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mercredi 18 novembre 2020 à 06:53

“Tir sur un loup en Saône-et-Loire” (Politique)

"Les écologistes appellent à un dialogue pacifié..."





Communiqué

 

 

“pour construire une politique de cohabitation entre les troupeaux et une espèce protégée.

 

Vendredi soir, dans le cadre d’une opération de tir de prélèvement autorisé par les services de l’État, un loup a été tué en Saône-et-Loire. Repérée en 2019, la présence du loup s’est confirmée cet été, après quasiment un siècle d’absence.

 

Rappelons que chaque espèce animale joue un rôle dans l’équilibre écologique. Au sommet de la chaîne alimentaire, le loup en régulant les herbivores sauvages favorise le développement des arbres. De plus, il joue un rôle sanitaire lorsqu’il régule les cheptels de bêtes malades et blessées évitant ainsi la propagation d’épidémies.

 

S’il est un élément d’équilibre, il représente en effet une menace pour les activités liées à l’élevage.

 

Néanmoins, si l’agriculture et l’élevage. en particulier, vont très mal le loup ne peut pas servir de bouc émissaire au désarroi des éleveur-e-s. Les causes de la crise sont ailleurs : la concurrence internationale est l’une des principales causes qui mettent en péril le pastoralisme traditionnel.

 

Alors qu’aucune information transparente démontrant que les agressions décrites sont susceptibles d’être rattachées à une attaque de loup, la méthode qui consiste à autoriser un tir défensif, sans évaluation transparente des mesures préalables visant à concilier la viabilité de l’espèce et la protection des troupeaux conformément au Plan Loup, nous nous interrogeons.

 

C’est pourquoi les écologistes demandent l’ouverture d’une large concertation entre les services de l’État, les éleveurs, les associations de protection de la nature pour d’une part évaluer de façon transparente les mesures de protection des troupeaux mises en œuvre et travailler à une véritable politique de cohabitation entre éleveurs et loup sur notre territoire d’autre part.

 

Il va falloir rapidement dépasser les débats « pour ou contre » le loup qui n’ont aucun sens. Si nous voulons enrayer le déclin de la biodiversité sur laquelle reposent 40 % des échanges économiques mondiaux, nous devons apprendre à cohabiter avec le vivant. Nous devons être réalistes et pragmatiques : l’éradication du loup est impossible. Il se disperse sur le territoire, petit à petit, et ce mouvement est irréversible. C’est de plus un signal positif alors que la biodiversité s’effondre.

 

Certains éleveurs, en Savoie et en Italie, ont choisi la cohabitation plutôt que l’affrontement avec le loup. Le renforcement des clôtures électriques, le recours aux chiens de protection, l’installation de caméras automatiques pour vérifier l’efficacité de l’installation protectrice ont fait disparaître les attaques.

 

Notre département et notre Région, auprès des éleveurs, doivent anticiper ce phénomène et s’adapter à l’installation du loup pour protéger les troupeaux.

 

Seul un dialogue pacifié avec celles et ceux qui le souhaitent, de véritables moyens accordés aux éleveurs par l’intermédiaire des mesures du Plan Loup, et une gestion « adaptative » des loups présents, comme le demandent les scientifiques, avec un développement des recherches de terrain sur des protocoles divers à tester permettront de trouver un équilibre entre reconquête de la biodiversité et sécurisation des troupeaux.

 

La conciliation est possible, elle est surtout souhaitable.”

 

Claire Mallard, secrétaire régionale EELV Bourgogne

 

Fabien Robert, responsable régionale de l’Alliance Ecologiste Indépendante

 

 

 

 



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9 commentaires sur ““Tir sur un loup en Saône-et-Loire” (Politique)”

  1. la berthe dit :

    Vous dites ” un siècle qu’il n’y a plus de loup ” ? conclusion : on s’en passait très bien !!
    Par ailleurs, dites moi : ” quel est le prédateur du loup dans nos campagne ? ” ( prédateur naturel bien sûr )

    • Keroberos71 dit :

      Les agriculteurs se plaignent du trop grand nombre de sangliers et de cerfs, dites moi: “quel est le leur prédateur naturel?”

      • la berthe dit :

        très facile ” le renard ”
        En effet, plusieurs cas constatés.
        Les renards dévorent les jeunes marcassins et les jeunes chevrillards.
        Des amis agriculteurs ont vu des renards ( ils chassent souvent à deux ) courir après des veaux très peu de temps après leur naissance. Bien sûr je ne parle pas des agneaux qui sont tués également par des renards.
        Si en plus, on rajoute le loup, cette fois c’est la catastrophe.
        Quand je lis le communiqué ci-dessus ce n’est ni plus ni moins qu’un article de campagne électorale avec des propos démagogiques.
        Il est vrai que les élections cantonales approchent. Si toutefois elles ne sont pas repoussées.
        Et qu’est ce qu’on ne raconterait pas au nom de la biodiversité.

  2. josiane49 dit :

    c’est l’homme le prédateur du loup ! avec un fusil, bien sûr !!!mais on a tous massacré ces loups il y a un siècle et plus ! Berthe, vous semblez heureuse qu’il n’y ait plus de ces magnifiques animaux, pourtant protégés ! moi, je souhaite son retour ! et tant pis pour vous si ça ne vous plait pas !

  3. beber71 dit :

    ah ces écolos toujours les mots pour trouver une excuse aux merdes de chiens sur les trottoirs. Le déclin de la biodiversité ne vient pas uniquement que de la disparition des loups ou autres animaux sauvages amis aussi de la disparition des paysans qui gèrent au mieux les terres agricoles et forestières.

  4. Daniel Z dit :

    Si j’ai bien compris, ce loup a été abattu non après une autorisation de tir de prélèvement mais sur une autorisation de tir de défense.
    La nuance est de taille et j’ai des difficultés à croire que votre lapsus soit involontaire, au vu de nombreuses compétences dont vous vous affublez, et qui sont peut être réelles.

  5. LibEgFra dit :

    Nos amis écolos vont bien nous créer une association de sauvegarde des sapins.

  6. jojo1371 dit :

    marre de ces ecolos bobo, comme interdire la peche pendant le confinement , absurde

  7. BGSB dit :

    “Néanmoins, si l’agriculture et l’élevage. en particulier, vont très mal le loup ne peut pas servir de bouc émissaire au désarroi des éleveur-e-s.” : Le sujet n’était pas là !
    Le sujet était : “Faut-il abattre un loup (à priori solitaire) au comportement déviant, qui massacre et tue beaucoup plus d’animaux en une nuit qu’il ne lui en est nécessaire pour vivre plusieurs jours ?”

    Personnellement, je dis oui.

    Sinon, bien sûr que les loups sont nécessaires à l’équilibre naturel !

    Quand l’homme essaie de réguler cet équilibre ( à travers la chasse ou l’introduction d’espèces non endémiques), ça finit toujours en catastrophe écologique …