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mercredi 1 août 2018 à 05:20

Portrait ( Montceau)

Le montcellien Julien Clar crée du mobilier en s’inspirant des Solides de Platon



 

 
 

 

 

Il est Montcellien, né il y a 34 ans à Saint-Vallier, et il a suivi toute sa scolarité dans cette commune. Julien Clar, comme il l’explique, n’a jamais été attiré par un métier en particulier, ni par les études, mais il avait néanmoins décidé d’obtenir le baccalauréat. Histoire de…

 

 

 

« Mais plus je m’approchais de cette échéance, moins je comprenais ce que je faisais assis dans ce lycée, à assister à des cours qui n’avaient aucun sens pour moi… » se souvient-il.

 

 

Le sens ! Celui qui guide le jeune homme dans tout ce qu’il entreprend et choisit encore aujourd’hui ! Il aime que les choses aient un sens, caché ou non, ce qui donne de la force à ses créations.

 

 

« A la manière des anciens, des bâtisseurs et des architectes, j’utilise beaucoup le nombre d’or, qui serait une expression d’harmonie et d’esthétique dans les arts… » explique le jeune homme. Un nombre d’or que l’on retrouve d’ailleurs dans le design de son logo, de sa carte de visite et de toutes ses créations.

 

 

Julien a en effet créé son entreprise « L’âge de rouille ». A visiter absolument sur https://www.facebook.com/lagederouille/

 

 

 

Du travail dans les vignes…

 

 

En 2001, il arrête les études, sans le précieux sésame en poche. Et le voilà qui se retrouve à travailler dans les vignes. Intéressant, dira-t-il, mais pas assez créatif à son goût.

 

 

 

A l’imprimerie

 

 

En parallèle, en 2008, Julien, qui est aussi musicien, et qui appartenait au groupe « Rest in Pain » enregistre avec celui-ci une « démo » pour laquelle il avait été obligé de se former à l’infographie. Et ce, afin de créer la pochette de cette démo.

 

 

Et c’est ainsi qu’il a pu exercer dans une imprimerie, dans la vallée du Rhône. Il y travaille sur les faire-part, cartes de visite, flyers et autres logos.

 

 

 

Découverte du métal et de la soudure

 

 

Un peu par hasard, le montcellien découvre le métal et la soudure. Et ce fût la révélation ! « J’avais trouvé là un moyen d’exprimer ma créativité et de donner vie à mes idées, même les plus farfelues. Un peu comme si je venais d’hériter d’un superpouvoir… » se réjouit Julien. Qui quitte immédiatement son travail pour se consacrer à sa passion.

 

 

 

La chaudronnerie…d’art en toile de fond

 

 

En 2012, Julien Clar intègre une formation en chaudronnerie à Chalon. « Non pas avec pour objectif de devenir chaudronnier dans l’industrie, mais juste pour acquérir les connaissances fondamentales » précise-t-il.

 

 

Après avoir obtenu le CAP en 2013, il effectue deux mois de stage chez Alexandre Sotty, chaudronnier d’art à Perrecy-les-Forges. « Avec lui, j’ai vraiment tout appris sur la manière de travailler le métal. Il m’a enseigné ses techniques et dévoilé…ses secrets. Un vrai Maître pour moi… » dira l’élève reconnaissant.

 

 

Liberté chérie

 

 

Alors, si nous résumons : Julien est chaudronnier, mais il travaille le métal et bien d’autres matières ! Qu’à cela ne tienne, il ne veut surtout pas « rentrer dans les cases ». Il aime sa liberté, car il en a besoin pour créer.

 

 

Quand quelque chose le surprend, l’intéresse ou le passionne, il se donne tous les moyens pour essayer de faire. Avec une soif d’apprendre, de connaitre et faire ce qui lui plait. Cela a d’ailleurs été le cas pour le travail du cuir et du bois. « J’ai découvert, essayé et parfois réussi, parfois non » sourit Julien.

 

 

Les erreurs font avancer

 

 

Le temps n’a plus cours pour l’artiste quand il est en pleine création. Seul l’objectif compte : alors oui ! il y passe du temps parce qu’il faut faire des essais et des erreurs surtout ! Car, dit-il, les erreurs ne sont en rien une fatalité, mais au contraire une bonne raison de faire autrement. Ajoutant : « Les erreurs finissent parfois par devenir de grandes réussites ! Parce qu’inattendu, le résultat peut être très surprenant ».

 

 

 Julien Clar sait être ouvert et garder ses erreurs pour apprendre d’elles. Pour fabriquer, aucune limite n’est fixée, tout peut être utilisé. Même les matières diverses et variées, détournées ou recyclées.

