Festival “Tango, Swing et bretelles” à Montceau
Plus de trois cents spectateurs pour Yuri Buenaventura à l'Embarcadère
Il accueillait un amoureux de la France, qui a reçu son public en français, parfois aussi dans sa langue natale en échangeant avec les latinos présents dans la salle.
« N’importe quelle difficulté est surmontable par la lumière, par l’amour »
Dans un français quasi-parfait le chanteur colombien a transmis tout au long de la soirée des messages d’amour, de paix et de joie.
Il a raconté son pays, la guerre, les difficultés, mais aussi pour lui l’espoir et la foi de voir la paix dans le monde.
Et avant d’entamer sa première chanson, le chanteur a ajouté : « N’importe quelle difficulté est surmontable par la lumière, par l’amour. Chez nous, nous avons la guerre. Merci de nous accompagner dans cette lumière, cette flamme de vie ».
Un amour pour la France
Yuri Buenaventura a déclaré sa flamme à la France tout au long de la soirée et d’abord à la Bourgogne en parlant de ses spécialités viticoles ! Il a déclaré son admiration de Georges Brassens, qui pour lui était un compositeur de salsa. Il disait ce samedi soir « ses propos sont simples et universels ».
Charles Aznavour, Claude Nougaro ou encore Jacques Brel ont aussi fait partie de la soirée.
Dans cette salle de l’Embarcadère, le chanteur a pris le temps à plusieurs reprises de regarder les spectateurs, les yeux dans les yeux. Il les a invités à danser devant et sur la scène. Des bras ses sont levés, les corps ont bougé au rythme de la musique colombienne, de la salsa. Il donnait des cours de danse, montrait les rythmes. C’est avec le rire et le cœur d’un enfant qu’il s’est partagé.
Pour l’artiste, il avait l’impression de se retrouver en famille. Et pour lui, comme pour la salle, l’émotion était palpable. Comme en famille, on fait le banc bourguignon. Et oui ! Yuri a découvert ce samedi soir le banc bourguignon. Il a trouvé ce rythme très agréable, très joli. Avec ses musiciens, il a même revisité le banc bourguignon. Il fallait être là pour voir cela !
Et sur la scène chacun était à sa place. Une véritable complicité entre l’artiste et ses musiciens était palpable.
La musique, c’est l’émotion !
Yuri Buenaventura a même partagé sa vision de la musique : la musique comme une fréquence, de l’émotion, de la physique quantique. La musique et la danse qui exorcisent ce que nous vivons chaque jour.
Ce samedi soir, Yuri Buenaventura a exorcisé la guerre, les histoires des otages.
A chaque chanson, à chaque note, c’est tout son corps qui vit le souffle et le rythme de chaque instrument.
Ce samedi soir, l’Embarcadère a dansé, a chanté au rythme de l’Amérique latine. Et à la fin de la soirée, l’artiste repartait avec le banc bourguignon et une immense gratitude pour ce moment partagé avec le public. Yuri Buenaventura était touchant et touché par la salle.
Il a conclu sa représentation par la chanson de Jacques Brel « Ne me quitte pas ».
Yuri, les spectateurs de ce samedi soir ne vous quittent pas ! Vous les emportez maintenant avec le banc bourguignon !
Et vous restez dans leur cœur. En sortant, on pouvait entendre « ça envoie du lourd ! » ou encore « c’était bon ».
Encore une belle soirée avec le TSB ! Quel concert !
EM







































