Travailleurs sociaux de la Territoriale
La CFDT les appelle à une « Gueulante sociale » le jeudi 13 juin
« La France est le dernier grand pays à traîner les pieds pour ajuster le statut des travailleurs sociaux et reconnaitre les trois années d’études qui conduisent à leur diplôme, tel que le prévoit la législation européenne.
Les promesses succèdent aux promesses et rien ne bouge. Les assistants sociaux, éducateurs de jeunes enfants et conseillers en économie sociale et familiale de la Fonction Publique attendent toujours la juste reconnaissance de leur formation au niveau II, et la revalorisation indiciaire correspondant à la nouvelle grille de la catégorie B.
Trop c’est trop ! Entre réponses floues et absences de réponse, force est de constater que le Gouvernement a fait le choix de laisser pourrir la situation, encouragé par les employeurs territoriaux qui font pression contre ces réformes auprès du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale.
La filière sociale, féminisée à 80 %, est une nouvelle fois pénalisée par ces retards, alors même que le gouvernement vient de signer un accord soi-disant historique « égalité hommes/femmes » dans la fonction publique !
Les professionnels ne croient plus aux beaux discours sur la qualité et l’importance du travail social et la promotion de ses divers métiers. Ils en ont marre d’être les laissés pour compte des gouvernements et du Ministère de la Fonction publique.
Face aux promesses non-tenues et au silence actuel du Gouvernement, la CFDT appelle tous les professionnels à se mobiliser le 13 juin, en participant au mouvement de grève national lancé par la CFDT avec d’autres organisations.
Pour faire aboutir :
– La reconnaissance au niveau II de leur parcours de formation obligatoire.
– La revalorisation indiciaire issue des négociations sur la réorganisation des carrières et des rémunérations (nouvel espace indiciaire). »


Un commentaire sur “Travailleurs sociaux de la Territoriale”
Ils sont publiés ce matin !
D’abord, nous pouvons considérer que c’est une victoire que nous remportons. Nul doute que les signaux que nous avons adressés depuis 2 semaines en lançant la « gueulante » et nos diverses interventions tant auprès du cabinet du 1er ministre, que de la fonction publique, la DGCL et au Conseil Sup ont eu raison de l’inertie (au mieux) de l’administration, concernant la publication de ces fameux décrets dont on nous annonçait la publication possible en juillet, voire retardée à la rentrée.
Avec cet heureux quoique tardif dénouement, le Secrétariat National a décidé d’annuler le préavis de grève de demain et bien entendu, la gueulante prévue pour l’accompagner quoique…
Quoiqu’il reste un détail qui a son importance : notre revendication d’obtenir une application rétroactive au 1er janvier par le biais d’un cavalier législatif dans la prochaine loi sur la fonction Publique