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samedi 1 août 2020 à 06:26

Retraités CGT multiPro du Bassin Montcellien (Social)

"Les Agriculteurs. Essentiels et mal récompensés"





Communiqué :

 

 

A la suite du recul de la consommation en volume, les prix des animaux de boucherie et du lait sont souvent en baisse au départ de la ferme. Ceux qui
nous nourrissent en pâtissent. Malgré les stocks de pâtes, de viandes congelées et de conserves, la France n’a pas connu de pénurie alimentaire.

Dans des filières comme le blé, les fruits et légumes, les produits laitiers, les viandes et les vins, nos paysans disposent d’un savoir faire qui permet de répondre à la demande.

Quand une production recule en volume, cela est généralement imputable à des prix trop bas, comme pour les fruits et légumes importés ou la volaille de premier prix produite en Pologne ou au Brésil.

La grande distribution a choisi de mettre en exergue l’origine France dans ses magasins de mars à mai, afin d’améliorer son image auprès des consommateurs. Les enseignes ont multiplié des promotions et les ont faites connaître par la distribution de dépliants. Mais, au moment de la sortie progressive du confinement en juin, il apparaissait que les achats de nourriture des ménages n’avaient pas compensé, en volume et en valeur, ce qui a été perdu dans la restauration hors domicile.

Comme les prix agricoles continuent d’être fixés selon la loi de l’offre et de la demande, l’offre est devenue durablement supérieure à la demande. Du coup, les prix au départ de la ferme risquent d’être orientés durablement à la baisse. Et en même temps, les associations caritatives manquent de denrées alimentaires pour répondre à une demande en hausse.

La chute des prix du lait provient du fait que les laiteries le font baisser de manière arbitraire en faisant valoir qu’elles ont transformé une partie croissante de la collecte en beurre et en poudre maigre, suite à la perte des débouchés en fromages et yaourts.

L’effritement des cours perdure pour la viande bovine. Le prix du kilo de carcasse de porc était tombé à 1,34 € le 14 mai, contre 1,80 € de septembre à décembre 2019, quand la demande chinoise tirait les prix mondiaux vers le haut.

La mondialisation des marchés agricoles étant toujours spéculative, ceux-ci sont orientés à la baisse dès que l’offre dépasse la demande solvable de quelques points. En revanche, si la sécheresse devait perdurer jusqu’à compromettre les rendements céréaliers, ils repartiraient à la hausse pour le blé.

Pour mettre les spéculateurs hors d’état de nuire, il faudrait constituer des stocks de sécurité en blé et ensemencer chaque année des superficies en conséquence. La Chine et l’Inde pratiquent ainsi pour le riz. Voilà sans doute une des leçons à tirer de la pandémie du coronavirus. Plus que jamais, nous avons besoin de souveraineté alimentaire dans un pays de grande diversité agricole comme la France

 

 



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Un commentaire sur “Retraités CGT multiPro du Bassin Montcellien (Social)”

  1. Josall71 dit :

    Vive l’union de la terre et du fer !?…Ne pas se fier à ce qui pourrait apparaitre comme cohérent dans chacun des discours journaliers de la CGT. Un coup, comme avant hier, très écologique, et pour une économie raisonnée et aujourd’hui pour sauver le monde agricole il faut produire toujours autant ; voir plus ? Et pas souvent de propositions pour réorienter nos modes de vie, de consommation et donc de productions ! Facile de contester “la loi des marchés” et les spéculateurs qui sont “forcément” derrière ! Mais qui reprend la direction ? Mystère car l’échec des planifications et de l’essor économique par la consommation ont montré leurs limites depuis longtemps.
    C’est une choses d’abreuver le “peuple” de fragments de certitudes…mais bien plus dur d’être toujours cohérent et efficace.