Centrale thermique Lucy (Montceau-les-Mines) – Voir notre vidéo
Rencontre, ce jeudi matin, avec le président du comité européen du groupe E.ON
Pour faire remonter les informations de la « base »
Ce jeudi matin, tous les sites du groupe E.ON étaient en grève dans l’attente du résultat de la rencontre de l’intersyndicale, à Montceau, avec M. Schomburg, président du comité européen de l’énergéticien allemand.
Avenir de la centrale Lucy (Montceau-les-Mines)… par montceaunews
Une rencontre importante donc, même si M. Schomburg n’a pas de pouvoir de décision, car elle a permis aux organisations syndicales (CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) de faire « passer » leur message à la direction.
Un seul regret du côté intersyndicale : aucun représentant d’E.ON France n’était présent, contrairement à ce qui avait été annoncé (et espéré) par les syndicats.
Des représentants des personnels des centrales de Gardanne, Emile Huchet, Hornaing et Saint-Avold qui ont profité de cet entrevue pour faire passer leur message et surtout interroger le groupe : « pourquoi avoir racheté ENDESA pour fermer, quelques années après les sites ? », « Pourquoi ne pas valider le projet de passage au cycle gaz prévu, par exemple, pour la centrale Lucy ? », « Pourquoi abandonner le charbon alors que cette source d’énergie redevient rentable ? » …
Bref, toutes des questions qui se justifient, aux yeux des représentants du personne, par le fait que, d’ores et déjà, est annoncé un risque de pénurie d’électricité dès 2016.
Questions qui, par rapport au charbon, se pose aussi après l’éventuelle offre de reprise d’un certain nombre de centrales thermiques par une PME basée à Paris et Hong Kong, du nom de Sparkling Capital…
« Nous nous sentons trahis » ont exposé les délégués syndicaux. Impression renforcée par la déclaration du député-maire : Didier Mathus, qui a avoué ne pas comprendre la stratégie du groupe : « j’avais signé le permis de construire de la future centrale Lucy 4, tout était OK… »
Compte tenu du fait que leur interlocuteur de ce matin n’était pas vraiment un des « décideurs », l’intersyndicale a proposé de court-circuiter la direction française et de rencontrer directement les « »vais » patrons allemands, pour reprendre le dialogue.
Une réunion à laquelle participaient également : MM. Richard Taiclet, premier adjoint de Saint-Vallier, Georges Simon, adjoint à Maontceau, Michel Tramoy, conseiller municipal (opposition) de Montceau etc.











