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mercredi 13 octobre 2021 à 05:20

Saône et Loire et au-delà : Un cauchemar quotidien pour une piscine rêvée Création d’un collectif de défense

Ils en rêvaient de leur piscine, et ce fut le début du cauchemar...



 



 

Ce samedi après-midi, une dizaine de familles, victimes d’installations hasardeuses et défectueuses de piscine, se sont réunis à Palinges au domicile de Gérard B. afin de voir quelle suite ils allaient donner à leur problème commun, lié à l’installation d’une piscine. En effet, ce sont déjà plus de 10 dossiers qui sont sur la table.

C’était la première fois que le groupe se rencontrait et finalisait les nombreux contacts téléphoniques ou échanges par mails entrepris depuis plusieurs semaines.
Un point commun les réunit : le pisciniste qui avait en charge de réaliser leur projet n’a pas finalisé ce dernier dans de bonnes conditions voir même n’a rien fait comme travaux chez Mme S. par exemple, et a empoché l’acompte de 9 000€ de cette personne qui croyait dans un premier temps signer un devis et non un contrat.

Chacun des participants, photos à l’appui, courriers en copie, expose sa situation, son projet et la réalisation, les manquements du professionnel. Les circonstances sont identiques : le professionnel vient quelques heures, repart, fait des « choses » rapidement, repart, reste plusieurs semaines sans revenir, laisse du matériel, saccage l’environnement immédiat, casse et au final, les travaux n’avancent pas ou alors d’une manière suspecte.
La coque est penchée, se soulève, les margelles ne sont pas installée ou alors débordent, ne sont pas fixées, la pompe est tombée en panne, le circuit électrique est hors norme, il faut tout refaire, …

Bref, autant de malfaçons ou de travaux effectués d’une manière brouillonne et dangereuse.

Devant cette situation, le manque manifeste de dialogue avec le pisciniste, plusieurs personnes ont envoyé des mises en demeure, d’autres ont fait appel au conciliateur, mais rien n’a fait bouger les lignes.

Cet artisan fait partie d’un réseau qui se vante d’être leader au niveau européen, Léa Composites. Le problème est que le pisciniste est agréé par cette enseigne et fait partie du réseau pour la vente et l’installation de coque.
Les consommateurs ont contacté son assureur qui précise que le professionnel n’a pas la garantie décennale pour l’activité piscine. Léa Composites indique qu’il l’a.

Sûr, il y a problème…

Comment sont recrutés les installateurs ? Sont-ils tous dans le même cas que celui-ci ? Y-a-t-il d’autres professionnels qui n’ont pas toutes les garanties ?

Le professionnel n’a pas d’habilitation électrique, ni spécialité en hydraulique…

 

La question se pose, comment peut-il installer raisonnablement des piscines dans de bonnes conditions de sécurité pour les usagers ? Le franchiseur se soucie-t-il de son image ?

En toute logique, il ne devrait pas y avoir beaucoup à attendre pour que le fabricant et le distributeur réagissent et donnent un signe positif aux personnes impactées et lésées par le pisciniste défaillant. Si ces professionnels sont attentifs à la dégradation de leur image que peut engendrer de telles situations, et à terme, la perte de nombreux marchés car étant donné la situation cela devrait faire des vagues, des rouleaux même et avoir des conséquences sur ce marché florissant de la piscine !

(Avec près de 3 millions de piscines, la France est devenu le deuxième marché au monde derrière les États-Unis)

Le groupe réuni a donc décidé de créer un collectif, de s’adresser à un cabinet d’avocats spécialisé dans ce genre d’affaires pour prendre en charge ce dossier afin de lancer une action collective.

De notre côté, nous avons essayé de joindre le pisciniste mais sans succès. Il semble que le pisciniste a mis à l’arrêt son activité. Sur son site, on peut lire le message « VOTRE PISCINISTE …….. ……… A FERMÉ SES PORTES »

Par contre, Philippe Pasquier, le président directeur général de Léa Composites nous a accordé un entretien téléphonique dans lequel il reconnaît la défaillance du pisciniste dans la réalisation de ses chantiers.

Le dirigeant précise que dans le secteur de la piscine, il y a un engagement professionnel, une charte de déontologie des pisciniers, et la charte de Léa Composites, à signer par chaque distributeur. Cette charte d’engagement oblige l’artisan d’avoir la garantie décennale.
« Le pisciniste en question, basé dans la région digoinaise, a été référencé par notre recruteur. Il a fourni une attestation décennale ».

Son assureur, le groupe MMA, indique qu’il a cette garantie pour l’activité « paysagiste » mais pas pour la pose de piscine.
Philippe Pasquier rajoute que l’attestation MMA indique que l’artisan est couvert pour tous les travaux de construction. Il y a donc désaccord entre l’assureur et l’entreprise.

De plus, Philippe Pasquier poursuit : «Il comprend la colère des victimes mais il estime qu’elles ont été négligentes. Ont-elles signé des certificats de fin de chantier avec réserve ou pas ?
IL dit clairement que le pisciniste « a pété un câble ». Il précise que de son côté, « l’entreprise Léa Composites l’a rayé de sa liste de distributeurs. C’est malheureux , mais il ne fait plus partie du réseau. On a essayé de jouer un rôle de facilitateur, de favoriser la médiation, mais ça n’a rien donné.
Il est en contentieux chez nous avec des impayés pour plusieurs piscines. Il est défaillant. On a annulé toutes ses commandes ».

« On essaie de trouver un maillage pour le remplacer le plus vite possible.
Maintenant, ça va être aux assurances et aux avocats de prendre l’affaire en main… »

Gérard B. se souvient d’un échange avec le pisciniste lui faisant une belle tirade : « Mr B. ce ne sera jamais Versailles chez vous » et moi de lui rétorquer « C’est vrai vous en avez fait Verdun ! »

 

J.L Pradines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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3 commentaires sur “Saône et Loire et au-delà : Un cauchemar quotidien pour une piscine rêvée Création d’un collectif de défense”

  1. loupblanc dit :

    demander à caque entreprise avant travaux son assurance décennale …( copie papier )
    la plupart des auto-entrepreneurs ne connaîtraient pas
    et le no d’assurance doit être inscrit sur le devis comme son numéro siret , etc…

  2. naxos dit :

    Il faut engager des procedures d injonction de faire
    voir le tribunal d instance c est gratuit et fait pour ca
    vous tapez injonction de faire dans google tout est explique

    bon courage

  3. The Madalorian dit :

    Même si après cet article rien ne se passe, peut être un coup de fil à Julien Courbet sur RTL (ça peut vous arriver) pourrait arranger les choses ou au moins vous aidez pour les procédures .

    Bon courages à tous !