Grève dans le groupe E.ON France
Les précisions de la direction après la visite de M. Schomburg, président du Comité Européen Groupe des Organisations syndicales d’E.ON
Mouvement de grève de ce jeudi dans le groupe E.ON : la direction confirme la grève (de 24h) du 26 au 27 avril, précisant que cette grève n’a pas d’impact sur la fourniture de ses clients.
Et la direction de poursuivre, dans un communiqué :
« Par ailleurs, il n’y a pas d’impact significatif non plus sur la production du fait que la journée d’aujourd’hui ne présente pas de demande d’énergie très élevée-(61 000MW contre 108 000 cet hiver).
– D’autre part, il convient de préciser que la visite de Monsieur Schomburg de ce jour sur le site de la centrale de Lucy, Chairman European workers Council (Président du Comité Européen Groupe des Organisations syndicales d’E.ON), est liée à une réunion avec l’intersyndicale CGT-CFE CGC- FO et CFTC de Snet et qu’il n’a jamais été envisagé que la Direction générale d’E.ON France soit présente –
Nous tenons à rappeler le contexte suivant et les décisions prises à l’issue du CCE du 3 avril :
En juin 2011, E.ON a annoncé que des contraintes économiques et réglementaires remettaient en cause, à partir de 2013, la viabilité économique de cinq des sept unités de production d’électricité à partir du charbon que sa filiale SNET exploite en France. Depuis cette date, le Groupe a engagé une démarche d’explication et de recherche de solution en interne.
Fin novembre 2011, un accord d’entreprise a été signé avec les organisations syndicales stipulant que des groupes de travail seraient mis sur pied pour approfondir la situation économique site par site et pour prendre en considération des éventuelles solutions alternatives à la fermeture des unités de production d’électricité à partir du charbon visées par le plan de restructuration présenté par E.ON aux instances représentatives en septembre 2011.
La réunion programmée le 3 avril au siège d’E.ON France à Paris devait conclure ces groupes de travail avec la remise d’un rapport par les experts mandatés par le comité central d’entreprise. En fin de matinée après deux heures de réunion, les manifestants présents devant l’entrée du siège ont envahi le CCE et privé les membres de la direction présents de leur liberté de mouvement en exigeant que l’activité industrielle et les emplois soient pérennisés sur l’ensemble des sites.
La direction d’E.ON en France, qui a toujours privilégié le dialogue et continuera à le faire pour faire émerger les meilleures solutions, a alors accepté de retirer le document présentée en CCE le 15 septembre dernier et de présenter dans la deuxième quinzaine de juin aux instances représentatives un nouveau document établi au regard des dernières évolutions techniques et économiques, de la synthèse des experts et de l’éventuel avancement de propositions de rachat.
Du fait de ses potentielles conséquences en matière d’emploi, le processus en cours n’est pas un processus simple. La prise en compte de la complexité du marché de l’électricité, des multiples enjeux économiques, réglementaires, technologiques, environnementaux ou encore territoriaux nécessite un travail important qui ne peut être réalisé qu’avec l’ensemble des parties prenantes.
E.ON en France, s’il est prêt à étudier toutes les solutions alternatives, rappelle néanmoins que la situation économique des tranches charbon concernées reste critique à partir de 2013 et que des solutions doivent être trouvées pour les 3 tranches placées en régime dérogatoire par rapport à la directive européenne sur les grandes installations de combustion (GIC), situées à Hornaing 59, à Montceau les Mines 71 et à Saint Avold 57, et pour les 2 tranches à lit fluidisé circulant (LFC), situées à Gardanne 13 et à Saint Avold 57. »



Un commentaire sur “Grève dans le groupe E.ON France”
Des mensonges, encore des mensonges !!!
Selon mes informations, ce Monsieur Schomburg s’est dit atristé que la Direction de la SNET l’ai laissé faire seul le déplacement alors qu’il était prévu d’être accompagné.
La directive GIC (complétée par la directive IED -ce qui est très important à préciser-) autorise ces centrales à tourner jusqu’à fin 2015, et moyennant 75M€ d’investissements (par centrale), l’emploi pourrait être conservé sur tous ce sites jusqu’en 2020 !!!
Les experts économiques qui ont étudié les comptes de la SNET annoncent 30M€ de gains supplémentaires prévus pour 2013…
Une chose vrai, cette grêve n’a pas eu d’impact sur la production, car ils spéculent tellement bien sur l’énergie tout au long de l’année, que les sites étaient programmés à 0MW, que le l’énergie nucléaire a été rachetée à bas prix, et que le prix fort a été facturé aux clients…chers Français, avec des groupe comme celui là, ce ne sont pas un surcoût de 30% à l’horizon 2015 que vous devrez payer… mais 50% !!!