Cadres CFTC
Le bureau national en réunion à Montceau-les-Mines pour préparer la rentrée sociale
A l’invitation du secrétaire général Jean-Pierre Therry, le bureau national des cadres de la CFTC s’est réuni à Montceau-les-Mines ce samedi 3 septembre 2011.
Une réunion où les sujets de travail ne manquaient pas, entre plan de rigueur, croissance économique, emploi, pouvoir d’achat, la CFTC a réaffirmé son désir d’être à la pointe du combat.
Le grand sujet de la rentrée, c’est le plan Fillon qui vise à « ramener les dépenses de l’état à un niveau raisonnable et surtout à ramener de l’équité devant l’impôt. Tout en recherchant le retour à l’équilibre du budget de l’état ». Après avoir réaffirmé que l’économie est d’abord au service de l’Homme, la CFTC soutient que la finance doit impérativement être reprise en main par le politique : l’État doit mener une véritable politique économique et budgétaire pour relancer la croissance. Pour la CFTC, « le plan Fillon vise à équilibrer les budgets 2011-2012 » mais elle reste convaincue « qu’un plan basé sur l’équité et la justice sociale était possible. La priorité doit être donnée à l’emploi et à la croissance ! La croissance doit être relancée par le pouvoir d’achat et l’effort ne doit pas être porté par les classes moyennes et les familles, mais toucher davantage les plus hauts revenus ainsi que les plus grandes entreprises ». Dans un contexte où la pauvreté augmente (1 Français sur 7 vivant sous le seuil de pauvreté) et où le pouvoir d’achat diminue, la CFTC s’indigne des mesures annoncées sur la hausse de la taxe sur les complémentaires santé ou encore l’augmentation de l’assiette de la CSG et du forfait social.
La centrale syndicale avance des propositions, mûrement réfléchies au sein des diverses fédérations qui la composent. Il s’agit notamment de :
– Taxer les transactions financières spéculatives et mettre en place une fiscalité inversement proportionnelle à la durée de détention des titres.
– Instaurer un ISF sur les personnes morales : se traduisant par une taxe sur le capital immobilisé à des fins non productives (placements immobiliers, financiers…), obligeant les entreprises à réaliser des investissements créateurs de richesse et d’emploi. Pour la CFTC, l’entreprise a pour fonction principale d’entreprendre et de produire : une relance de la politique industrielle est indispensable.
– Supprimer la niche fiscale Copé, qui permettrait un gain considérable pour l’État et n’atteindrait pas les ménages.
– Réformer en profondeur la fiscalité afin de redonner du pouvoir d’achat aux salariés et aux familles.
Tout en souhaitant que les mesures Fillon ne pénalisent pas une croissance déjà bien atone, la CFTC salue toutefois la « volonté affichée du Gouvernement à ne point toucher aux mesures fiscales liées à l’emploi. Même si l’efficacité de certaines reste à démontrer ».


