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samedi 10 septembre 2011 à 13:12

Du jamais vu à Blanzy (Voir notre vidéo)

Pas de salaire mais pas non plus d'indemnité de chômage pour 7 salariés de MGM France




Pas de salaire mais pas non plus d’indemnité de chômage pour 7 salariés de MGM France )


« Du jamais vu ! » pour Claudine Contassot, chargée des droits, des libertés et actions judiciaires à l’Union départementale CGT de Sapône-et-Loire. La petite phrase est explicite de la situation, inextricable à ce jour, dans laquelle se retrouvent 7 anciens salariés de l’usine MGM France (plasturgie) de Blanzy. Explication !



Placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Limoges en mars 2011, cette usine de plasturgie (dépendant du groupe MGM Monde) qui a compté jusqu’à plus de 50 salariés du temps de sa « splendeur », a connu bien des déboires jusqu’à cette fameuse liquidation qui a signifié la perte de leur emploi à ses 22 derniers salariés.




MGM France (Blanzy – 71) : 7 « salariés » dans une… par montceaunews

 

Si pour 15 d’entre eux, tout s’est déroulé « normalement », il n’en n’est pas de même par contre pour 7 autres du fait de leur statut de « salarié protégé ». En effet, s’ils ont perçu, comme leurs camarades, leur salaire jusqu’au 22 juin dernier ; à cette date le liquidateur a cessé de les rémunérer mais sans les licencier… Mais qui doit et peut le faire ? C’est là la question à laquelle, jusqu’ici, personne n’a pu et su répondre. « Bilan des courses », n’étant pas licenciés, ils ne peuvent s’inscrire comme demandeurs d’emploi et ne peuvent donc, de ce fait, percevoir d’allocation de chômage. Et, « cerise sur le gâteau » (si l’on peut dire !), l’inspecteur du Travail doit, « personnel protégé » oblige, donner son accord ce qu’il a, selon Mme Contassot, refusé de faire.




Est-ce MGM France, GMD (repreneur d’une partie des activités de MGM), ou Tetra Pack qui peut procéder à ces licenciements ? C’est la question à laquelle devront répondre le Tribunal Administratif, devant lequel GMD a déposé un recours et le Conseil de Prud’hommes de Chalon-sur-Saône mais quand ? Déjà, guère avant le début de l’année prochaine, selon la CGT, pour ce qui est du Tribunal Administratif. Mais en attendant de quoi vont vivre ces sept salariés ? Les municipalités de Blanzy et Montceau-les-Mines ont déjà débloqué une aide d’urgence et, suite à une entrevue avec Alain Philibert,, vice-président du Conseil général, en mai dernier, le département va intervenir dans la limite de ses prérogatives en plaidant l’indulgence pour le retard de paiement de certaines factures (électricité, gaz etc.) mais cela ne suffira pas. Comment, en effet, vivre avec 1 300 € par mois, une maison à rembourser, deux enfants à charge… ?



C’est pour cela, qu’en attendant que la situation ne se débloque d’un point de vue juridique, une urne a été installée dans les locaux de l’Union Locale CGT, 43, rue Jean-Jaurès à Montceau-les-Mines, pour recueillir les dons de ceux qui veulent exprimer leur solidarité.







7 commentaires sur “Du jamais vu à Blanzy (Voir notre vidéo)”

  1. jerome71 dit :

    Bonjour,

    Cette situation est bien malheureuse !

    Par contre si j’avais un « conseil » à vous donner, il aurait fallu démissionner au mois de Juin ! En effet, il aurait été possible de plaider le cas devant la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi. Je pense qu’elle aurait accepté le versement des allocations chômage. Par exemple, c’est ce qui se passe en cas de départ volontaire d’une personne travaillant dans une usine. Lorsque cette personne rompt son CDI, elle ne touche pas ses allocations chômage pendant quelques mois. Puis suite à une décision de la DDTE, les allocations chômage sont rétablies. Je ne connais pas les modalités exactes de la prise de décision mais la procédure ressemble à ce que je décris.

    Donc peut être faudrait-il démissionner, toucher les droits au chômage et attendre une décision concernant les droits au salaire restant.

    Si cette information peut vous aider, tant mieux et bon courage.

    Jérôme

  2. voisinette dit :

    Honteux.
    Y’a pas d’autres mots.

  3. kriss dit :

    ne peut on pas instaurer un fond de soutien?

  4. el rico dit :

    C’est le problème des salariés protégés. Syndicalisés, la loi les protège pour qu’il soit inlicenciable quoi qu’ils fassent. Au final, la loi se retourne contre eux, car finalement si elle dit qu’il ne faut pas les licencier, elle ne dit pas qu’il faut les payer s’ils ne travaillent pas. Le veulent t’ils seulement ?

  5. sillabruno dit :

    En 2009 le groupe ERGOM France a été racheté par le groupe MGM Monde. Ce groupe, composé de plusieurs filiales dont MGM France, employait 650 personnes réparties sur 9 sites (7 en France, 1 en Roumanie et 1 au Maroc). Avec une répartition du CA (48 millions d’euros) par secteur sur le groupe   (Automobile : 58,25% Alimentaire : 12,5% Electricité : 10,5% Electroménager : 10% Divers : 6,25% Sports & loisirs : 2,5%), MGM Monde s’était engagé à donner du travail à l’unité de Blanzy. Pourquoi la situation financière de MGM France n’a pas été analysée dans le cadre du groupe MGM Monde ? Toute la lumière n’a pas été faite ! Il est intéressant de reprendre à ce sujet un extrait du compte rendu de la réunion du Comité Central d’Entreprise d’ERGOM FRANCE du 10.12.08 sur les raisons du projet de cession d’ERGOM FRANCE à MGM. « Le plan de retour à l’équilibre financier arrêté par la société ERGOM FRANCE a été établi au mois de septembre 2008 sur la base d’un périmètre commercial constant. Or, depuis cette date, la société ERGOM FRANCE a constaté une dégradation de ses perspectives commerciales compte tenu de la crise économique très prononcée dans le secteur de l’automobile. Aussi, le plan de retour à l’équilibre n’est plus en l’état suffisant pour assurer la pérennité de la société ERGOM FRANCE. Dans ce cadre, le nouvel actionnaire de la société ERGOM FRANCE doit permettre d’atteindre l’équilibre financier par un transfert d’affaires de la société MGM à la société ERGOM FRANCE mais également d’asseoir une réelle position concurrentielle vis-à-vis des autres acteurs de la plasturgie en France. En effet, la société MGM est en mesure de réaliser les investissements industriels nécessaires au développement de la société ERGOM FRANCE. La cession des titres de la société ERGOM FRANCE est également souhaitée par le Groupe ERGOM (Italie), qui entend concentrer ses efforts de trésorerie, de développement et de restructuration sur ses sites de production en Italie. Autrement dit, à défaut de cession de ses titres, la société ERGOM FRANCE serait conduite à envisager l’ouverture d’une procédure de redressement ou même de liquidation judiciaire. »… Alors pourquoi ne pas s’adresser à la société mère MGM Monde pour lui rappeler ses engagements et peut-être trouver une solution pour les salariés de MGM Blanzy?
    SillaBruno, le 11.9.11

  6. padqua dit :

    Encore un patron sans scrupule qui a profité de la soit disante crise pour licencier et qui laisse ces ouvriers dans la m…. !

  7. scania dit :

    Mais qu’est ce qu’ils ont tous à la CGT à s’habiller en ADIDAS qui ne fabrique rien en FRANCE et fait travailler des enfants