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vendredi 16 décembre 2011 à 13:26

Voeu sur l’avenir de la filière nucléaire et de la politique énergétique

Présenté et adopté à l'unanimité par les deux groupes constituant l'assemblée départementale, ce vendredi matin



Depuis hier jeudi, l’assemblée départementale est réunie à Mâcon et, en fin de matinée de ce vendredi, une délégation du syndicat CFDT d’Areva est intervenue devant les conseillers généraux pour aborder l’avenir de la filière nucléaire.


Arnaud Montebourg, le président, a non seulement permis à cette délégation de s’exprimer mais a fait adopter un voeu par l’assemblée ; voeu que vous pourrez lire ci-dessous. A noter encore que cette délégation était composée de : Mme Maureen Kearney, secréatire du comité de Groupe européen, Jean-Pierre Bachmann, coordinateur CFDT Groupe Areva, Patrick Buchot, délégué syndical central CFDT Areva et Fabrice Martinerie, délégué syndical CFDT Areva NP Chalon/Saint-Marcel.




Voici ce vœu sur l’avenir de la filière nucléaire et de la politique énergétique présenté par le groupe des élus de la majorité, socialiste, radicale et divers gauche et le groupe Union pour l’avenir de la Saône-et-Loire.


« Un nouvel horizon pour notre politique énergétique


Pour des raisons environnementales désormais urgentes liées aux bouleversements climatiques imminents annoncés par les climatologues et reconnues sans contestation par la communauté scientifique mondiale, il est impératif de réduire nos consommations de CO2 et nos émissions de gaz à effet de serre.


Par conséquent, la France doit organiser et réussir sa transition énergétique en évitant deux écueils symétriques : le tout-pétrole et le tout-nucléaire qui constituent deux dépendances déraisonnables, l’une comme l’autre nous évitant de développer les énergies renouvelables et alternatives.


La question de l’avenir de la filière nucléaire doit être posée à travers la nécessité de prendre appui sur elle pour réussir la transition énergétique en assurant la sécurité nationale de nos approvisionnements énergétiques, la sûreté du processus de production dans les centrales existantes, la compétitivité de notre territoire par le prix de l’électricité ainsi que le maintien du pouvoir d’achat et de l’emploi.


Notre politique énergétique doit donc impérativement se moderniser et s’adapter.


Une politique industrielle à rebâtir


La désindustrialisation de notre pays atteint une cote désormais dangereuse. En France, ces dix dernières années, la part de l’industrie dans le PIB a diminué en 10 ans de 24 à 16% du PIB et l’emploi industriel a diminué de 18%, avec une perte nette de 750.000 emplois industriels dans la décennie.


L’avenir et le soutien à la filière industrielle nucléaire est donc d’intérêt national et local. L’avenir de l’emploi en Saône-et-Loire mais aussi la compétitivité de l’économie française par la modération du prix de notre électricité sont en jeu.


En Saône-et-Loire, l’emploi industriel représente plus du quart de l’emploi total et plus du quart de cet emploi industriel concerne les secteurs de la métallurgie, travaillant notamment pour la filière nucléaire.


Innovation, recherche, Industrie : les impératifs à promouvoir


Pour engager la transition énergétique et pour relancer une véritable politique industrielle, il est primordial de s’appuyer sur les savoir-faire de la filière nucléaire, qui permettront d’engager la diversification de nos modes de production d’électricité, en développant les énergies renouvelables et alternatives. C’est le rôle de la filière nucléaire, de ses fleurons, du CEA à AREVA, de conduire cette diversification.


Pour l’heure, l’abandon unilatéral du nucléaire, comme l’a décidé l’Allemagne, se traduirait inévitablement par un recours accru au charbon et au gaz, dont les prix sont déjà en augmentation sensible.


Il convient donc de s’appuyer sur les connaissances techniques et l’expertise du secteur énergétique nucléaire pour faire face à ces défis. L’EPR est ainsi un programme qui doit être défendu et poursuivi. La technologie française – celle de l’EPR en particulier – ne peut être confondue, en termes de sûreté, avec ses concurrents « low cost », car l’EPR constitue une amélioration de la sécurité des centrales nucléaires existantes, ainsi qu’une diminution des déchets.


En aucun cas, la recherche ou l’innovation ne doivent être abandonnées dans aucun domaine en France. La filière nucléaire, dans sa préservation mais surtout dans sa capacité de mutation et d’évolution, d’ouverture aux autres sources d’énergies, en particulier renouvelables, est un atout pour notre pays.


En conséquence, les élus du Conseil général de Saône-et-Loire :


1 – Demandent le maintien du programme EPR, ainsi que le développement de la diversification par les entreprises de la filière nucléaire dans les énergies renouvelables et alternatives ;


2 – Appellent à déterminer une politique industrielle dans le domaine énergétique en fixant le cap du mix énergétique qui devra permettre à terme de passer de 75% à 50% pour ce qui est de la part du nucléaire dans la production d’électricité, en organisant la hausse accélérée des énergies renouvelables ;


3 – Demandent à AREVA de développer les savoir faire liés au démantèlement des centrales arrivées à obsolescence ;


4 – Appellent à s’appuyer sur nos secteurs industriels les plus performants pour réaliser la transition douce vers le mix énergétique et donc à préserver l’industrie nucléaire, fleuron technologique. « 








Un commentaire sur “Voeu sur l’avenir de la filière nucléaire et de la politique énergétique”

  1. ROBERTO dit :

    OK pour le nucléaire. Mais il existe aussi des moyens de production électrique par le charbon; entre autre; mais de manière propre avec de nouveaux procédés qui font leurs preuves et qui générent très peu de gaz nocifs à l’environnement.Il serait peut être interressant d’y regarder de plus près car il y a urgence dans bien des domaines. Cela fait partie de la diversité de production électrique de pointe qu’il faudra toujours fournir.