La SAINTÉLYON (Portrait) : Anthony Da Pont « Finishers » des 72 Kms de course nocturne – Hommage au Téléthon
Dépassement de soi, résistance au froid et à la difficulté, Anthony et ses copains de la JSMO se sont lancés un défi taille XXL. Et ils l’ont réalisé…
La 63ème édition associée au TÉLÉTHON 2016
Pour cette année, la « Saintélyon », monument de la course à pied en France, partait comme d’habitude du Parc des Expositions à Saint Étienne, avec pour arriver à la Halle Tony Garnier à Lyon.
Antho s’est inscrit pour plusieurs raisons. D’abord par défis. Vis-à-vis non seulement de lui-même en repoussant ses limites mais aussi, des autres dans le cadre d’un pari entre amis lors d’une soirée arrosée. En effet, deux coéquipiers de club, Kévin Michaud spécialiste de la discipline dans le trio et Cyril Chanut, étaient également de la partie.
L’émotion est palpable quand il me confie « cette course mythique me tenait à cœur. En plus, en plein téléthon, c’était une motivation supplémentaire pour moi. Je suis confronté dans ma vie à ces difficultés, j’ai un petit frère qui est obligé de se déplacer en fauteuil roulant. C’est en pensant à lui que j’ai pu finir cette course. » Réussir à terminer cette épreuve relève de l’exploit surtout pour un non-initié à ce genre d’efforts.
« Le froid, la fatigue, la nuit, le gel, la boue, t’imagines… »
Quand Anthony, surnommé Daps par ses amis, raconte ce qu’il a vécu au moment de franchir la ligne d’arrivée, là encore, on en a des frissons dans le dos. « J’avais tellement envie de me dépasser. Les 1800m de dénivelés positifs, le froid, la boue, le gel, la fatigue … Quand tu vois le panneau LYON 1 KM, c’est une émotion incroyable. J’avais envie de pleurer ! »
Il terminera son parcours en 12 heures et 14 minutes. Mention spéciale à Kévin Michaud qui boucle la course en moins de 7h30, ce qui est stratosphérique quand on sait que le vainqueur de l’édition 2016 Manu Meyssat termine en 5 heures, 17 minutes et 27 secondes. Pour Cyril Chanut, ce sera un peu plus de 11 heures, là encore une grosse performance. Chez les filles, Juliette Benedicto l’emporte en 6 heures, 35 minutes et 36 secondes. Où quand la douleur n’est plus, incroyable.
Comme quoi, quand on veut, on peut déplacer des montagnes. Un court entraînement d’un mois qui faisait suite à une course d’une dizaine de kilomètres. Rien à voir avec l’exigence d’un tel rendez-vous. Mais il l’a fait. Encore une fois, Anthony a su repousser ses limites. On peut lui souhaiter un bon repos et le féliciter encore une fois pour cette performance dantesque.
Mustapha Sofi






