« Quand le Conseil général de Saône-et-Loire modernise les services à la personne… »
Le "bémol" du syndicat CGT de Domisol
« Si les salariés de l’association DOMISOL comprennent les intérêts de la direction à imposer au personnel de l’aide à domicile un système de pointage aux domiciles des personnes âgées et handicapées via une flotte de plus de 500 téléphones portables, ces mêmes salariés dénoncent la provenance des fonds publics qui vont servir à engraisser les opérateurs privés de téléphonie mobile.
En effet, dans notre département, le Conseil Général de Saône et Loire a mis en place il y a quelques années le chèque Emploi service universel préfinancé pour répondre à la recommandation n° 14 de l’I.G.A.S.
Le CESU préfinancé à pour but d’assurer le contrôle d’effectivité, puisque toute heure travaillée fait l’objet d’une remise de chèque CESU par le bénéficiaire à la structure qui effectue la prestation à domicile.
Le coût réel de l’investissement et du fonctionnement, se trouve compensé grâce aux contrôles qui permettent au conseil général de disposer d’informations incontestables pour le paiement des heures effectuées.
Ce système est financé conjointement par le conseil général mais aussi par la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie.
Le système de contrôle est donc financé par la fameuse journée dite « de solidarité », versé par une partie des contribuables…
Le conseil Général de Saône et Loire alors qu’il a été contraint de créer un impôt supplémentaire dit « 5ème risque » pour faire face à ses obligations en direction des personnes âgées et handicapées, veut à présent mettre en place dans les associations d’aide à la personne un deuxième moyen de contrôle avec la télégestion ?
Le coût moyen pour une association comme DOMISOL serait de 140 000€.
Un nombre important de salariés sont contre cette nouvelle organisation qui va compliquer leur intervention auprès des usagers, les mettre un peu plus en situation de suspicion vis-à-vis des familles puisque les feuilles d’émargement seront supprimées et que les moyens de contrôles écrits destinés aux familles vont disparaitre.
Alors que les salariés font de plus en plus d’interventions de 30 minutes, il faudra pointer à l’arrivée et au départ de chaque foyer, soit une moyenne d’une dizaine de pointage par jour, au détriment du travail à accomplir.
Est-il du ressort du conseil général de Saône et Loire de financer pour la deuxième fois un système de contrôle qui ne lui apportera rien de plus que le premier, c’est-à-dire quantifier les heures de prestations et ne payer que le temps réellement effectué ?
Dans sa recommandation n°14 la D.G.A.S précise que les conseils généraux devront choisir le moyen de contrôle des prestations versées au titre de l’aide personnalisé d’autonomie (APA), en privilégiant la solution la moins coûteuse pour les départements en fonctions des choix déjà fait et des financements déjà engagés.
Sachant que le système de télégestion mis en place ne dispose pas de géo localisation et donc qu’il ne garantit en rien que l’intervention aura lieu là où elle devrait et qu’il s’agit uniquement comme pour le CESU préfinancé de contrôler l’effectivité de la prestation, a-t-on vraiment les moyens de financer deux systèmes de contrôle ou doit-on laisser à la charge de l’employeur le coût engendré par sa seule volonté de vouloir réorganiser ses services pour optimiser la production et surveiller ses salariés ?
En quoi la mise en place de la télégestion va-t-elle améliorer ou permettre une meilleure qualité de la prise en charge des personnes âgées et handicapées ? Ne serait-il pas plus utile d’utiliser cet argent public pour poursuivre les efforts de formation du personnel et de permettre aux salariés de valoriser leurs savoirs faire au travers de la validation des acquis et de l’expérience.
Certaines salariées qui passent une VAE d’auxiliaire de vie à titre individuel, ne sont même pas reclassées dans la nouvelle grille de salaire faute de moyens budgétaires et sont maintenues dans leur ancien poste de travail.
Donner les moyens de se former, de financer l’augmentation des salaires du personnel qualifié et de contribuer aux frais de l’amélioration de l’habitat des personnes âgées et handicapées pour leur permettre de rester à domicile, voilà les missions qui devraient retenir l’attention du Conseil Général.
Les salariés de DOMISOL refusent de faire les frais de la politique économique du secteur des services à la personne« .
LE SYNDICAT CGT DOMISOL.


4 commentaires sur “« Quand le Conseil général de Saône-et-Loire modernise les services à la personne… »”
non au monopole de Domisol.
d’autre organisme existe :SOLIDARITÉ SERVICE par exemple!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
LE CONSEIL GENERAL devrait au lieu de moderniser, garder l’argent de tous ces téléphones pour partager cette argent entre les personnes âgée mais aussi pour le personnel qui a beaucoup de mérite et de courage de s’occuper des personnes âgées, d’augmenter les salariées pour leur courage est leur mérite. Certes que les opérateurs de téléphone n’est pas gratuit ?????ça c’est n’importe quoi.
cordialement
quand on a instauré l’impôt du 5ème risque , on a crée une commission de contrôle , que fait cette commission pour accepter de telle ineptie , c’est l’argent public dépensé inutilement , je rejoins le syndicat de Domisol , il serait peut être préférable d’améliorer la qualité des services avec un personnel compétent et formé, nous sommes en période de restrictions ,les saône-et-loiriens ne seraient peut être pas d’accord de cette dépense
Moi je vois dans ce système plus de sécurité en premier lieu pour l employé ( e ) qui est seule très souvent avec tous les détraqués qu’il y a sur terre . Ce système permettra une alerte plus rapide en cas de perte de contact.