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mercredi 19 mai 2021 à 18:55

Le centre de santé départemental se penche sur de la santé mentale aux côtés du Centre hospitalier de Sevrey

Mieux connaître pour mieux soigner en travaillant ensemble





En signant un partenariat ce mardi 18 mai 2021, André Accary, Président du Département de Saône-et-Loire, et Philippe Collange-Campagna,directeur du Centre hospitalier de Sevrey, entendent améliorer la prise en charge et l’accès aux soins en matière de pathologies psychiatriques et détresse psychologique. Une première en Saône-et-Loire mais aussi au niveau national qui vient conforter leur précédent engagement dans le projet territorial de santé mentale signé en décembre 2019.

 

La notion de santé mentale regroupe aujourd’hui 500 troubles psychiques qui se traduisent par des difficultés à dormir, à contrôler ses émotions, à se concentrer, à s’alimenter correctement, à déprimer… La santé mentale est le premier problème de santé publique, devant les maladies cardio-vasculaires et les cancers. Pour autant, si le sujet reste encore tabou parce qu’il fait peur, de plus en plus de personnes sont concernées, conséquence directe de la crise sanitaire.

 

La Saône-et-Loire n’échappe pas à ce constat conforté par une enquête de spécialistes du centre hospitalier spécialisé de Sevrey qui révèle qu’en Saône-et-Loire, 67,7% des ordonnances comportent au moins un psychotrope (anxiolytiques, hypnotiques, antidépresseurs, neuroleptiques etc.).

 

Améliorer l’utilisation de certains médicaments

 

En créant le premier Centre de ressources et d’expertise en psychopharmacologie en France, le CHS de Sevrey entend améliorer l’usage de ces médicaments, notamment en formant les professionnels de santé qui les prescrivent.

C’est un des axes forts de la convention signée ce mardi avec le Centre de santé départemental pour l’ensemble des médecins du secteur nord du département (des centres territoriaux de santé d’Autun, Le Creusot, Montceau-les-Mines, Louhans et Chalon-sur-Saône). Les deux autres axes de la convention consisteront à faciliter la prise en charge des patients et à envisager des recrutements ensemble pour des spécialistes qui souhaiteraient partager leur temps de travail en milieu hospitalier et en cabinet.

 

Les objectifs sont multiples :

– Mieux connaître pour mieux soigner, mieux orienter

– Mieux mailler le territoire en mettant en réseau tous les acteurs de la santé mentale

– Permettre au plus grand nombre un suivi adapté

– Développer la télé-expertise dans les Ehpad (60% des personnes âgées consomment des anxiolytiques de manière chronique en Saône-et-Loire )

– Prévenir des risques d’accoutumance (23% des jeunes filles ont déjà pris un anxiolytique à 16 ans).

 

Un des taux de suicides les plus élevés d’Europe

 

Avec environ 9 000 décès par suicide par an, la France présente un des taux de suicides les plus élevés d’Europe. Parmi les 20 % des personnes interrogées qui déclarent avoir déjà envisagé sérieusement de se suicider, 11 % déclarent l’avoir envisagé durant la période de confinement, 17 % depuis la fin du confinement [Enquête IFOP et Fondation Jean Jaurès].

 

60 spécialistes exercent au centre hospitalier spécialisé de Sevrey.

 

L’offre de soins comprend :

– Un pôle clinique de psychiatrie générale

– Un pôle « Prévention et Soins Ambulatoires en psychiatrie générale »

– Un pôle de psychiatrie infanto-juvénile départementale

– Un pôle médico technique

 

Le réseau Psy en Saône-et-Loire comprend :

– Des services d’hospitalisation (court séjour et réhabilitation longue)

– Le Centre hospitalier spécialisé de Sevrey pour les habitants adultes du Grand Chalon, de la Bresse Bourguignonne, du Creusot-Montceau et de l’Autunois mais aussi pour l’ensemble des enfants et des adolescents du département ;

– Le centre hospitalier de Mâcon pour le Mâconnais et le Charolais-Brionnais uniquement pour les adultes ;

– La clinique Val Dracy, pour des hospitalisations en court et moyen séjours, dans un milieu médicalisé ouvert ;

– La clinique Le Gouz, 1er établissement en France dédié à la prise en charge psychiatrique des professionnels de santé.

 

Nouveau à Sevrey : un dispositif dédié à la prévention de la récidive suicidaire (VIGILAN’s)

 

Des services de soins ambulatoires sont disponibles parmi lesquels :

– Des centres médico-psychiatriques

– Des Centres d’Accueil Thérapeutiques à Temps Partiel (CATTP) et des hôpitaux de jour

– Des services d’équipes mobiles (psy-périnatalité, pédopsychiatrie, précarité, gérontopsychiatrie)

– Des ateliers thérapeutiques

– Des prises en charge à domicile (visites à domicile et Unité Psychiatrie Intensive à Domicile [UPSIDom])

 

Vous pouvez contacter la Cellule d’appui et de coordination en santé mentale de 9h à 17h30 du lundi au vendredi :

Tel. : 0 800 071 000

Service et appel gratuit

 

EM

 

 

 

 

 



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Un commentaire sur “Le centre de santé départemental se penche sur de la santé mentale aux côtés du Centre hospitalier de Sevrey”

  1. Elyane dit :

    Pour que la psychiatrie soit prise en charge dans les meilleures conditions possibles, encore faudrait-il prévoir de remettre le diplôme d’infirmier psy avec formation adéquate et à la hauteur des attentes vu la situation actuelle. C’est pourtant une évidence, il ne fallait pas supprimer cela…. Déjà il y a quelques années.
    Il faut énormément de compétences humaines, de force physique et mentale, pour œuvrer au quotidien en ce secteur complexe, pour faire face à des patients de plus en plus malmenés déjà en période « normale » mais aggravée par cette situation de « crise », de « guerre ».
    Il ne faut pas perdre de vue que le personnel soignant, de plus « psy » est le premier à subir ces chamboulements et qu’il faut tout mettre en œuvre pour qu’ils assument au mieux leur magnifique profession… Moyens humains… Financiers… Formations… Diplômes PSY appropriés.

    Extrait de :
    Entre hier et aujourd’hui, le métier d’infirmier en psychiatrie
    Anne-Marie Leyreloup
    Dans Sud/Nord 2010/1 (n° 25), pages 121 à 128

    https://www.cairn.info/revue-sud-nord-2010-1-page-121.htm

    (L’infirmier de secteur psychiatrique n’a jamais aussi bien porté son nom. Et pourtant, avec l’arrêté du 23 mars 1992, on assiste à la fusion des formations d’infirmier en soins généraux et en soins psychiatriques. Et c’est la fin du diplôme d’infirmier de secteur psychiatrique. Les infirmiers de secteur psychiatrique sont mis en cadre d’extinction. Des « mesures transitoires » mal évaluées, réévaluées, dévaluées ont accrédité l’idée que les infirmiers diplômés en psychiatrie étaient des sous-infirmiers au service de sous-malades 
    …. Les infirmiers de secteur supportent mal la perte de leur diplôme. Le manque de reconnaissance infligé a rendu la blessure très rude.)