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lundi 4 mars 2013 à 10:43

Secours Catholique Caritas France

"En finir avec le gâchis"



« Proposer aux associations caritatives les produits alimentaires retirés du marché pour tromperie sur la marchandise provoque une réaction ferme de la part du Secours Catholique Caritas France.

 

Bien que nous ne soyons pas en capacité de gérer le stockage, la conservation et la distribution à grande échelle de l’aide alimentaire et que nous répondions aux personnes dans le besoin avec des chèques d’accompagnement, nous ne pouvons pas rester à l’écart de cette proposition de donner aux associations caritatives les plats cuisinés frauduleux avec de la viande de cheval. Nous restons comme au moment de la réduction de l’aide alimentaire européenne, solidaires des Associations directement concernées : La banque Alimentaire, Les Restos du Cœur, le Secours Populaire.

 

Bien évidemment, si ces produits sont certifiés sains et bons, il ne faut pas ajouter le gaspillage à la tromperie et à la fraude. Mais tout de même, avoir comme premier réflexe de proposer aux plus pauvres ce qui n’est pas conforme ou que les autres n’ont pas envie de consommer, devrait provoquer une sainte colère. Et les arguments ne manquent pas.

 

– En premier, les personnes  pauvres qui ont une dignité égale à tout un chacun,  ne doivent pas être « la caution morale à un système de production et de commercialisation devenu amoral »

 

– A travers ces révélations, c’est toute une filière qui est montrée du doigt, comme tout un système où les économies sont réalisées sur les matières premières et le coût du travail, sans oublier que la chaîne des responsabilités est complètement diluée. L’avertissement est venu aussi de Benoît XVI qui a dénoncé depuis longtemps « la course effrénée au profit qui met l’humanité en danger »

 

– Par ailleurs, il ne faut pas se tromper de combat… Le problème des personnes qui sollicitent les aides n’est pas l’accès à l’alimentation mais l’accès à des ressources pour mieux vivre.

 

– Enfin, se défausser sur les associations caritatives, c’est leur faire supporter les coûts de stockage, de logistique qui logiquement reviennent à ceux qui sont responsables de cette situation.

 

Il y a d’autres solutions, qui laissent aux responsables les coûts de gestions de cette situation, qui permettent de ne pas gaspiller les denrées alimentaires qui seraient reconnues saines par les pouvoirs publics et qui permettent aux personnes qui sont dans le besoin d’être des consommateurs comme les autres.

 

 Respecter la dignité des personnes que nous accueillons, c’est leur permettre d’accéder à leur droit. Les solutions existent, il faut les chercher ailleurs que sous le sabot du cheval. »

 

Secours Catholique Caritas France
Délégation Bourgogne  
Claude Chauby, Président

 

 

LOGO SECOURS CATHOLIQUE

 

 

 

 

 







2 commentaires sur “Secours Catholique Caritas France”

  1. mams dit :

    Ces produits ne peuvent pas légalement être vendus, c’est pour cela qu’ils sont proposés aux dons… Je ne vois pas où est le mal de les proposer en priorité aux associations…
    Quelles autres alternatives y auraient ils?
    En quoi la dignité d’une personne serait-elle bafouée par cette proposition?
    On crie à l’indignation de savoir que les produits périmés des grandes surfaces sont aspergés de javel où autres produits corrosifs pour que les gens ne puissent pas les récupérer dans les poubelles, et là on crie à l’indignation parce que des produits consommables mais pas vendables sont donnés au lieu d’être détruits….

    Moi, du cheval, j’en mange, je veux bien qu’on me les donne ces plats!!! Et pourtant, j’ai aussi une dignité!

  2. chimel dit :

    bsr ,

    ex benevole du secours catho je suis tout a fait de votre avis et si je respecte le president je ne partage pas tout a fait son commentaire je crois qu’aider avec tact et discretion les gens dans une passe dificile n’est pas les mépriser .quand a l’antenne de montceau nous avions une epicerie de type social je crois que nous aurions accepté avec plaisir ces aliments et que les accueillis les auraient recus et appreciés sans se poser trop de questions existentielles .