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jeudi 20 octobre 2011 à 02:22

Après le drame de Béziers

"Résister aux politiques destructrices..." dit Sud Education Bourgogne



« Récemment une collègue s’est suicidée en s’immolant sur son lieu de travail à Béziers.


Nous avons trouvé les propos du ministre sur la fragilité psychologique de cette enseignante inacceptables, car, outre leur caractère inhumain (ils tendent à rendre l’enseignante responsable de sa souffrance), ils visent à réduire la souffrance au travail à une succession de drames individuels.


Or ce drame survenu à Béziers s’inscrit malheureusement dans une problématique collective, celle de la souffrance au travail liée à la dégradation des  conditions de travail et à l’isolement des salarié-e-s dans l’éducation nationale, et plus généralement dans les services publics.


Les exemples de tels drames se sont effectivement multipliés dans les services publics qui ont été récemment privatisés et/ou désorganisés par les politiques libérales (France Télécom, la Poste, Pôle emploi, ONF…).


En effet les politiques libérales, en plus de démanteler les services publics et de dégrader les conditions de travail, mettent en place un management qui casse le collectif et fait que les salarié-e-s se trouvent de plus en plus isolé-e-s devant les difficultés.


Face à cela, il n’y a qu’une solution : résister aux politiques destructrices mises en place et revenir vers la solidarité au travail, recréer du collectif pour aider nos collègues et nous aider le jour ou nous serons en difficulté« .






3 commentaires sur “Après le drame de Béziers”

  1. petitarcher dit :

    dans le service public existent des cellules psychologiques des délégués des syndicats.
    Dans le privé rien ou presque de tout ça.Nous devons faire avec. Et les conditions ne sont pas meilleures voire pires car pas de sécurité de l’emploi, et que savez vous de plus que le ministre en question pour pour tenir de tels propos…

  2. Robindesbois dit :

    Chers Ami(e)s,
    Le public n’est pas l’opposé du privé comme certains s’obstinent à vous le faire croire…Il serait souhaitable que tous les travailleur aient les mêmes droits. Les enseignants n’ont pas de médecine du travail ce n’est pour cela qu’ils sont favorables à sa suppression pour ceux qui en profitent.
    Pour la sécurité de l’emploi ce n’est pas, visiblement, le gage d’une vie épanouie. L’étude du nombre de candidat aux concours montre un désintérêt pour l’enseignement.
    Qui serait assez fou pour faire ce métier?

  3. alaska dit :

    c’est vrai la médecine du travail pour tous cela éviterait des arrêts non justifié dans la fonction publique oui ils ont droit a un certains nombre de jours dans l’année sans que cela soient justifiés maintenant dans le privé nous n’avons pas les mêmes jours de congés et pour nous aussi le travail est dur mais pas que moralement mais aussi physiquement : intempérie, charge lourde etc….et pourtant on aurait aussi bien besoin d’avoir une vie épanouie n’est ce pas …….