésie
1909 : La Lampe d’Aladin
1910 : Le Prince frivole
1912 : La Danse de Sophocle
1919 : Ode à Picasso – Le Cap de Bonne-Espérance
1920 : Escale – Poésies (1917-1920)
1922 : Vocabulaire
1923 : La Rose de François – Plain-Chant
1925 : Cri écrit
1926 : L’Ange Heurtebise
1927 : Opéra
1934 : Mythologie
1939 : Énigmes
1941 : Allégories
1945 : Léone
1946 : La Crucifixion
1948 : Poèmes
1952 : Le Chiffre sept – La Nappe du Catalan (en collaboration avec Georges Hugnet)
1953 : Dentelles d’éternité – Appoggiatures
1954 : Clair-obscur
1958 : Paraprosodies
1961 : Cérémonial espagnol du Phénix – La Partie d’échecs
1962 : Le Requiem
1968 : Faire-Part (posthume)
Romans et récits
1919 : Le Potomak (édition définitive 1924)
1923 : Le Grand Écart – Thomas l’imposteur (roman)
1928 : Le Livre blanc
1929 : Les Enfants terribles
1940 : La Fin du Potomak
2012 : La Croisière aux émeraudes (posthume) etc.
Pour lire l’article complet et surtout les nombreux renvois :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Cocteau
Signé : quelqu’un qui voudrait bien être un nouvel « Orphée »
Photo : www.autocult.f
Jean Cocteau au travail



