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vendredi 3 mai 2024 à 07:24

Montceau : Union locale CGT

"Casse de l’assurance chômage, l’insécurité généralisée ! 2/2"



Communiqué :

« Ce gouvernement est incapable de créer des emplois parce qu’il les détruit en masse dans les services publics, n’anticipe pas la transition écologique et essaye de pourvoir des emplois souvent très courts et très dégradés.

Il n’y a pas de créations d’emploi, pas de « plein emploi » mais un trop plein d’emplois précaires qui forcent à accepter n’importe quoi pour survivre.

Sous la menace du chômage, des milliers de travailleuses et travailleurs ne peuvent revendiquer ni de CDI, ni de salaires reconnaissant leur qualification et encore moins des augmentations de salaires. C’est aussi bien le cas dans le privé, par exemple pour des centaines de milliers d’intérimaires, que dans le public : dans les universités publiques, le nombre de vacataires dépasse celui des titulaires !

Il s’agit de copier la structuration de l’emploi de l’Allemagne, du Royaume-Uni, où les taux de pauvreté qui ont explosé, aussi bien chez les jeunes que chez les travailleurs âgés.

Après avoir révélé un déficit public plus important que prévu, le Premier ministre prône une nouvelle baisse des droits au chômage.

En 2023, ce Gouvernement expliquait qu’il fallait baisser les droits parce que le taux de chômage baissait mais certaines personnes restaient durablement éloignées de l’emploi.

En 2024, ce Gouvernement explique qu’il faut baisser les droits parce que le taux de chômage augmente.

Qui est perdant ? Toujours les mêmes. Les plus impactés seraient les « seniors » qu’on met sur la touche et qui vont subir la triple peine du chômage, de la baisse d’indemnisation et du recul de l’âge de la retraite.

Des mensonges en série – Gabriel Attal annonce notamment :

✦ indemnisation réduite de 12 mois ➡ vise les salarié·es plus âgés ayant perdu un CDI ;
✦ durcissement du seuil d’accès ➡ vise les jeunes confrontés à l’enchainement de contrats courts.

Le passage par le chômage, c’est une possibilité, voire une certitude très concrète pour des millions d’entre nous : jeunes à la sortie des études courtes ou longues, licencié·es économiques, au moment où les défaillances d’entreprises repartent à la hausse, où les délocalisations se poursuivent.

Chantage au chômage et précarité : deux faces de la même pièce – On culpabilise les personnes sans emploi comme s’ils préféraient ne pas travailler et manquaient d’incitation à le faire. La réalité est toute autre.

✓ Le chômage et la précarité, c’est Yoann qui enchaîne les petits boulots comme livreur à vélo ou en intérim dans les entrepôts des plateformes de vente par internet ;
✓ La galère, c’est Julie qui mettra neuf ans à obtenir son premier CDI à la fin de son master ;
✓ Le stress, c’est pour Véronique informaticienne, qui met plus d’un an à retrouver du travail à 53 ans, et doit accepter une baisse de salaire ;
✓ La réalité, c’est Alain, licencié à 58 ans après presque 32 ans de boîte, qui n’a pas fait la jonction entre ses droits au chômage et la retraite après plus de 400 recherches. »

 

 



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