 

 

Ses créations sont destinées, dit-il, « à ceux qui les aiment ». Pas de clients-cibles en particulier, il fabrique ce qu’il aime et les éventuels clients passent ensuite commande.

 

 

Des créations éclectiques

 

 

Mais que fabrique le montcellien ? Des arbres à bijoux et des roses en métal, des coiffeuses en bois et métal de toute beauté, des supports de télévision sur mesure et originaux etc. Tout est prétexte à création, car il n’aime pas la monotonie.

 

 

En effet, Julien mélange les styles et les matières, les métiers et les manières de faire. Toutes ses connaissances lui servent dans sa passion : l’infographie pour fabriquer des modèles ou patrons avant de travailler une matière, par exemple. La gravure sur cuir (appelée carving) lui a permis de fabriquer bracelets, protections de téléphones etc. Quant à la gravure sur métal, il en a fait des choses extraordinaires.

 

 

 

Un pickguard 100% métal et 100% fait main

 

 

 

Pour comprendre les nouvelles créations du jeune homme, quelques explications sont nécessaires. Le pickguard est une plaque, généralement en plastique, utilisée pour protéger la caisse des guitares des diverses rayures dues au médiator, et également des rayures d’ongles pour les guitaristes rythmiques.

Le pickguard se place sur la caisse de la guitare, en dessous des cordes, parfois jusqu’au bord bas de la caisse. Il se rayera donc à la place de la caisse. Il est parfois fait de bois, de métal, ou de matériaux rares ou exotiques.

 

 

Et les pickguards de Julien sont en métal, ce qui est rare ! « Qu’ils soient rouillés, peints, gravés ou tout à la fois, chaque pièce est personnalisée et unique ».

Mais le clou de cette création, c’est ce pickguard à effet spécial ! Avec des détails visibles uniquement en négatif (avec l’aide d’une application téléphone ou d’un logiciel de photo ou encore avec une simple lumière dirigée sur le pickguard) tel le visage de Jimi Hendrix qui apparait alors de façon extraordinaire…

 

 

Il a présenté ces petites merveilles lors du déroulement du Festival Art Zik, qui a eu lieu le 30 juin dernier à la Briqueterie de Ciry. Et également au festival Coup 2 Grizou le 9 juin à la Trèche.

 

 

A noter que Julien Clar expose à cette même Briqueterie, jusqu’à la fin du mois.

 

 

L’artiste rappelle toutefois que « L’âge de Rouille » n’est pas spécialisé dans la fabrication de pickguard. « Mon domaine de prédilection étant le travail du métal en général. Je créé et fabrique également du mobilier, de la décoration et autres objets divers ».

 

 

 

Un Bad Chop qui a fait sensation

 

 

 

Et dans les objets divers, il a même créé, avec un ami, un « Bad Chop », il y a quelques années. Pour le moins original, le prototype avait fait sensation et les commandes avaient afflué. Malheureusement, pour des questions administratives et pratiques (pas facile de commercialiser quand on est un simple particulier…), les deux copains n’ont pu réaliser celles-ci. Quel dommage !

 

 

Pour mémoire : https://montceau-news.com/saone_et_loire/94225-insolites-ingenieux-et-artisanaux.html

 

 

 

Et maintenant, du mobilier sur le thème des Solides de Platon…

 

 

A ce jour, Julien s’active à la fabrication de mobilier sur le thème des « Solides de Platon ».

 

 

Explication de Wikipédia : Pour Platon, le monde s’appuie sur cinq éléments essentiels : le Feu, l’Air, l’Eau, la Terre et l’Univers. Il associe à chacun d’eux un polyèdre régulier inscriptible dans une sphère.

 

 

Toutes ses faces sont des polygones réguliers isométriques : tous les côtés sont de même longueur et tous les angles sont de même mesure.

 

 

Il en existe cinq et cinq seulement possédant de telles propriétés : le tétraèdre, l’octaèdre, l’icosaèdre, le cube et le dodécaèdre. Selon Platon, la perfection de ces polyèdres symbolise par excellence les cinq éléments. On les appelle aujourd’hui « Les solides de Platon ».

 

 

En l’espèce, Julien Clar est en train de créer un dodécaèdre, qui n’est pas complétement terminé (il manque l’assise en bois) qui deviendra un siège lumineux à poser autour d’une table basse, par exemple.

 

 

Et des bonnes idées, l’homme n’en manque pas. Et n’hésitez pas, chers lecteurs, à faire appel à lui pour vos décorations, mobiliers et tous autres objets…Le travail est soigné et on n’est jamais déçus.

 

 

 

Pour tout contact : lagederouille@gmail.com

Facebook : https://www.facebook.com/lagederouille/

 

 

 

 

 

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